» PLEVRE lymphome d'épanchement

lymphome d’épanchement


Lymphome primitif des séreuses : rare, grandes cellules HHV8 (+) avec épanchement pleural sans masse tumorale, les patients HIV + ont 80% de coinfection monoclonale avec EBV, ceux HIV - sont habituellement EBV -.
Localisation : pleurale, dans 30à 40% association à des ganglions ou tumeurs solides, Grandes cellules immunoblastiques.
Immunohistochimie  : CD45 +, CD20/79a et PAX5 neg, PRDM1/BLIMP1 et IRF4/MUM1 +, CD30 +, CD138 +, EMA +
DLBCL associé au pyothorax : histoire clinique d’infection ou de pyothorax > 10 ans, associé à l’EBV, H<F ratio 10:1, âge moyen 65 ans
Grandes cellules blastiques avec débris et signe d’apoptose
Immunohistochimie  : CD20+, CD19+, CD79a +, IRF4/MUM1+, CD30 généralement +, CD15 -, LMP1+, EBNA1 et EBNA2 +
Survie à 5 ans 20 à 35%

Lymphome des cavités ou lymphome d'épanchement ( voir médiastin)

Les localisations pleurales des lymphomes sont plus fréquentes au cours de l'évolution que lors du diagnostic initial. Elles sont généralement associées à d'autres localisations de la maladie. Cette atteinte pleurale consiste en dépôts tumoraux sous pleuraux et/ou épanchement pleural. Cet épanchement à des mécanismes variés : défaut de drainage lymphatique dû à des ganglions hilaires ou médiastinaux, obstruction du canal thoracique, infiltration pleurale secondaire à une atteinte costale ou pulmonaire sous pleurale adjacente. La radiographie thoracique peut montrer un épanchement pleural souvent d'abondance modérée et/ou des dépôts sous pleuraux sous forme de nodules, d'épaississements en plaques ou de coulés sous pleurales. Cette atteinte pleurale solide est mieux analysée par la TDM elle est importante à reconnaïtre car elle peut changer le staging en particulier dans la maladie de Hodgkin. L'IRM identifie plus de localisations pleurales que la TDM. Ceci est important chez les patients irradiés dont les champs d'irradiation peuvent être modifiés par les résultats de l'IRM.
Infiltrats lymphoïdes : si infiltrat lymphoïde en bande et hyperplasie mésothéliale avec des cellules mésothéliales au sein du tissu fibreux sous­mésothélial, diagnostic différentiel entre hyperplasie lymphoïde + hyperplasie mésothéliale réactionnelle vs lymphome malin.
- l' hyperplasie lymphoïde associée à une hyperplasie mésothéliale réactionnelle sera évoquée chez un patient porteur d'une pleurésie exsudative dans un contexte de connectivite (50% des PCE présentent un épanchement pleural exsudatif asymptomatique et les corrélations avec la clinique et les examens sérologiques sont indispensables) L'expression de CD20, bcl-2, CD3 permet le diagnostic de lymphome. La CK recherhce une hyperplasie mésothéliale réactionnelle (atypique en raison des épanchements multiples et récidivants) devant l'absence d'infiltration du tissu adipeux. A contrario, la présence de cellules exprimant la cytokératine dans le tissu cellulo-adipeux associé à cet infiltrat lymphoïde pourrait signer un mésothéliome malin épithélioïde débutant ayant entraïné une forte réaction inflammatoire Iymphoplasmocytaire, ou un mésothéliome Iymphohistiocytoïde
( voir médiastin)



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