» THYMUS HODGKIN

HODGKIN


Le Hodgkin thymique (92) : Elle correspond aux anciennes dénominations de thymome granulomateux ou pseudo-hodgkinien.
Macroscopie : la tumeur réalise une masse lobulée parfois énucléable ailleurs envahissant déjà les structures voisines avec de temps en temps des nodules satellites. A la coupe, le néoplasme est fait de nodules gris rosés, luisants, cernés par d’épaisses bandes fibreuses. Pseudokystes et foyers de nécrose ne sont pas rares.
Histologie : il s’agit dans la grande majorité d’une forme scléronodulaire. La lésion est en effet constituée de plages d’aspect granulomateux siégeant dans un tissu fibreux. Ces plages comportent des éléments plus ou moins dystrophiques avec parfois présence de cellules géantes et monstrueuses. On observe également des lymphocytes, des plasmocytes et des polynucléaires neutrophiles ou éosinophiles. L’ensemble peut être intriqué à des cellules épithéliales d’aspect proliférant et à des corpuscules de Hassal provenant du thymus préexistant pouvant imiter un thymome à cellules fusiformes. Dans la plupart des cas, la découverte de cellules de Reed Sternberg lacunaires permet d’affirmer le diagnostic, cependant, même en leur absence on doit considérer la lésion comme de nature hodgkinienne et la traiter comme telle. En effet, l’étude de ces formes granulomateuses pures a démontré dans plus de 50% des cas, une dissémination de type hodgkinien typique au niveau des territoires ganglionnaires voisins. Possibilité de remaniements kystiques. Images histologiques de Hodgkin sclérosant

(92) Keller AR, Castleman B. Hodgkin’s disease of the thymus gland. Cancer 1974 ; 33(6):1615-1623.
Imagerie
Imagerie : Au cliché de thorax : une pathologie médiastinale massive est définie par le ratio diamètre maximum transverse de la masse/ diamètre interne transverse thoracique > 0.33, au niveau T5-T6. Examen limité dans l’évaluation de l’atteinte des tissus mous, 67-74 % présentent un cliché anormal (atteinte bilatérale asymétrique dans 90% des cas). Atteinte surtout des N paratrachéaux, rarement en médiastinal postérieur ou paracardiaque. Atteinte de groupe ganglionnaire isolé dans 15% des cas, calcifications rares, invasion directe des poumons (nodules mal- ou bien-limités, uni- ou bilatéraux ou aspect de consolidation) dans 15-40% des cas quasi toujours associé avec des N hilaires. Possibilité d’épanchement pleural ou d’atteinte osseuse surtout mixte lytique et sclérosante, rarement lytique, sclérosant dans 10-15%.
Le scanner est plus sensible et est la modalité de choix. Le scanner thoraco-abdominal à la recherche d’adénopathies, hépatomégalie ou splénomégalie, nodule/infiltrat pulmonaire, épanchement pleural, masse médiastinale. Montre mieux les N paracardiaques, supradiaphragmatiques et mammaires internes.
La RMN peut être utilisée dans les cas compliqués en particulier si atteinte pariétale thoracique, péricardique, pleurale ou du plexus brachial. En T1, masses homogènes similaires aux muscles. En T2, signal intense, la spécificité est similaire à celle d’une scintigraphie au Gallium.
Elle détecte mieux une atteinte médullaire
La scintigraphie au gallium apporte des éléments supplémentaires au scanner, sensibilité et spécificté de 85-97% et 90-100%, respectivement.
PET scan : sensibilité et spécificité de 98% et 90%, respectivement, valeur prédictive positive et négative de 92 et 97%, respectivement.
http://www.emedicine.com/med/topic1...


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.