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Hétérotopie


Hétérotopie AJSP #2000 ;24:837 : : présence, en situation aberrante, d’îlots de tissu salivaire avec acini et/ou canaux excréteurs ; mais sans véritables glandes salivaires (contrairement aux situations précédentes). Les hétérotopies de glandes salivaires sont divisées grossièrement en formes intra-ganglionnaires et formes extraganglionnaires. La forme intra-ganglionnaire est la plus fréquente, pratiquement, tous les ganglions localisés dans ou près de la glande parotide et chez les petits enfants, contiennent du tissu salivaire qui se retrouve dans la portion médullaire du ganglion, constitué essentiellement de canaux intercalaires et intra-lobulaires, parfois d’acini essentiellement de type séreux et de petits canaux de type immature. Parfois confondus avec une métastase d’adénocarcinome bien différencié. Ils pourraient être le point de départ des cystadénolymphomes parotidiens, kystes Iympho-épithéliaux, hyperplasie lymphoïde kystique des parotides observée chez les sujets VIH+, et de carcinomes primitivement ganglionnaires.

L’hétérotopie extraganglionnaire peut se retrouver dans toute la région du cou, soit en localisation haute, près de la mandibule de l’oreille, de la médiane palatine, du muscle mylohyoïde, la glande pituitaire, conduit auditif externe, oreille moyenne, trajet intrapétreux du nerf facial et angle pontocérébelleux, explicables sur la base de la migration embryonnaire des glandes salivaires, les hétérotopies basses (dans la partie basse du cou et la glande thyroïde), étant en rapport avec les arcs branchiaux, en association avec des kystes et sinus, la localisation la plus fréquente étant le bord médian du muscle sterno-cléido-mastoïdien droit près de l’articulation sterno-claviculaire. Ce tissu salivaire hétérotopique peut subir exactement les mêmes remaniements et transformations néoplasiques qu’une glande salivaire orthotopique.

Hétérotopies mandibulaires  : exceptionnellement parotidiennes (branche montante), souvent de type sous maxillaire, situées sous la gouttière du nerf dentaire en avant de l’angle, et plus rarement de type sublingual, en région prémolaire-canine au-dessus du canal dentaire ou dans la symphyse. En règle asymptomatiques, elles sont découvertes lors d’une radiographie pour un autre motif. Lacune de quelques mm à 2 cm prise clinique­ment pour un kyste ou un améloblastome. Cette lacune est bien limitée et volontiers cernée par un liseré d’ostéocondensation. Elles peuvent être le point de départ d’une tumeur épithéliale bénigne ou maligne ; dont un carcinome, muco-épidermoïde ou adénoïde kystique, intramandibulaire.

Possibilité de glandes sébacées Archives 2004 ;128:245 mêlées aux acini salivaires, dans 10-40% des parotides normales, souvent en péricanalaire

http://www.pathologyoutlines.com/topic/salivaryglandsheterotopia.html

Histopathologie bucco-dentaire et maxillo-faciale

Le Charpentier Y, Auriol Michelle. Masson

 



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