» MEDIASTIN Tumeurs à cellules germinales

Tumeurs à cellules germinales


Tumeurs à cellules germinales (1 ;5 ;30 ;81-93).
L’incidence est relativement élevée, proche de celle des thymomes (16% des tumeurs médiastinales de l’adulte et 19-25% de l’enfant, environ 7% des tératomes), le médiastin est le site extragonadique le plus fréquent après le sacrum/coccyx. Le tératome mature est la forme la plus fréquente, se voit à tout âge, mais prédomine chez l’adolescent ; la quasi totalité des lésions de la femme sont des tératomes, les autres tumeurs germinales ne se développant quasi-exclusivement que chez l’homme (77 ;81 ;87 ;93). Chez l’enfant les tumeurs germinales représentent 4% de toutes les tumeurs germinales après les localisations sacrococcygienne et du SNC, avant 8 ans on n’observe que des tératomes et tumeurs du sinus endodermique.
Le thymus et sa loge peuvent être le siège de tumeurs à cellules germinales bénignes ou malignes. Il s’agit :
-pour les tumeurs bénignes : de tératomes matures et en particulier du kyste dermoïde
-pour les tumeurs malignes : de séminomes, de tératomes immatures et mixtes, de choriocarcinomes, de carcinomes embryonnaires et tumeurs vitellines
Hormis le tératome bénin et le séminome qui sont en général assez bien limités, fréquemment asymptomatiques ou présentant une symptomatologie compressive et irritative (toux, dyspnée et douleurs, syndrome veine cave supérieure), ces tumeurs sont en général mal limitées, infiltrantes et se manifestent par des signes bruyants d'envahissement ainsi que par des signes généraux (fatigue, amaigrissement). Chez les petits enfants possibilité d’insuffisance respiratoire du fait de la taille énorme de la lésion, des réactions inflammatoires peuvent aboutir à des kystes ou de la fièvre, possibilité de puberté précoce dans les tumeurs germinales mixtes et non séminomateuses
Etiologie  : A noter l’incidence nettement augmentée d’un facteur 30 à 50 dans les syndromes de Klinefelter (Caryotype 47,XXY ou mosaïque et : hypogonadisme hypergonadotrophique, petits testicules, stérilité, réduction de pilosité, gynécomastie, grande taille, incidence accrue de maladies auto-immunes, troubles du comportement, diabète, maladie veineuse, précocité sexuelle, ostéoporose, risque accru de cancer du sein, du testicule, leucémies, lymphomes), qui sont fréquemment associés à un choriocarcinome (surviennent à un âge moyen de 18 ans) (31), ce qui ne se voit pas avec les formes mosaïques de Klinefelter. Dans des cas associés à un tératome, possibilité de mettre en évidence le caryotype 47,XXY dans la lésion, une analyse cytogénétique peut donc être proposée pour les tumeurs germinales dans ce contexte (94).
Il existe aussi une association nette tumeurs germinale médiastinale non séminomateuses (surtout Yolk-sac ou tumeurs germinales mixtes) avec pathologie maligne hématologique (LMA M4-5, lymphome anaplasique, histiocytose maligne, syndrome myélodysplasique, myéloprolifératif ou hémophagocytaire) (82 ;85 ;91 ;92). Cette incidence accrue (de 2 à 6%) n’est pas liée aux traitements (31) et se voit chez des hommes de 9 à 48 ans dont 10 à 20% ont un syndrome de Klinefelter (NB : des LMA et MDS secondaires se voient après étoposide, mais après un délai plus long 25 à 60 mois versus 6 mois pour les formes liés aux tumeurs germinales), des foyers de lymphoblastes se voient dans des tumeurs médiastinales germinales, et présence de i12p dans les cellules néoplasiques germinales et hématologiques. Quelques cas de thrombopénie idiopathique sont associées avec des tumeurs germinales médiastinales non-séminomateuses (nombre normal de mégacaryocytes dans la moelle sans destruction immune plaquettaire et inefficacité de la prednisone et splénectomie).
Du fait du risque de pathologie germinale, il faut demander en cas de masse médiastinale de façon systématique une HCG et un AFP.
Leur aspect microscopique est identique à celui qu’elles prennent dans les gonades.
 
Les tumeurs les plus fréquentes sont les tératomes matures (30 ;95) dont la forme la plus habituelle est le kyste dermoïde (7 à 12 % des tumeurs médiastinales et 50 à 70 % des tumeurs germinales et 27% de tous les tératomes de l’organisme). Se voit à tout âge de 7 mois à 65 ans (moyenne 28 ans, H/F = 1) (31).
Clinique : si présence de symptômes, dyspnée et douleurs sous sternales, une toux productive de cheveux ou sébum est pathognomonique mais exceptionnelle suite à une rupture tumorale dans l’arbre trachéobronchique (trichoptysie). Possibilité de pneumonie lipoïdique, d’épanchement pleural, de compression spinale, voire de dysphagie ou de syndrome de Horner. Rare syndrome veine cave supérieure ou endocrine. Le plus souvent les patients sont asymptomatiques (31). Association possible à un syndrome de Klinefelter, rarement à une leucémie aiguë (LMA).
Imagerie  : le cliché thoracique montre une masse multikystique médiastinale antérieure bien limitée qui refoule les poumons, parfois, présence de dents, de calcifications (25% des cas). Images : #0, #1, #2, #3, #4, #5, #6
Macroscopie : c’est une masse unique, sphérique, bosselée, dont la taille moyenne oscille entre 10 et 12 cm. Dépourvue de capsule, elle est circonscrite par une couche plus ou moins condensée de tissu médiastinal dont le clivage est souvent difficile. A la coupe, la forme la plus fréquente est le tératome kystique uni ou pluriloculaire dont les cavités contiennent un matériel pilo-sébacé, mucoïde ou laiteux. Il existe également des tératomes solides, plus rares, dont les kystes sont de petite taille et en nombre restreint. La lésion est au contact du cœur et des gros vaisseaux avec tendance à s’étendre plus dans l’hémithorax gauche que droit.
Histologie : tous les tissus adultes sont représentés, imbriqués dans le plus grand désordre. C’est ainsi que l’on peut voir de l’épithélium malpighien accompagné ou non d’annexes pilo-sébacées, du tissu nerveux, de structures bronchiques ou digestives ou encore glandulaires et notamment pancréatiques. Images histologiques : #0, #1, #2
Diagnostic différentiel : chez l’enfant surtout les tumeurs neurogènes, les kystes entérogènes et bronchogéniques (au voisinage de la carène et des grosses bronches avec obstruction bronchique, emphysème, atélectasie), les kystes thymiques sont encore plus rares.
Traitement : exérèse qui peut parfois être difficile du fait de la taille et de l’atteinte de structures (péricarde, poumons, grands vaisseaux, thymus, paroi thoracique, structures hilaires, diaphragme, dans l’ordre décroissant) (31).
 
Les tumeurs germinales malignes (5 ;30 ;31 ;83 ;84 ;86 ;96 ;97).
Beaucoup plus rares (3 à 10% des tumeurs médiastinales et 1 à 5% des tumeurs germinales, mais localisation extragonadique la plus fréquente), elles correspondent à des séminomes, des tératomes immatures, des carcinomes embryonnaires, des choriocarcinomes et des formes tumorales complexes. Considérés d’abord comme des métastases isolées d’un primitif gonadique inapparent, en fait la majorité est d’origine primitive extragonadique, en l’absence de tout primitif microscopique ou de cicatrice dans les gonades à l’autopsie (31) et vu la rareté de tumeurs testiculaires avec métastases médiastinales isolées (< 1%) et la rareté des récidives gonadiques chez les sujets traités pour un primitif médiastinal (31). Adulte jeune (surtout entre 20 et 35 ans, moyenne de 33 ans si séminome et de 28 ans si non séminomateux), forte prédominance masculine.
Clinique : Hormis le séminome en général assez bien limité, fréquemment asymptomatique ou présentant une symptomatologie compressive et irritative (toux, dyspnée et douleurs), ces tumeurs sont en général mal limitées, infiltrantes et se manifestent par des signes bruyants d'envahissement ainsi que par des signes généraux (fatigue, amaigrissement).
Macroscopie : mis à part le séminome habituellement bien limité, d’aspect homogène à la coupe et de couleur jaune-brun, les autres tumeurs se présentent souvent comme des masses mal limitées et invasives, parfois encéphaloïdes aux tranches de section bigarrées. Elles comportent en effet de nombreux remaniements nécrotico-hémorragiques et des formations pseudokystiques à contenu hématique ou citrin.
Histologie : Dans l’ordre décroissant, séminome pur dans 52% des cas, tératocarcinome (20%), yolk-sac (17%), choriocarcinome (3.4%), carcinome embryonnaire (2.6%), et tumeurs mixtes non séminomateuses (5.2%) (31). Macroscopie ; Radiologie
 
Le séminome (30 ;81 ;83 ;84 ;88 ;93 ;97) : au diagnostic, seuls 30 à 40% sont localisés, les autres sont métastatiques (poumons, plèvre, suivi du squelette et du rétropéritoine) (31). Seconde tumeur en fréquence après le tératome (30), pathologie quasi exclusivement masculine, de 13 à 79 ans
Clinique : souvent asymptomatique, sinon compression ou invasion des structures adjacentes, rares symptômes généraux (douleurs, amaigrissement, fièvre, fatigue, dyspnée), ou adénopathies ou syndrome veine cave >.
Biologie : (voir séminome dans testicule)
Imagerie : cliché de thorax, scanner et RMN.
Nécessité d’un prélèvement en général biopsie à l’aiguille, parfois transbronchique ou guidée par scanner, parfois chirurgicale avec mini-thoracotomie
Imagerie  : masse homogène non calcifiée ressemblant à un lymphome.
Bilan biologique : similaire aux formes testiculaires HCG élevé dans 10% des séminomes médiastinaux. AFP normal, LDH sérique élevé dans la majorité des cas (31).
Macroscopie : le séminome est une grande tumeur molle, bien limitée, homogène avec possibilité de remaniements nécrotico-hémorragiques.
Histologie  : a été longtemps confondu avec un thymome d’aspect clair et du fait de la présence de lymphocytes dans un stroma vasculaire, il se compose de nappes de grandes cellules de 12 à 25µ, polygonales ou arrondies au cytoplasme éosinophile finement granuleux ou clair, riche en glycogène avec volumineux noyau central nucléolé. L’activité mitotique est élevée, les atypies nucléaires sont nettes Ces nappes, travées et alvéoles sont limitées par un stroma lâche, fibrovasculaire infiltré de lymphoplasmocytes et de cellules géantes syncitiales, cette réaction granulomateuse peut prédominer, parfois nombreux centres germinatifs. Sa découverte doit bien entendu, faire éliminer une métastase médiastinale d’un séminome testiculaire. Contrairement au carcinome embryonnaire, les noyaux se répartissent de façon régulière. Des restes thymiques peuvent persister, se kystiser ou s’hyperplasier pouvant évoquer à tort un diagnostic de thymome.
Immunohistochimie : CK + focal et faible-, PLAP + (80-90%), vimentine + (70%), CD117+ membranaire ou paranucléaire, ACE -, EMA -, AFP -.
Génétique  : comme dans les formes gonadiques présence dans 70% d’un i(12p)
Le diagnostic différentiel se pose avec un carcinome lymphoépithélial. Dans celui-ci, l’EMA est positif, la phosphatase alcaline placentaire est négative.
Le pronostic est similaire aux formes rétropéritonéales (98).
Traitement (31) (voir traitement dans séminomes testicule) : comme pour la forme gonadique, exérèse suivie de RTE pour les formes débutantes, 80% des cas sont avancés avec souvent des métastases à distance (une chirurgie incomplète n’est pas utile car elle retarde le traitement efficace), la radiothérapie médiastinale délivre de 35 à 50 Gy dans un champ médiastinal incluant les aires supraclaviculaires, on y associe comme pour les formes gonadiques une chimiothérapie à base de platine (bléomycine, étoposide, et cisplatine), la tendance étant de commencer par la chimiothérapie. On retrouve dans cette localisation les mêmes problèmes d’interprétation de masses résiduelles après chimiothérapie des formes gonadiques (remaniements post thérapeutiques avec nécrose +/- fibrose versus néoplasie résiduelle), le PET scan peut être utilisé dans cette optique (voir testicule). Si masse résiduelle < 3 cm suivi simple sans biopsie ou chirurgie, car risque néoplasique faible, suivi armé (scanner) ou biopsie sinon pour décider du traitement adapté.
Les complications post radiques sont : nausées, vomissements, malaise, mauvaise cicatrisation, eczéma, ulcérations, œsophagite, pneumopathie radique rarement symptomatique. Les complications du cisplatine sont : néphrotoxicité, ototoxicité, neurotoxicité, anaphylaxie, phénomène de Raynaud, l’ifosfamide est responsable de myélosuppression, néphrotoxicité, hépatotoxicité, cystite hémorragique, alopécie, confusion, l’étoposide de myélosuppression, bronchospasme, hypotension, iléus, la bléomycine produit de la fièvre et une fibrose pulmonaire. Complications chirurgicales : suite à la sternotomie douleurs, atélectasie, lésion du nerf phrénique et/ou structures vasculaires, hémorragie, difficultés de sevrage du respirateur artificiel (trachéobronchomalacie suite à compression prolongée)
Pronostic : guérison fréquente avec OS à 5 ans de 90% (31).
 
le tératome immature ou mixte  (30 ;97) : se voit surtout chez l’enfant de moins de 1 an, structures immatures peu ou moyennement différenciées dérivées des trois feuillets. On peut aussi rencontrer des structures tubulaires et glandulaires primitives prenant par endroit un aspect papillaire, du tissu mésenchymateux immature avec foyers cartilagineux, des nappes syncitiales sans cytotrophoblaste (voir ovaire). Il faut rechercher un composant de type Yolk sac surtout si composant immature importante ou survenue chez un adolescent ou adulte. Le pronostic dépend de l’âge, avant 1 an, il est bon sans événement carcinologique, l’association avec une tumeur germinale (1/3 des tératome immatures) s’accompagne de 25 % de récidives.
NB : le médiastin est la localisation la plus fréquente de tératomes matures ou immatures cancérisés avec une composante sarcomateuse (99).
le carcinome embryonnaire  (30 ;97) : pathologie masculine (H/F > 10, moyenne 27 ans), 12% des tumeurs germinales du médiastin et 1/3 à 2/3 des tumeurs non séminomateuses. NB un nombre important des formes du jeune enfant sont vraisemblablement des formes solides de Yolk-sac. Le plus souvent il est associé à un tératome ou une autre tumeur germinale réalisant un tératocarcinome ou tumeur germinale mixte.
Macroscopie : de grande taille avec invasion fréquente des structures adjacentes, remaniements nécrotiques ou hémorragiques fréquents.
Histologie : Dans sa forme pure, il est constitué de cellules indifférenciées et polymorphes se disposant en nappes ou en tubules. Les cellules présentent un cytoplasme clair et vacuolaire, un noyau irrégulier au nucléole proéminent avec chevauchement et à la chromatine finement granuleuse.
Immunohistochimie : CD30 + membranaire et cytoplasmique (80-100%), CK +, EMA -, vimentine -, ACE -, AFP – sauf cellules isolées
Génétique  : comme dans les formes gonadiques présence dans 70% d’un i(12p)
 
le choriocarcinome(30 ;89 ;97) : forme très rare, < 5% des tumeurs germinales médiastinales, se voit de 17 à 63 ans, quasi exclusivement masculin.
Clinique : liée à la masse tumorale médiastinale, parfois gynécomastie par sécrétion d’HCG, extension métastatique quasi constante.
Histologie : il est constitué des éléments suivants : de travées de cellules géantes plurinucléées plasmodiales, de cellules de type Langhans groupées en amas, de regroupements de ces deux structures ébauchant des villosités, de lacunes vasculaires dépourvues de parois réalisant parfois de vastes lacs hémorragiques (voir testicule). Images histologiques : #0, cytologie
 
Tumeur du sinus endodermique (30 ;90 ;97) : plus fréquente dans le médiastin que dans les gonades, c’est une tumeur fréquente du petit enfant (seule tumeur germinale maligne à cet âge, versus 10% en post pubertaire) et se caractérise par la prédominance féminine à l’opposé de toutes les autres tumeurs germinales, les ¾ sont présents avant l’âge de 3 ans.
Macroscopie : solide ou mou, aspect +/- gélatineux. Pour la description histologique(voir testicule), cas clinique
Génétique  : gains de 1q, 3 et 20q et pertes de 1p (80% des cas), 4q, 6q (IGFR2)
 
Les tumeurs germinales mixtes (30 ;97) : aussi fréquent que les séminomes (13 à 25%), pathologie quasi exclusivement masculine, sauf avant 4 ans (il s’agit alors de Yolk-sac + tératome).
Clinique  : rarement asymptomatique, sinon signes locaux liés à la taille du primitif (toux, douleur, dyspnée voire syndrome veine cave supérieure) rarement symptômes hormonaux (gynécomastie, puberté précoce), parfois métastases d’emblée.
Macroscopie : tumeurs mal limitées, infiltrantes, hétérogènes, avec zones solides, kystiques et remaniements.
Histologie  : chez l’adulte on note surtout tératome immature et carcinome embryonnaire , alors que chez les enfants c’est le Yolk-sac qui prédomine. Après chimiothérapie, même après normalisation des marqueurs, on retrouve dans la moitié des cas de la tumeur germinale non tératomateuse, sinon du tératome avec nécrose, inflammation et fibrose.
Génétique  : après 8 ans on retrouve surtout i(12p) et chez le petit enfant les anomalies du Yolk-sac.
Pronostic : survie longue de 50% chez l’adulte, > 80% chez le petit enfant.
Facteurs pronostiques : si normalisation des marqueurs et disparition de la masse (10% des cas) on a 80% de survie longue et 20% de récidives précoces
si normalisation des marqueurs et persistance d’une masse résiduelle (80% des cas), nécessité d’exérèse complémentaire, si pas possible survie longue < 10% chez l’adulte et < 50% chez l’enfant. En l’absence de cellules tumorales viables, DFS de 90%, qui est de 60% si tératome viable, de 30% si tumeur germinale résiduelle et < 10% si cancérisation somatique
 
Tumeurs germinales cancérisées (30 ;100) : une cancérisation sous forme de carcinome, sarcome, lymphome ou leucémie s’observe surtout dans des tumeurs germinales mixtes, des tératomes, Yolk sac et séminomes. Evènement rare < 2% des tumeurs germinales, mais 25 à 30% surviennent dans le médiastin, exceptionnel chez le petit enfant, quasi exclusivement masculin, surtout entre 20 et 40 ans.
Clinique  : plus fréquemment symptomatique ou métastatiques d’emblée, atteinte fréquente des structures adjacentes, les métastases peuvent être le fait d’une ou plusieurs des composantes
Histologie  : la composante somatique peut être mêlée ou former des nodules à part de la composante germinale. Les cancérisations les plus fréquentes sont : rhabdomyosarcome embryonnaire, angiosarcome, léiomyosarcome et neuroblastome (qui peut être considéré comme un tératome immature), mais tout peut se voir (chondrosarcome, ostéosarcome, HMF, MPNST, glioblastome, liposarcome, les carcinomes, plus rares, sont : adénocarcinome, carcinome adénosquameux ou malpighien.
Pronostic : mauvais car non réponse à la chimiothérapie et métastases
Série de 12 cas d’angiosarcomes sur tumeur germinale médiastinale Hum Pathol. 2010 Jun ;41(6):832-7 :homes, âge moyen de 34 ans (24-49 ans), sans primitif testiculaire, taille moyenne de 13 cm (5.5-16 cm). Tumeurs kystiques avec hémorragie, mucine, zones charnues solides.
Histologie : composante germinale, surtout de tératome (10/12), sinon composantes de séminome (25%), yolk sac (25%), carcinome embryonnaire (1/6), choriocarcinome (1/12). L’angiosarcome n’était présent que sur les métastases dans 25% et représentait en moyenne 30% de la tumeur médiastinale (5-95%), autre composante cancérisée dont rhabdomyosarcome (25%), LMS (1/12), carcinome peu différencié (1/12).
Pronostic mauvais avec 80% de métastases, 70% de mortalité à 33 mois
 
Traitement des formes non séminomateuses, il est similaire à celui des formes gonadiques avec chimiothérapie à base de platine (bléomycine, étoposide, et cisplatine), le pronostic est cependant moins bon que celui des formes gonadiques à stade égal, on recourt également au traitement de sauvetage VIP (étoposide ou vinblastine, ifosfamide, et cisplatine) en cas d’évolution non satisfaisante, mais là aussi les résultats sont nettement plus mauvais que dans les formes gonadiques avec peu de survivants à long terme. Les masses résiduelles doivent être excisées en l’absence de régression sur des examens successifs (dans 75 % des cas tératome ou nécrose, mais le tératome peut évoluer pour son propre compte et dégénérer).
 
(1)Shimosato Y, Mukai K. Tumors of the mediastinum. Third series ed. Washington : Armed Forces institute of pathology, 1997.
(5) Rosai J. Ackerman's surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.
(30) Travis WD, Brambilla E, Muller-Hermelink HK, Harris CC. Pathology and genetics of Tumours of the lung, pleura, thymus and heart. Lyon : IARC Press, 2004.
(31) Holland JF, Frei EI, Bast RC, Jr., Kufe DW, Pollock RE, Weichselbaum RR et al. Cancer medicine. 5th ed. Williams and Wilkins, 2000.
(77) Mezni F, Mrabet N, Ammar A, Hamzaoui A, Ghrairi H. Cystic mature teratoma of the thymus. Ann Pathol 2002 ; 22(6):495-496.
(81) Cox JD. Primary malignant germinal tumors of the mediastinum. A study of 24 cases. Cancer 1975 ; 36(3):1162-1168.
(82) deMent SH. Association between mediastinal germ cell tumors and hematologic malignancies : an update. Hum Pathol 1990 ; 21(7):699-703.
(83) Hurt RD, Bruckman JE, Farrow GM, Bernatz PE, Hahn RG, Earle JD. Primary anterior mediastinal seminoma. Cancer 1982 ; 49(8):1658-1663.
(84) Knapp RH, Hurt RD, Payne WS, Farrow GM, Lewis BD, Hahn RG et al. Malignant germ cell tumors of the mediastinum. J Thorac Cardiovasc Surg 1985 ; 89(1):82-89.
(85) Ladanyi M, Roy I, Landanyi M. Mediastinal germ cell tumors and histiocytosis. Hum Pathol 1988 ; 19(5):586-590.
(86) Lemarie E, Lavandier M, Renjard L, Allard P, Negra JP, Toumieux B. [Primary malignant dysembryoma of the mediastinum]. Rev Mal Respir 1989 ; 6(2):95-108.
(87) Martini N, Golbey RB, Hajdu SI, Whitmore WF, Beattie EJ, Jr. Primary mediastinal germ cell tumors. Cancer 1974 ; 33(3):763-769.
(88) Moran CA, Suster S. Mediastinal seminomas with prominent cystic changes. A clinicopathologic study of 10 cases. Am J Surg Pathol 1995 ; 19(9):1047-1053.
(89) Moran CA, Suster S. Primary mediastinal choriocarcinomas : a clinicopathologic and immunohistochemical study of eight cases. Am J Surg Pathol 1997 ; 21(9):1007-1012.
(90) Moran CA, Suster S. Yolk sac tumors of the mediastinum with prominent spindle cell features : a clinicopathologic study of three cases. Am J Surg Pathol 1997 ; 21(10):1173-1177.
(91) Nichols CR, Roth BJ, Heerema N, Griep J, Tricot G. Hematologic neoplasia associated with primary mediastinal germ-cell tumors. N Engl J Med 1990 ; 322(20):1425-1429.
(92) Orazi A, Neiman RS, Ulbright TM, Heerema NA, John K, Nichols CR. Hematopoietic precursor cells within the yolk sac tumor component are the source of secondary hematopoietic malignancies in patients with mediastinal germ cell tumors. Cancer 1993 ; 71(12):3873-3881.
(93) Schantz A, Sewall W, Castleman B. Mediastinal germinoma. A study of 21 cases with an excellent prognosis. Cancer 1972 ; 30(5):1189-1194.
(94) Aguirre D, Nieto K, Lazos M, Pena YR, Palma I, Kofman-Alfaro S et al. Extragonadal germ cell tumors are often associated with Klinefelter syndrome. Hum Pathol 2006 ; 37(4):477-480.
(95) Gonzalez-Crussi F. extragonadal teratomas. Second series ed. Washington DC : Armed forces institute of pathology, 1982.
(96) Sham JS, Fu KH, Chiu CS, Lau WH, Choi PH, Khin MA et al. Experience with the management of primary endodermal sinus tumor of the mediastinum. Cancer 1989 ; 64(3):756-761.
(97) Wright CD, Kesler KA, Nichols CR, Mahomed Y, Einhorn LH, Miller ME et al. Primary mediastinal nonseminomatous germ cell tumors. Results of a multimodality approach. J Thorac Cardiovasc Surg 1990 ; 99(2):210-217.
(98) Bokemeyer C, Droz JP, Horwich A, Gerl A, Fossa SD, Beyer J et al. Extragonadal seminoma : an international multicenter analysis of prognostic factors and long term treatment outcome. Cancer 2001 ; 91(7):1394-1401.
(99) Malagon HD, Valdez AM, Moran CA, Suster S. Germ cell tumors with sarcomatous components : a clinicopathologic and immunohistochemical study of 46 cases. Am J Surg Pathol 2007 ; 31(9):1356-1362.
(100) Morinaga S, Nomori H, Kobayashi R, Atsumi Y. Well-differentiated adenocarcinoma arising from mature cystic teratoma of the mediastinum (teratoma with malignant transformation). Report of a surgical case. Am J Clin Pathol 1994 ; 101(4):531-534.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.