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Kyste bronchogénique


Les Kystes bronchogéniques : Ce sont les plus fréquents des kystes du médiastin (environ 10 % des tumeurs du médiastin, 70 % d’entre eux dans le médiastin moyen, 20 % dans le médiastin postérieur et 10 % ailleurs, dont le médiastin antérieur). Ils peuvent se manifester à tout âge. Développés au contact de l’arbre respiratoire mais sans communication avec lui, il peut s’agir : de kystes latérotrachéaux (plus souvent à droite qu’à gauche), de kystes interbronchiques sous coronaires, de kystes hilaires ou pédiculaires et ectopiques dans le médiastin postérieur ou antérieur, les poumons, la paroi oesophagienne, la région sous-diaphragmatique Là paroi tapissée par une muqueuse de type respiratoire cylindrocubique ciliée avec présence de fibres musculaires et d’ïlots cartilagineux sous-muqueux. Ils surviennent le long de l’arbre trachéobronchique (postérieur à la carène). Souvent unique parfois multiple. Comme la malformation congénitale kystique adénomatoïde, l’emphysème lobaire congénital, la séquestration pulmonaire c’est une masse kystique.
Tumeurs bénignes peu évolutives, elles peuvent rester silencieuses et latentes de nombreuses années. Ils résultent d’une erreur de développement du bourgeon de l’intestin primitif antérieur. Ceci explique parfois leur duplicité, leur association à une séquestration pulmonaire, leur siège dans la paroi oesophagienne (comme les duplications ou les kystes entériques).
Le diagnostic est possible en anténatal, confirmé par scanner ou RMN.
En radiologie classique : masse sphérique bien limitée, de taille variable souvent du médiastin moyen, parfois niveau hydro-aérique, voire pseudotumoral si infecté
Les kystes bronchogéniques sont fréquents mais piégeants. Ils ont souvent une hyperdensité spontanée élevée due à des cristaux d’hydroxyapatite : c’est leur densité constante après injection de produit de contraste qui permet le diagnostic. Ils peuvent contenir un niveau liquide - boue calcique, dense, parfois visible sur les clichés standards. En imagerie par résonance magnétique, ils n’ont habituellement pas le signal de l’eau sur les séquences en pondération T1, mais plutôt un hypersignal plus ou moins intense, avec parfois un niveau liquide - liquide dû à leur richesse protéique.
NB cas décrit de

Clinique : possibilité de toux, wheezing, pneumonie, atélectasie ou emphysème obstructif par compression des voies aériennes ou de l’oesophage.
Diagnostic différentiel : malformation kystique adénomatoïde, hernie diaphragmatique, séquestration pulmonaire, atrésie laryngée, duplication oesophagienne, emphysème lobaire congénital, autres tumeurs médiastinales.

Pronostic  : à long terme risqué de : infection, rupture, hémorragie et compression, dégénérescence maligne rare.

SHIMOSATO Y, MUKAI K. Tumors of the mediastinum. Atlas of tumor pathology. Third series fascicle 21:40-120


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