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Fibrome odontogène




Le fibrome odontogène (1-7) : rare (<5% des tumeurs odontogènes) se différencie du myxome par la présence de tissu fibreux, contenant des îlots et travées d’épithélium odontogène qui peut prédominer, cette lésion prédomine au niveau des maxillaires en avant de la 1ère molaire, avec une prédilection féminine nette de l’adulte jeune (moyenne de 40 ans). Lésion souvent asymptomatique.


Lésion centrale expansile commençant comme une lésion radiotransparente avec apparition secondaire de radio-opacités. Lésion sphérique déplaçant l’os cortical lors du développement sans pénétration ni formation osseuse périostée réactionnelle. Pas de douleurs, rhizalyses dans 1/3 des cas. Un liséré radiotransparent sépare la lésion de l’os adjacent.


Macroscopie  : lésion encapsulée bien limitée, solide, blanche, à la coupe homogène luisant


Histologie  : la lésion consiste en éléments matures fibroblastiques stellaires / fusiformes en agencement tourbillonnaire ou storiforme, avec quantité variable de collagène, fond myxoïde, ostéoïde, ou cément, nombre variable de cellules géantes multinucléées, cellules granulaires, ou claires. La forme simple est constituée de fibrose paucicellulaire avec rares îlots d’épithélium odontogène inactif voire des calcifications dystrophiques, difficile à séparer d’un fibrome desmoïde. La forme de l’OMS est + cellulaire, possibilité d’une composante à cellules granuleuses S100 - ou de réaction à cellules géantes.


Il en existe une forme périphérique extra-osseuse (7) = ancien hamartome épithélial odontogénique ou fibrodentinome améloblastique périphérique. Masse ferme indolore, sessile de la gencive qui simule une hyperplasie fibreuse, fibrome, granulome à cellules géantes périphérique, botryomycome, moyenne de 1 cm


 


Le fibrome cémentifiant ou fibrome cémento-ossifiant est utilisé comme dénomination selon la quantité et type de produits observés.


Le tissu fibreux est plus collagène que dans le fibrome améloblastique, l’épithélium qui peut être rare est inactif (petits îlots et cordons irréguliers, sans palissades, polarisation inversées ou réticulum étoilé).


Les tumeurs comportant des composants myxomateux fibreux équivalents sont désignées sous l’appellation de myxofibromes. Près de 60% de ces lésions surviennent durant les 2ème et 3èmes décennies touchant, de façon équivalente, le maxillaire et la mandibule, se présentant sous forme de lésions kystiques à la radiographie, de croissance lente.


http://www.pathologyoutlines.com/mandiblemaxilla.html#odontogenicfibroma


 


 


 


Reference List


 


 (1)  Hoffman S, Jacoway JR, Krolls SO. Intaoseous and parosteal tumors of the jaws. second ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1987.


 (2)  Kramer IRH, Pindborg JJ, Shear M. Histologic typing of odontogenic tumours. second ed. Berlin : Spriger-verlag, 1992.


 (3)  Rosai J. Ackerman's surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.


 (4)  Holland JF, Frei EI, Bast RC, Jr., Kufe DW, Pollock RE, Weichselbaum RR et al. Cancer medicine. 5th ed. Williams and Wilkins, 2000.


 (5)  Barnes L, Eveson JW, Reichart P, Sidransky D. Pathology and genetics of Head and neck tumours. IARC press, 2005.


 (6)  Martin-Duverneuil N, Auriol M. Les tumeurs maxillo-faciales : imagerie, anatomopathologie. 2004.


 (7)  Sciubba JJ, Fantasia JE, Kahn LB. Tumors and cysts of the jaws. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 200.


 



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