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Tumeur odontogène épithéliale calcifiée (Pindborg)


Tumeur odontogène épithéliale calcifiée ou tumeur de Pindborg (1-5) : rare (1% des tumeurs odontogènes) masse indolore de croissance lente, qu’on voit essentiellement dans les 3ème à 6ème décennies (moyenne de 40 ans) avec un sex-ratio équilibré, prédominance dans la région pré-molaire, molaire, mandibulaire en association avec une dent incluse, parfois localisation périphérique au niveau de la gencive antérieure.
Clinique : croissance lente, souvent asymptomatique, souvent associé à une dent de sagesse incluse.
Radiologie : lésion radiolytique irrégulière si de grande taille, sinon bien limitée, souvent multiloculaire voire en nids d’abeille, contenant des opacités de taille variable (parfois zones extensives calcifiées augmentant de taille et de densité avec le temps), +/- bien limitée de l'os adjacent par une zone claire. Lésion rarement extra-osseuse (6% des cas).


Dans la moitié des cas épicentre épicentre sur couronne de dent incluse

Macroscopie : tumeur solide +/- calcifiée
Histologie : très variable, la tumeur est constituée de cellules épithéliales polyédriques bien limitées avec ponts intercellulaires et un stroma peu abondant, les cellules empaquetées montrent un certain polymorphisme nucléaire (noyaux géants, cellules multinucléées, macronucléoles, pas de mitose). La dégénérescence intracellulaire aboutit à de nombreux espaces sphériques remplis de matériel homogène éosinophile qui se calcifie avec anneaux de Liesegang et qui ressemble à de l’amyloïde (thioflavine +). Le stroma peut contenir des corps basophiles, irréguliers ou angulaires pouvant former des masses complexes.
Nombreuses variantes avec : cellules claires, pseudoglandes, cellules myoépithéliales, de Langerhans, composante pseudocémentaire
Images : #1, kératine, #2
Cette tumeur peut parfois être invasive et récidiver localement et est moins agressive que les améloblastomes.
Diagnostic différentiel : du fait du polymorphisme et ponts intercellulaires avec un carcinome squameux.
Pronostic : tumeur bénigne mais infiltrante, risque de 14% de récidives.
 
 
(1)  Hoffman S, Jacoway JR, Krolls SO. Intaoseous and parosteal tumors of the jaws. second ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1987.
 (2) Kramer IRH, Pindborg JJ, Shear M. Histologic typing of odontogenic tumours. second ed. Berlin : Spriger-verlag, 1992.
 (3)  Rosai J. Ackerman's surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.
 (4) Barnes L, Eveson JW, Reichart P, Sidransky D. Pathology and genetics of Head and neck tumours. IARC press, 2005.
(5)  Martin-Duverneuil N, Auriol M. Les tumeurs maxillo-faciales : imagerie, anatomopathologie. 2004.
 
Reference List
 
 (1) Hoffman S, Jacoway JR, Krolls SO. Intaoseous and parosteal tumors of the jaws. second ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1987.
 (2) Kramer IRH, Pindborg JJ, Shear M. Histologic typing of odontogenic tumours. second ed. Berlin : Spriger-verlag, 1992.
 (3)  Rosai J. Ackerman's surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.
 (4) Barnes L, Eveson JW, Reichart P, Sidransky D. Pathology and genetics of Head and neck tumours. IARC press, 2005.
 (5) Martin-Duverneuil N, Auriol M. Les tumeurs maxillo-faciales : imagerie, anatomopathologie. 2004.


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