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Kystes




LESIONS PSEUDO-TUMORALES : (1 ;3 ;15)
Kystes. (2 ;16) : Malgré leur taille importante de l’ordre de 10 cm, elles sont asymptomatiques dans 50 % des cas.


Les complications surviennent notamment lors des grossesses ; il s’agit de rupture du kyste, d’hémorragie intrakystique ou d’infection du kyste.


Kystes secondaires ou pseudokystes : représentent environ 75% des cas kystes non parasitaires de la rate avec une paroi de tissu conjonctif dense fréquemment calcifié dépourvue de revêtement épithélial. Le contenu est constitué de sang et de débris nécrotiques. En cas de rupture, possibilité d’hémopéritoine massif. La majorité de ces pseudokystes sont isolés et asymptomatiques. L’étiologie principale est le traumatisme bien qu’il ne soit pas possible d’exclure d’éventuels kystes dont le revêtement aurait été détruit.
Les kystes vrais ou kystes primitifs : se voient essentiellement chez des adultes jeunes ou des enfants (20% des kystes non parasitaires). Ils sont le plus souvent isolés mais parfois multiples. Ils ont également été décrits dans des rates accessoires.


Imagerie  : les kystes purs sont : arrondis, circonscrits, à contenu transsonore, à contours fins et réguliers avec renforcement postérieur des échos.


En TDM, lésion arrondie à paroi fine, ne se rehaussant pas après contraste et contenu a densité comprise entre 0 et 30 UH.


Ces aspects typiques ne sont pas constants. Dans de nombreux cas, le contenu apparaît dense, hémorragique ou hétérogène. Des cloisons sont possibles donnant naissance à un aspect multiloculaire.


Enfin, la paroi peut être plus ou moins épaisse et posséder une certaine dynamique vasculaire. Les tumeurs kystiques spléniques sont plus fréquentes chez les femmes, surtout jeunes. #0


Histologie : la surface interne est luisante, trabéculaire, avec une paroi bordée par un revêtement cubocylindrique, endothéliforme ou squameux (21 ;22). Absence d’annexe cutanée (sauf rares tumeurs dermoïdes). L’étiologie est indéterminée, les inclusions embryonnaires de cellules épithéliales de structures adjacentes ou des invaginations du mésothélium de surface ont été impliquées (23). La plupart de ces kystes sont de grande taille et nécessitent une splénectomie, risque d’hémorragie, rupture, surinfection. IImages histologiques

Kystes non parasitaires.
Kystes vrais. Les kystes épidermoïdes sont peu fréquents (moins de 10% des kystes non parasitaires, se voient surtout chez les sujets jeunes, de prédominance féminine), ces kystes sont de taille variable, le plus souvent volumineux, le liquide pouvant être soit épais, brunâtre, soit clair d’aspect séreux, la paroi est le plus souvent épaisse, cartonnée.
Histologie : Absence de particularité notable, le revêtement repose sur une lame fibro-collagène d’épaisseur variable.
Kystes épithéliaux simples : se voient surtout chez des sujets jeunes, de taille variable, à paroi fine, à contenu séreux, le kyste pourrait être unique ou multiple, la face interne du kyste étant nacrée.
Histologie : Revêtement monostratifié de cellules cubiques ou aplaties (aspect endothéliforme qui peut, bien sûr, comme tout kyste, subir des remaniements secondaires). Des kystes dermoïdes vrais et des kystes à revêtement mucosécrétant ont été décrits mais ceux-ci restent exceptionnels (voir cystadénocarcinome mucineux borderline). L’origine la plus fréquemment reconnue des kystes spléniques est dysembryoplasique (dérivation à partir des cellules embryonnaires incluses dans. la rate). Il n’est pas possible d’exclure formellement des pseudokystes secondairement épithélialisés ou endothélialisés avec métaplasie malpighienne.
L’origine mésothéliale est également discutée.

Pseudokystes : Ils sont beaucoup plus fréquents que les kystes vrais représentant 75 à 80% de l’ensemble des lésions kystiques de la rate. Ils sont le plus souvent secondaires à un traumatisme et présentent un contenu hémorragique, ces pseudokystes sont souvent de grande taille, pouvant détruire la totalité de la rate, à paroi irrégulière, anfractueuse, d’autant plus épaisse et hyalinisée que le pseudokyste est ancien. Quand il est récent, la paroi est constituée par un tissu de granulation, sinon on observe une coque fibreuse plus ou moins inflammatoire avec des dépôts de cholestérol, des lipophages et des microcalcifications. Le plus souvent, ces pseudokystes sont secondaires à un hématome non rompu, certains peuvent cependant correspondre à un vrai kyste dont le revêtement était secondairement détruit par des phénomènes dégénératifs et inflammatoires.

(1) Ferrand B.de Brux J, ed. Histopathologie de la rate. Masson ; 1991.


 


(2) O'Malley DP, George TI, Orazi A, Abbondanzo SL. Benign and reactive conditions of lymph node and spleen. 1st ed. American registry of pathology, 2009.



(3) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996.

(15) Diebold J, Audouin J, Le Tourneau A, Caulet S. Pathologie splénique ; les lésions pseudo-épithéliales. Rev Fr Lab 1987 ;(166):157-64.

(16) Butler JJ. Pathology of the spleen in benign and malignant conditions. Histopathology 1983 ; 7(4):453-74.

(17) Burrig KF. Epithelial (true) splenic cysts. Pathogenesis of the mesothelial and so-called epidermoid cyst of the spleen.
Am J Surg Pathol 1988 ; 12(4):275-81.

(18) Chasle J, Mandard AM. kystes non parasitaires de la rate. Non-parasitic cysts of the spleen : report on 2 cases and ultrastructural findings in one of them. J Chir 1981 ; 118(11):655-61.

(19) Arber DA, Strickler JG, Weiss LM. Splenic mesothelial cysts mimicking lymphagiomas.
Am J Surg Pathol 1997 ; 21(3):334-8.



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