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Chéloïde


La chéloïde (voir tissus mous) est assez souvent symptomatique (prurit, paresthésies, voire douleurs), possibilité de contractures, avec perte de fonction si développé au dessus d’une articulation, elle dépasse souvent la cicatrice initiale, a des contours irréguliers, rouge violacé chez caucasien, hyperpigmenté chez les noirs, se développe dans les 6 mois (parfois des années) et ne régresse pas spontanément, la récidive après chirurgie est fréquente (60% des cas). La cicatrice hypertrophique reste confinée, à surface lisse en dôme, ou linéaire, luisante, peu symptomatique et peut régresser spontanément en quelques années, deviennent moins rouge ou rose. La croissance est lente, parfois rapide, celles du cou, oreilles et abdomen peuvent être pédiculées, celles du thorax et membres sont plates, surélevées. La plupart ont des bords réguliers. Les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes peuvent survenir n'importe où, surtout au thorax et tête et cou et lobe d'oreille, suite à traumatisme (chirurgie, brûlure, perçage, acné ou autre inflammation).
Clinique  : lésion surélevée, ronde, ovale, linéaire, asymptomatique, sinon sensible avec des démangeaisons. D’abord érythémateuses, avec l’évolution elles deviennent fermes, plus pâles, absence d‘annexes, elles sont secondaires à des infections parfois mineures (acné, furoncle, vaccination) ou secondaires à des tatouages ou à une chirurgie (rarement spontané (thorax, épaules)). Se voit surtout chez les asiatiques et noirs, surtout chez des jeunes (10 – 30 ans).
Topographie en ordre décroissant : chez les blancs : visage (joues, lobes d’oreille), membres >, thorax, présternal, cou, dos, membres <, sein, abdomen. Macroscopie
Chez les noirs : lobes d’oreilles, visage, cou, membres <, sein, thorax, dos, abdomen
Histologie : prolifération fibrocollagène du derme avec des fibres de collagène épaissies, dépolies, agencées au hasard, fond mucineux, si présence de beaucoup de mucine et d’une réaction épithélioïde il faut évoquer un traitement par corticoïdes, dans la cicatrice, pas de bouquets, peu de mucine, réaction résorptive nette. A la phase tardive, la lésion est paucivasculaire, hyalinisée avec des calcifications et/ou une métaplasie osseuse. Cal cicatriciel hypertrophique, isolé ou multiple de sujets de 15 à 45 ans, surtout de race noire.
Immunohistochimie  : vimentine +, actine - ou faible
Diagnostic différentiel : le collagénome : nodule intradermique fibrocollagène, multiples nodules de couleur chair du tronc et de la partie proximale des membres supérieurs
Traitement : très variable : pansements occlusifs, corticoïdes intralésionnels, cryochirurgie, excision, radiothérapie, laser, interféron, imiquimod 5% en crème. Possibilité d’utiliser en intralésionnel du : vérapamil, bléomycine, 5FU, acide rétinoïque, tacrolimus, toxine botulinique, interféron
En premier éviter toute chirurgie non indispensable, chirurgie, mais récidives fréquentes (45 à100%), moins nombreuses si injection de corticoïdes. La RTE diminue nettement le taux des récidives (10%)
Pronostic  : régression spontanée rare, parfois moins sensibles, moins dur sous traitement, récidive fréquente après exérèse (>50%), éviter les procédures cosmétiques et le piercing.


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