» PENIS FIBROMATOSE PENILE

FIBROMATOSE PENILE


- Maladie de La Peyronie (1) : fibromatose pénienne avec déformation lors de l’érection chez un sujet d’âge moyen (53 ans, de 18 à 80 ans, rare avant 40 ans (J Androl 2003 ;24:27)), prévalence de 388 10-5, jusqu’à 3% (Int J Impot Res 2002 ;14:379), association possible à Dupuytren, masse fibreuse palpable de taille variable partiellement calcifiée ou ossifiée, des corps caverneux.
Clinique : nodule dur dans la verge, souvent douloureux, gêne à l'érection par la douleur et par la courbure qu'elle entraîne (retentissement psychique). En général, la plaque est unique, mais elle peut être accompagnée de petites plaques satellites. À l'extrême, c'est l'ensemble de l'albuginée qui est concernée, avec un aspect de microphallus. En érection, la coudure de la verge est le plus souvent dorsale (55 à 75%) ; les coudures latérales et ventrales plus rares (30 et 3 % respectivement) ; la plaque peut prendre une disposition circonférentielle en anneau, et l'érection donne alors à la verge un aspect en sablier caractéristique.
Histologie : nodules denses fibreux, = fibromatose superficielle, au début : infiltrat lymphoïde périvasculaire, fibrose de l’albuginée qui s’étend aux corps caverneux, possibilité de calcification / ossification.
- Le traitement médical (vitamine E à 200 à 400 mg/j pour 3 mois (action eutrophique du collagène = traitement le + efficace) , sinon : piasclédine : 200 mg/j pour 3 mois (action fibro-blastolytique), colchicine : 0,6 mg/j pendant 2 à 3 semaines. Infiltrations médicamenteuses de corticoïdes, vérapamil, dexaméthasone, tamoxifène. Ceci permet de faire patienter le malade mais n'améliore pas la maladie qui évolue vers la stabilisation et l'amendement des douleurs spontanément.
Le traitement chirurgical dans les formes où la courbure gêne l'activité sexuelle, consiste soit en une plicature des corps caverneux controlatéraux, soit en l'excision de la plaque plus ou moins greffe. Cette dernière donne de bons résultats mais est responsable dans quelques cas d'impuissance. La chirurgie est indiquée lorsque les douleurs, signant l’évolutivité de la maladie, ont disparu.
Implants péniens classiques (prothèses rigides ou semi-rigides et prothèses gonflables, on enlève la plaque, effondre la totalité du tissu érectile sous-jacent, remplacer par des prothèses. Sinon implants péniens souples (enlever la ou les plaques, tout en limitant l'importance de l'exérèse du tissu érectile sous-jacent. On insère ensuite, dans le tissu érectile défaillant, une prothèse souple qui servira de tuteur à la rigidité, tout en ménageant un certain volume de tissu érectile périphérique fonctionnel). Schéma, imagerie, macroscopie.
 
 
 
 
Reference List
 
 (1) Weiss SW, Goldblum JR. Enzinger and Weiss's Soft tissue tumors. 4th ed. St Louis : Mosby, 2001.
 


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.