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Hémangiome capillaire



Hémangiomes capillaires : groupe le plus important. Apparition chez le sujet jeune (sauf forme sénile) dans la peau ou tissu sous cutané (3). Élevé, rouge violet, ni chaud, ni pulsatile, signant un faible débit. Constitué par une prolifération de capillaires à endothélium aplati, architecture fréquemment lobulaire avec des lobules alimentés par un vaisseau parent. Evolution spontanée stable. Ils peuvent pâlir durant la première enfance. A l’inverse chez l’adulte, la surface devient souvent granuleuse et de couleur vineuse. disgracieuse. Leur localisation frontale (territoire du V1) doit faire rechercher une association avec un angiome cérébral (Sturge-Weber) souvent épileptogène et se compliquant d’hémorragie cérébrale.


Images histologiques : figures 1A, 1B, forme remaniée, ancienne, inflammatoire imitant un pseudolymphome
Leur traitement repose sur le laser à colorant pulsé permettant de réduire progressivement la lésion chez le nourrisson.
Ces lésions évoluent progressivement sous l’effet de masse de la stase veineuse, infiltrant progressivement les structures tégumentaires et les déformant. La lésion est bleutée, froide, dépressible, expansive lors d’une manoeuvre de Valsalva ou de la mise en position déclive.
La présence de phlébolites (calcifications dues à la stase veineuse) sur la radiographie simple signe le diagnostic. Le bilan d’extension repose sur l’IRM. 
Le traitement doit être précoce et repose sur la radiologie interventionnelle associée ou non à l’exérèse chirurgicale. La lésion est injectée par ponction directe pour être visualisée par un produit de contraste, puis l’injection d’un produit sclérosant (éthibloc) permet le collapsus des cavités angiomateuses et le contrôle de leur évolution. Plusieurs séances sont souvent nécessaires pour contrôler de grosses lésions. Une surveillance clinique régulière s’impose. Les localisations oro-pharyngées sont les plus invalidantes sur le plan fonctionnel pouvant nécessiter une trachéotomie.
On en distingue plusieurs variétés


VOIR HEMANGIOME
WEISS SW, GOLDBLUM JR. Soft tissue tumors. The CV Mosby company, St Louis, Fourth edition, 2001


Imagerie


Imagerie des pathologies vasculaires :
En RMN (meilleure imagerie) avec gadolinium et utilisation d’un gradient d’écho (débit élevé (qui exclut une malformation ou fistule artérioveineuse, ou un hémangiome) ou faible). Pour les lésions à bas débit (malformation veineuses ou lymphatiques ou mixtes) : si absence ou peu de prise de contraste en périphérie (lymphatique), sinon nature veineuse. En T1 l’on observe un réseau en bande, de bas signal, ponctué de zones arrondies de haut signal, d’origine graisseuse. En T2 des zones d’hypersignal apparaissent, correspondant à du sang stagnant dans les vaisseaux tortueux. Des dépôts d’hémosidérine sont visibles sous forme de petits amas ou de liserés périphériques vides de signal sur toutes les séquences.
Angioscanner : il existe plusieurs techniques (temps de vol, contraste de phase (pas de standard)
Echographie :
Scanner
 : masse hétérogène sur les coupes avant injection et après injection des prises de contraste d’aspects variés, certaines fugaces, d’autres plus progressives et persistantes. Des zones hypodenses sont également possibles, surtout dans les hémangiomes volumineux, correspondant à des thromboses.
Angiographie :
Radiographie
montre les phlébolithes et les troubles osseux associés (atteintes corticales et périostées).


 



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