» SEIN PAPILLOMATOSE JUVENILE

PAPILLOMATOSE JUVENILE




Papillomatose juvénile (29 ;53a)
La papillomatose juvénile désigne une entité anatomoclinique bien individualisée (53-56). Sa dénomination, bien que retenue par l'usage est impropre, et ceci pour deux raisons : la première est histologique, la deuxième est clinique. En effet, il ne s'agit pas d'une lésion papillaire, mais d'une lésion hyperplasique, et si les 2/3 des cas sont observés avant l'âge de 25 ans, ces lésions ont été aussi décrites après 40 ans. Dans plus de 50 % des cas, il existe une histoire familiale de cancer du sein.

Clinique : aspect de placard ou de nodule peu spécifique.
Imagerie  : La mammographie objective une opacité homogène, plus ou moins bien limitée correspondant à la masse palpée. A l'échographie, la lésion apparaït hypoéchogène, hétérogène. Elle est parfois découverte par mammographie en raison de la présence de microcalcifications ou d'un aspect échographique caractéristique.
Macroscopie : multiples kystes de taille variée juxtaposés dans un tissu blanc ou jaune réalisant l'aspect de swiss cheese disease.
Histologie  : présence en proportion variée de toute la gamme des lésions bénignes proliférantes. La présence de kystes, souvent de grande taille, et de lésions d'hyperplasie épithéliale floride est constante. La présence d'une adénose sclérosante et de cicatrices radiaires est plus variable. La présence de secteurs atypiques et de nécrose a été rapportée par Rosen dans, respectivement, 40 % et 15 % des cas (56)
L'intrication des risques histologique et génétique est bien illustrée par la papillomatose juvénile. Dans la série publiée par Rosen, 10 % des patientes ont eu un cancer du sein au cours des 5 à 15 ans suivant le diagnostic de papillomatose juvénile (56 ;57). Dans tous les cas, les patientes avaient une histoire familiale de cancer du sein et étaient d'âge sensiblement plus élevé (25 à 42 ans) que l'âge moyen de survenue d'une papillomatose juvénile et présentaient une forme bilatérale ou récidivante. La présence d'atypies était décrite dans 40 % des cas.


Images histologiques : #1 ; #2 ; #3 ; métaplasie apocrine  ; #4 ; multiples papillomes,#5, #6
(29) Rosen PP, Oberman HA. Tumors of the mammary gland. third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1993.

(53) Dehner LP. The continuing evolution of our understanding of juvenile papillomatosis of the breast. Am J Clin Pathol 1990 ; 93(5):713.

(53a) Murad TM, Contesso G, Mouriesse H. Papillary tumors of large lactiferous ducts. Cancer 1981 ; 48(1):122-133.

(54) Rosen PP, Cantrell B, Mullen DL, DePalo A. Juvenile papillomatosis (Swiss cheese disease) of the breast. Am J Surg Pathol 1980 ; 4(1):3-12.

(55) Rosen PP, Holmes G, Lesser ML, Kinne DW, Beattie EJ. Juvenile papillomatosis and breast carcinoma. Cancer 1985 ; 55(6):1345-1352.

(56) Rosen PP, Kimmel M. Juvenile papillomatosis of the breast. A follow-up study of 41 patients having biopsies before 1979. Am J Clin Pathol 1990 ; 93(5):599-603.

(57) Rosen PP. juvenile papillomatosis of the breast. A benign proliferaive lesion of uncertain precancerous potential. surg oncol clin north am 1993 ; 2(1):35-43.

 



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.