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Kyste mucineux


Des kystes muqueux (3) du vestibule vulvaire (abouchement des canaux excréteurs des glandes para-urétrales de Skéne et des glandes de Bartholin), à la base des petites lèvres sont habituellement isolés, développés entre la puberté et la ménopause, asymptomatiques. Isolé ou multiple, il apparaît comme une masse arrondie, rénitente et sessile, mesurant de 1 à 3 centimètres. Sa pigmentation, inhabituelle, s’explique par une hémorragie intra-kystique. L’examen histologique distingue deux types de kyste muqueux : le kyste muqueux à contenu mucineux, à bordure cubique ou cylindrique ciliée, alternant avec des cellules mucosécrétantes, sans assise musculaire sous-épithéliale ; et le kyste muqueux wolffien, dysgénétique, dépourvu de mucine et bordé de cellules cubiques, cylindriques ou aplaties, sans cellule mucipare, soulignées par une assise musculaire.
Kyste des glandes de Skene, paraméatique, kyste remanié par inflammation/hémorragie avec revêtement de type urothélial ou malpighien
Kyste du canal excréteur du canal de Bartholin : partie postéro inférieure de la grande lèvre, lésion rénitente, surinfection fréquente, kyste bordé par un épithélium qui peut être soit mucosécrétant simple, soit transitionnel soit malpighien +/- remaniements hémorragiques/inflammatoires, la présence d’un reliquat glandulaire mucosécrétant permet le rattachement à une glande de Bartholin. Le revêtement des kystes (ACE +) qui est habituellement transitionnel, mucineux cubique ou squameux peut être partiellement ou totalement détruit par l’infiltrat inflammatoire. La nature du kyste est établie par la mise en évidence de glandes mucineuses résiduelles dans le tissu conjonctif fibro-inflammatoire. Le contenu des kystes et mucicarmin +, PAS + D+, BA + Le kyste est souvent secondaire à une occlusion du canal excréteur d’origine variée, cette occlusion peut être partielle ou intermittente entraînant des variations de volume kystique. Il siège en profondeur dans la partie postéro-inférieure de la grande lèvre. Le kyste de la glande de Bartholin est la lésion tumorale la plus fréquente de la vulve entre puberté et ménopause. Schéma, imagerie, macroscopie : Images histologiques, hyperplasie, des glandes de Bartholin

Des kystes (4) peuvent se développer à partir de restes mésonéphriques, ils sont bordés par un revêtement cubique, et sont situés latéralement dans la vulve, sous forme isolée, à paroi fine à contenu clair. Kyste du canal de Gartner
Dans toutes les parties de la vulve peuvent s’observer des kystes malpighiens correspondant à des kystes épidermiques, voire à des kystes dermoïdes du raphé médian (fourchette/périnée avec aspect de tératome mature et des annexes, possibilité également de kystes pilonidaux (mont de vénus, grande lèvre, pli inguinal)

(3) Hewitt J, Pelisse M, Paniel B. Maladies de la vulve. second ed. Paris : McGraw-Hill ; 1987.
(4) Wilkinson EJ, Dong-Lin X. Benign diseases of the vulva. In : Kurman RJ, editor. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. New-York : Springer Verlag, 2001 : 37-98.


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