» CAVITE BUCCALE Lupus érythémateux discoïde

Lupus érythémateux discoïde



Lupus érythémateux : lésions muqueuses chez un tiers des patients, les lésions buccales (palais) et du nez, parfois au niveau du larynx avec érythème, taches purpuriques, bulles, érosions apthoïdes contemporaines des poussées de la maladie, ne posent habituellement pas de problème diagnostique et ne sont donc pas biopsiées. Une atrophie cernée d’hyperkératose évoque plutôt des lésions de lupus discoïde.


Le diagnostic clinique des localisations buccales du LEC est plus difficile que celui des lésions cutanées. Il atteint préférentiellement la muqueuse des lèvres, en débordant sur le versant cutané, sinon , face interne des joues, langue et gencive. On recherche une érosion ou zone érythémateuse centrale entourée d'une kératose striée « en rayons de miel  » et telangiectasies qui se modifie d'un jour à l'autre.


Histologie : sur le liséré périphérique alors hyperkératose orthokératosique s'enfonçant en clou dans l'épithélium qui alterne atrophie et acanthose, vacuolisation de la couche basale +/- corps de nécrose monocellulaire, membrane basale épaissie au PAS, chorion superficiel oedémateux et hyalinisé avec infiltrat variable (exocytose lymphocytaire avec infiltrat péricapillaire dans le chorion). L'étude en immunofluorescence directe permet la mise en évidence d'une bande lupique dans 90 % des cas (5).


Diagnostic différentiel : avec un lichen plan (infiltrat en bande, périvasculaire moins agressif que dans le lupus). L'étude en immunofluorescence permet le plus souvent de trancher entre ces deux hypothèses. La fibrose orale sous-muqueuse des chiqueurs de bétel imite l'état post-lichénien. Les caractéristiques histopathologiques en faveur d’une forme orale du LEC sont : l’hyperkératose orthokératosique, l’atrophie des papilles du chorion, les bouchons de kératine, la dégénérescence hydropique des cellules basales, l’exocytose lymphocytaire avec infiltrat péricapillaire dans le chorion, l’épaississement PAS positif de la membrane basale, le remaniement oedémateux du tissu conjonctif. L’étude en immunofluorescence directe permet la mise en évidence d’une bande lupique dans 90 % des cas (5)


 


(5) Boisnic S, Biaggi A. [Pathology of the oral cavity]. Ann Pathol 1992 ; 12(4-5):303-13.



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