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INFLAMMATION


AUTRES PATHOLOGIES NON NEOPLASIQUES : (1-3)
Le vagin adulte est relativement résistant à la plupart des infections bactériennes, on peut cependant parfois observer une vaginose bactérienne (Imagescytologiquesvirtuelles) avec la présence de cellules squameuses couvertes par de très nombreux coccobacilles (on parle plutôt de vaginose que de vaginite en effet, les biopsies sont souvent normales car les organismes ne pénètrent pas la muqueuse et ne déclenchent pas de réaction inflammatoire significative, ce qui est le cas de la gonorrhée et de la Gardnerellose (macroscopie, histologie ) qui est l’infection la plus fréquente), ces infections s’accompagnent néanmoins d’écoulement vaginal. Histologie Leptothrix
Les infections à trichomonas (effraction muqueuse avec hyperhémie, oedème, ulcération, infiltrat inflammatoire mixte subaigu) et à candida albicans (prurit et écoulement avec exsudat épais blanc adhérant) sont relativement fréquentes mais elles peuvent être indolentes.Possibilité d’atteinte du vagin par un lymphogranulome vénérien durant la phase tardive de la maladie résultant en un rétrécissement (voir vulve). Possibilité de syphilis, rarement d’amibiase ou de schistosomiase dans le tiers monde. Rares ces de tuberculose vaginale surtout dans le tiers monde.
Des réactions xanthogranulomateuses et une malacoplasie peuvent survenir suite à une infection bactérienne inhabituelle et amener à des pseudotumeurs ou rétrécissements.

Vaginite emphysémateuse [imagerie, histologie] (1-3 ;7) rare (<200 cas), qui est une pathologie rare avec formation de bulles gazeuses de quelques mm à 2 cm dans le chorion, entourés d’une réaction inflammatoire (lymphocytes, histiocytes et cellules géantes multinucléées) Archives 1987 ;111:746.
Vaginite parasitaire : /surtout dans les pays du tiers monde
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amibiase qui s’accompagne d’un écoulement hémorragique et peut présenter un aspect pseudocarcinomateux avec lésion ulcéronécrotique du vagin et du col.
Oxyurose
Histologie  : ulcération de l’épithélium et exsudat fibrinopurulent avec des trophozoïtes.
Ont été décrits la schistosomiase, oxyurose et trichinellose.
L’utilisation des tampons est responsable d’ulcères essentiellement superficiels.
Des lésions très précoces apparaissent sous forme d’exfoliation de plages de cellules superficielles (pelage épithélial). Il s’ensuit des micro-ulcères, des ulcères. Ils ont parfois été Impliqués dans des syndromes de choc toxique (fièvre, rash érythémateux, hypotension et symptômes divers (digestif, musculaire, muqueux, rénaux, hépatiques, cardiovasculaires et SNC) liés à la sécrétion de toxines par un staphylocoque. Le taux de mortalité est proche de 4%.
Vaginite inflammatoire desquamative : avec des plages de muqueuse inflammatoire, bien limitée , avec parfois des pseudo membranes et un écoulement plus ou moins abondants.
SIDA : la propension accrue de la transmission hétérosexuelle, peut être due à une inflammation vaginale, avec accumulation de cellules de Langerhans et de cellules dendritiques, qui pourraient être des réservoirs deHIV, Mod Path 2001 ;14:1263.
Image histologique : image1

Pathologies inflammatoires non infectieuses :
Ont été décrits des cas de maladie de Crohn, de dermatose bulleuse (Hailey-Hailey, érythème multiforme bulleux), de vascularites de type Horton, de purpura thrombopénique thrombotique (nécrose hémorragique massive aigü de la muqueuse s’accompagnant de fièvre, d’anémie hémolytique micro-angiopathique, de thrombopénie, de signes neurologiques et de dysfonction rénale).
Rares cas d’allergie au fluide séminal allant d’une réaction urticarienne vulvovaginale à une urticaire généralisée avec bronchospasme, le début des symptômes est très rapide (durée variant de 2 heures à trois jours).
Néo-vagin Hum Path 1993 ;24:846, Hum Path 1982 ;13:1100 : lors de reconstruction à partir de colon ou péritoine, si aplasie vaginale ou chez trans-sexuels, si sigmoïde, possibilité d’écoulement parfois hémorragique ou discrète colite de diversion (infiltrat lymphocytaire du chorion), si péritoine métaplasie squameuse avec glandes pseudo mésonephriques de la muqueuse et sous-muqueuse ressemblant à une adénose.
La muqueuse vaginale est fréquemment le siège d’infections à HPV, (environ ¼ de tous les condylomes génitaux), sous forme de lésions qui peuvent être planes, légèrement surélevées ou verruqueuses. Ces lésions sont le plus souvent petites, visibles seulement en colposcopie, après application d’acide acétique, l’aspect histologique est classique du condylome (voir col utérin).
Images : #1, #2
 


(1) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996. p. 616-66.

(2) Zaino RJ, Robboy SJ, Kurman RJ. Diseases of the vagina. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 151-206.

(3) Robboy SJ, Welch WR. Selected topics in the pathology of the vagina. Hum Pathol 1991 ; 22(9):868-76.

(7) Josey WE, Campbell WG. Vaginitis emphysematosa. A report of four cases. J Reprod Med 1990 ; 35(10):974-7.


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