» VAGIN CARCINOME EPIDERMOIDE

CARCINOME EPIDERMOIDE


Près de 80% des carcinomes vaginaux sont de type squameux habituel (1 à 2% des tumeurs gynécologiques), non associés au HPV. Pathologie essentiellement de la personne âgée (moyenne de 64 ans), près de 10% des femmes ont cependant moins de 40 ans.
Clinique  : hémorragie vaginale indolore, écoulement, dyspareunie, la tumeur prédomine au 1/3 > ou à la paroi postérieure.
Macroscopie : taille variable d’occulte à 10 cm, polypoïde, sessile, ulcéré, bourgeonnant. La localisation détermine le drainage ganglionnaire, les lymphatiques du vagin moyen et supérieur communiquent avec ceux du col et se déversent dans les N pelviens (obturateurs et iliaques externes), ceux du tiers distal se drainent dans les ganglions pelviens comme ceux de la vulve, ceux de la paroi postérieure se jettent dans le système lymphatique rectal.
Pronostic : La survie globale à 5 ans se situe entre 40 et 50%, le pronostic dépend du traitement et bien sà»r, du stade, de la taille et de la localisation (meilleur pronostic au tiers >). Les récidives, pour la plupart, surviennent dans l’année après la thérapeutique et sont évidemment de très mauvais pronostic. Le Traitement associe selon la localisation et le stade, la chirurgie, RTE et la curiethérapie. Si la tumeur est < 2 cm d’épaisseur, possibilité de RTE isolée, si < 0.5 cm d’épaisseur, curiethérapie intravaginale avec 80 Gy à la muqueuse (90% de contrôle tumoral). Sinon association curie-radiothérapie externe, pour les tumeurs évoluées de stade 3 ou 4, RTE à 50 GY + boost central
Les petites lésions du 1/3 supérieur peuvent être excises (hystérectomie radicale + colpectomie partielle + curage pelvien).
Au stade métastatique on utilise les mêmes protocoles de chimiothérapie que ceux du col utérin. Survie globale de 45%.
Le vagin peut également être le siège de néoplasie intra-épithéliale
Les autres types de carcinomes sont le carcinome verruqueux Archives 1984 ;108:567 qui présente le même aspect que dans d’autres endroits de l’organisme qui ne s’accompagne que rarement de métastases ganglionnaires mais qui peut montrer une extension locale relativement marquée avec atteinte du rectum et du coccyx (voir vulve).
Carcinome squameux transitionnel papillaire (14-17)
Macroscopie : papillaire, polypoïde ou exophytique.
Histologie : axes fibrovasculaires étroits bordés par un revêtement multistratifié de type transitionnel, squameux ou mixte avec des atypies, noyaux ovales hyperchromatiques et quelques fentes nucléaires. La composante infiltrante est soit squameuse, soit transitionnelle avec stroma desmoplasique
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