» CAVITE BUCCALE LANGUE GEOGRAPHIQUE

LANGUE GEOGRAPHIQUE


La langue géographique  : pathologie relativement commune, atteignant 1 à 2 % de la population, d’étiologie indéterminée, le plus souvent asymptomatique (prédominance féminine). La plupart des patients sont des adultes, quelques cas infantiles décrits cependant surtout en association avec une langue fissurée.
Clinique : comme une zone plane, érythémateuse du dos de la langue résultant d'une perte des papilles filiformes, à bords serpigineux, blancs, hyperkératosiques, dont la forme varie d’un jour à l’autre, justifiant le terme migratoire dans son appellation (Figure 1). Alors que certaines lésions disparaissent d’autres apparaissent, atteinte possible de la muqueuse buccale en dehors de la langue. Se voit plus souvent dans un contexte de langue fissurée ou de psoriasis ou avec HLA-DR5, HLA-DRW6,HLA-Cw6.
Histologie : est celui d’un processus psoriasiforme avec acanthose, avec migration neutrophile à travers l'épithélium pouvant former des micro-abcès près de la surface avec par un infiltrat inflammatoire modéré du chorion.
Le diagnostic différentiel clinique avec une leucoplasie chevelue peut se poser si les lésions restent localisées aux bords de la langue et migrent lentement ; en cas de doute, il est nécessaire de rechercher une infection par le VIH sous-jacente, et l’histologie permettra de faire le diagnostic.
Les autres diagnostics différentiels incluent les glossites candidosiques chroniques qui peuvent prendre un aspect hyperplasique, le syndrome de Reiter, mais les lésions cutanéo-génitales associées permettent d’évoquer le diagnostic, enfin un lichen plan ou un lupus érythémateux. En l’absence de lésions cutanées associées, un examen histologique permettra d’éliminer ces deux derniers diagnostics. La papillite linguale familiale éruptive atteint surtout le jeune enfant. Les lésions siègent sur le bord de la langue (hypertrophie des papilles fongiformes), mais le début brusque, l’atteinte d’autres membres de la famille et la régression spontanée et rapide (8 à 10 jours) permettent un diagnostic clinique.
 
(5) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996.



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.