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Hyperplasie mésonéphrique


L’hyperplasie mésonéphrique (26 ;33 ;35)
Gynecol Oncol 1993 ;49:41, Mod Path 2000 ;13:261 est une pathologie de la femme jeune (21 à 81 ans, moyenne de 38 ans), elle diffère des vestiges par l’excès de tubes, non disposés sur un seul axe, à disposition lobulaire focalement diffuse. La forme lobulaire est la plus fréquente, avec des lobules de glandes souvent centrés par un canal central. La forme canalaire pure, la plus rare, contient des papilles intracanalaires tendant à s’accoler et à former des glandes dans des glandes pouvant évoquer à tort un carcinome. La forme diffuse se caractérise par une prolifération diffuse avec des foyers lobulaires mineurs. Dans l’hyperplasie, les lobules sont plus grands et lâches et irréguliers que les restes mésonéphriques
Deux caractères peuvent aider au diagnostic d’hyperplasie mésonéphrique : l’absence d’atypies cytologiques et de mitoses et sa situation en dehors de la ligne générale des glandes endocervicales. Cependant, dans un tiers des cas les tubes sont proches de la surface endocervicale.
Immunohistochimie : CD10 +, ACE-, p53-, Ki-67 -, GATA 3 + (intensité et % variable) Am J Surg Pathol. 2015 Oct ;39(10):1411-9_
Images histologiques  : architecture lobulaire  ; atypies nucléaires ; #1,
#2
#5
L’hyperplasie mésonéphrique peut être confondue avec une dysplasie glandulaire, un adénocarcinome in situ ou invasif, un adénocarcinome à déviation minime et un carcinome sur vestiges mésonéphriques. Les carcinomes sur vestiges mésonéphriques sont très rares (malpighien et adénocarcinome), révélés à l’âge moyen de 37 ans. Si le diagnostic de malignité est facile (grande cellularité, stroma réaction, atypies, mitoses et quelques fois composante fusocellulaire), l’identification de l’origine mésonéphrique pose des difficulté. En définitive, seul le critère topographique est valable, lorsque le néoplasme siège franchement en dehors de la muqueuse endocervicale normale.


(26) Wright TC, Ferenczy A. benign diseases of the cervix. In : Kurman RJ, editor. Blausteins's Pathology of the female genital tract. New-York : Springer Verlag, 2001 : 225-252.
(33) Ferry JA, Scully RE. Mesonephric remnants, hyperplasia, and neoplasia in the uterine cervix. A study of 49 cases. Am J Surg Pathol 1990 ; 14(12):1100-1111.
(35) Amin-Hanjani S, Paulson J, Henien S, Hanjani P. Mesonephric rest hyperplasia. A potential diagnostic pitfall. Arch Pathol Lab Med 1991 ; 115(10):1059-1061.

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