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Métaplasie à cellules ciliées


Les métaplasies (12)
La métaplasie tubaire (27,40) Archives 1993 ;117:734, Mod Path 2000 ;13:261 est fréquente (évaluée à 31 % des cols utérins), souvent située dans la partie haute de l’endocol. Se voit chez les patientes jeunes moyenne d’âge 39 ans. Le plus souvent de découverte fortuite, confiné au tiers supérieur du myomètre cervical (< 7 mm en profondeur). Dans les cas avec extension en profondeur, confusion possible avec un adénome malin. Dans la moitié des cas les glandes sont monomorphes, sinon elles sont arborisées. Le stroma périglandulaire est le plus souvent anormal, hypercellulaire, parfois œdémateux myxoïde. Elle peut intéresser la portion d’une ou plusieurs glandes endocervicales mais aussi être sans rapport anatomique avec les glandes. Les tubes sont tapissés par une assise de cellules tubaires claires, ciliées et intercalaires. L’épaississement linéaire de l’apex des cellules semble un bon critère en faveur du type tubaire. La constatation de cellules ciliées n’est pas déterminante pour le diagnostic. Absence d’atypies sauf quelques cas.. Images : #1 ; #2 ; #3& ; #4 , p16
Le diagnostic différentiel se pose avec l’endométriose qui est entourée d’un stroma endométrial, avec la dysplasie glandulaire davantage basophile et aux cellules monomorphes et avec l’adénocarcinome qui présente des atypies nucléaires et des images de mitoses (le bcl2 est positif dans 70% des cas vs 40% des adénocarcinomes (28)).
Dans la métaplasie tubaire atypique, les cellules se chevauchent avec des noyaux plus grands et hyperchromatiques, le diagnostic différentiel avec l’adénocarcinome in situ se fait par l’absence de mitoses ou d’anomalies architecturales (aspect cribriforme, papilles)
La métaplasie tubaire n’a pas de potentiel malin connu.
La métaplasie tubo-endométrioïde se différencie de l’endométriose par l’absence de stroma endométrial, les glandes endocervicales sont bordées par un revêtement pseudostratifié de cellules cylindriques à N/C élevé avec des cellules ciliées ou sécrétoires, confusion possible avec un adénocarcinome in situ.
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Endosalpingiose : rare dans le col , se présente rarement sous une forme macroscopique de kystes (Hum Path 2002 ;33:944), en histologie : glandes et kystes à revêtement tubaire pouvant envahir le myomètre et posant le problème de diagnostic différentiel avec un adénome malin du col (32), possibilité de psammomes (J Reprod Med 2000 ;45:526, J Reprod Med 1991 ;36:675).
http://www.pathologyoutlines.com/topic/cervixcytologyendosalpingiosis.html

(12) Wright TC, Ferenczy A. benign diseases of the cervix. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 225-52.
(27) Oliva E, Clement PB, Young RH. Tubal and tubo-endometrioid metaplasia of the uterine cervix. Unemphasized features that may cause problems in differential diagnosis : a report of 25 cases. Am J Clin Pathol 1995 ; 103(5):618-23.
(28) McCluggage G, McBride H, Maxwell P, Bharucha H. Immunohistochemical detection of p53 and bcl-2 proteins in neoplastic and non-neoplastic endocervical glandular lesions. Int J Gynecol Pathol 1997 ; 16(1):22-7.
(32) Clement PB, Young RH. Florid cystic endosalpingiosis with tumor-like manifestations : a report of four cases including the first reported cases of transmural endosalpingiosis of the uterus. Am J Surg Pathol 1999 ; 23(2):166-75.

(40) Kurman RJ, Ronnett BM, Sherman ME, Wilkinson EJ. Tumors of the cervix, vagina and vulva. Fourth series ed. Washington, DC : American registry of pathology, 2010.


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