» COL UTERIN Métaplasie malpighienne (épidermoïde)

Métaplasie malpighienne (épidermoïde)


Les métaplasies (26)
Métaplasie malpighienne (40)  : elle a lieu soit par déplacement de l’épithélium malpighien qui remplace le revêtement glandulaire (par épithélialisation) ou par une prolifération de cellules de réserve qui se différencient en cellules squameuses, le revêtement glandulaire étant progressivement desquamé (prosoplasie). Les cellules de réserve présentent des grands noyaux ronds uniformes avec un cytoplasme peu abondant, mal limité. Dans la forme immature de métaplasie on note une absence de maturation avec peu de glycogène intracellulaire. Cette lésion est très nettement délimitée du revêtement squameux normal entraînant une confusion possible avec un CIN. La métaplasie se distingue du CIN par le maintien de l’organisation et de la cohésion cellulaires, l’absence d’atypie et la persistance d’une rangée superficielle de cellules endocervicales.
Quand glycogéné, confusion possible avec un condylome, mais les noyaux ne sont pas atypiques ou agrandis et restent centraux (40).Images histologiques : #2 ; #3,
Cytologie : cellules isolées, bien limitées, plages lâches ; taille et forme cellulaire variable, cytoplasme +/- abondant avec quelques vacuoles ; noyau peu agrandi, chromatine fine, régulière, membrane nucléaire lisse, pas de nucléolomégalie
Images :#1 ; http://www.pathologyoutlines.com/topic/cervixcytologysquamousmetaplasia.html

La métaplasie squameuse floride peut poser des problèmes de diagnostic différentiel quand elle est située dans des glandes profondes, empaquetées et agencées de façon irrégulière (absence d'atypies) (42).

La forme immature se différencie de la forme mature par l’absence de glycogène cytoplasmique ; minimes dystrophies avec hyperchromasie ; souvent maturation de surface ; pas de chevauchement ni désorganisation, noyaux ronds monomorphes non hyperchromatiques, nucléoles, souvent épithélium mucineux sus-jacent. La p16 accrue n’exclut pas le diagnostic de métaplasie immature voir http://www.pathologyoutlines.com/topic/cervixatypicalimmaturemetaplasia.html.

Cytologie : amas lâches en dents de scie de cellules parabasales ou basales ; cytoplasme dense, sombre peu abondant, N/C élevé, noyaux uniformes ovales ; ressemble à une hyperplasie des cellules de réserve.

Images : #0,
Lésions endocervicales associées à un traitement oestroprogestatif : il peut être à l’origine d’une métaplasie malpighienne incomplète du revêtement endocervical avec persistance de cellules glandulaires mucosecrétantes (prosoplasie squamo-colummaire) et d’une hyperplasie microglandulaire (34) continue surtout dans le col et vagin située à 4 mm de l'épithélium. Ces cellules s'observent surtout chez la femme âgée (moyenne de 69 ans), au niveau de la vulve ces cellules sont plus fréquentes. Ces cellules sont polygonales, multinucléées ou multilobées
Traitement : En cas de métaplasie immature sans atypie, de NIE 1 et/ou d’un condylome plan, on détruit les lésions. Le laser C02 est la meilleure des solutions, sinon cryothérapie ou excision électrochirurgicale. On peut également proposer une répétition des frottis (2 à 3/ an pendant 2 ans) avec ou sans colposcopie (19).

Il a été décrit de véritable cas d’épidermisation de la muqueuse cervicale, avec présence d’annexes pilo-sébacées. Il est difficile d’expliquer la présence de structures dérivées de l’ectoderme au sein d’une muqueuse dérivée du mésoderme. Cependant, il a été observé q’une métaplasie malpighienne secondaire à une inflammation chronique peut donner des annexes cutanées. Il a été décrit la présence de tissu cartilagineux mature hétérotopique dans le col. La présence isolée de ce tissu est sans signification clinique et il ne doit pas être confondu avec une tumeur mésodermique mixte maligne.

Métaplasie atypique oxyphile Int J Gynecol Pathol 1997 ;16:99 : très rare, moyenne 48 ans (41 à 62 ans)

Histologie : grandes cellules cubiques ou polygonales éosinophiles à cytoplasme dense, focalement vacuolé, atypies nucléaires variables (hyperchromasie, multinucléation, multilobés) ; rarement apical snouts ; pas de mitoses, ni stratification :
Métaplasie épidermoïde : très rare
Histologie : épiderme, avec annexes pilosébacées
Images : (1) ; (2)

métaplasie ostéocartilagineuse

(16) Young RH, Clement PB. Pseudoneoplastic lesions of the lower female genital tract. Pathol Annu 1989 ; 24 Pt 2:189-226.:189-226.
(19) Holland JF, Frei EI, Bast RC, Jr., Kufe DW, Pollock RE, Weichselbaum RR et al. Cancer medicine. 5th ed. Williams and Wilkins, 2000.

(34) Kyriakos M, Kempson RL, Konikov NF. A clinical and pathologic study of endocervical lesions associated with oral contraceptives. Cancer 1968 ; 22(1):99-110.
(40) Kurman RJ, Ronnett BM, Sherman ME, Wilkinson EJ. Tumors of the cervix, vagina and vulva. Fourth series ed. Washington, DC : American registry of pathology, 2010.
(86) Kong CS, Balzer BL, Troxell ML, Patterson BK, Longacre TA. p16INK4A immunohistochemistry is superior to HPV in situ hybridization for the detection of high-risk HPV in atypical squamous metaplasia. Am J Surg Pathol 2007 ; 31(1):33-43.
http://pathologyoutlines.com/cervix.html#metaplasia
http://www.pathologyoutlines.com/cervixcytology.html#immaturesquamousmetaplasia



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.