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ATYPIE GLANDULAIRE - DYSPLASIE


Les lésions glandulaires (4)
Il s’agit de cellules glandulaires avec une différenciation endométriale ou endocervicale montrant des atypies nucléaires qui sont plus importantes que celles secondaires à des modifications réactionnelles ou réparatrices mais qui ne présentent pas les caractéristiques nets d’adénocarcinome infiltrant.

Les lésions AGUS (Atypical Glandular Cells of Undetermined Signifiance)
AGUS endométriales : cellules agencées en petit amas, le plus souvent de 5 à 10 cellules à noyaux légèrement augmentés de taille, hyperchromatisme discret, petit nucléole parfois visible, limites cellulaires nettes. Par rapport aux cellules endocervicales normales, les cellules endocervicales ASCUS possèdent un cytoplasme peu abondant qui peut être vacuolisé.
Les atypies endocervicales en faveur d’une origine réactionnelle : cellules agencées diffusément ou en minces bandes avec un minime chevauchement nucléaire, noyaux augmentés de taille, trois à cinq fois plus grand que les noyaux endocervicaux normaux, irrégularités modérées de taille et de forme des noyaux possibles. Discret hyperchromatisme fréquent, nucléoles souvent visibles, cytoplasme abondant avec des limites cytoplasmiques souvent nettes
Les atypies endocervicales probablement néoplasiques : des cellules anormales agencées diffusément, en cordons, en rosettes, avec des noyaux regroupés, se chevauchant et avec une augmentation du rapport N/C, un cytoplasme diminué et des limites cytoplasmiques nettement visibles. Architecture palissadique des noyaux avec des noyaux (augmentés de taille, allongés et stratifiés, irréguliers) faisant protrusion en périphérie de la cellule est typique. Hyperchromasie avec une chromatine finement ou modérement granuleuse, nucléoles petits ou invisibles, possibilité de mitoses.
NB : l’adénocarcinome invasif présente des cellules glandulaires anormales à noyau élargi, hyperchromasie, chromatine mottée, nucléoles multiples et irréguliers, cellules en amas ronds ou ovales, fond avec du sang, nécrose, débris cellulaires.
Origine endocervicale si : desquamation abondante de grandes cellules cylindriques pouvant former des rosettes. Origine endométriale, si moins cellulaire, cellules petites, rondes en morules.

Si possible, les lésions AGUS doivent être classées en lésions endocervicales ou endométriales mais ce n’est pas toujours possible.
Les atypies endocervicales peuvent être classées en faveur d’une origine réactionnelle ou probablement néoplasique alors que pour les atypies endométriales les critères ne sont pas assez précis pour permettre cette distinction. 
Dans les atypies cellulaires endocervicales en faveur d’une origine réactionnelle l’architecture en rayon de miel est conservée, les cytoplasmes restent abondants, avec des limites nettes et le chevauchement des noyaux reste minime. Les noyaux restent ovalaires, de morphologie respectée mais augmentés de taille. Les contours nucléaires sont réguliers ou discrètement irréguliers. Les noyaux peuvent être hyperchromatiques mais la chromatine reste régulière. Des nucléoles peuvent se voir. Des cellules multinucléées peuvent être présentent.
Les atypies réactionnelles endocervicales peuvent s’intégrer dans le cadre d’une endocervicite, peuvent être associées à une lésion intraépithéliale malpighienne. Une hyperplasie microglandulaire et des modifications d’Arias-Stella peuvent être à l’origine d’atypies cellulaires.
Les cellules endocervicales peuvent être ciliées. La présence de cellules ciliées, cylindriques, pseudo-stratifiées agencées en petits amas, bandes ou rosettes, représente la métaplasie tubaire. Ces cellules présentent des noyaux élargis, hyperchromatiques qui peuvent simuler un adénocarcinome in situ. Cependant, les noyaux de la métaplasie tubaire restent ronds ou ovales, avec une chromatine fine. La formation de rosettes et les mitoses sont rares. Le critère le plus utile pour le diagnostic de métaplasie tubaire est la présence de cils.

En ce qui concerne le diagnostic d’adénocarcinome in situ, la cytologie est peu sensible et manque près de la moitié des diagnostics y compris après révision des lames, confondu avec hyperplasie réactionnelle ou dans certains cas avec des cellules endométriales (9). Les critères sont des amas denses avec pseudostratification, des noyaux agrandis, ovales, hyperchromatiques avec chromatine fine ou grossière (10)

L’évolution des lésions glandulaires intraépithéliales n’est pas bien connue. Bien que certains critères soient établis pour porter le diagnostic de lésions endocervicales en faveur d’une origine néoplasique, il est souvent très difficile de différencier les adénocarcinomes in situ de la métaplasie tubaire, d’un processus réactionnel floride ou d’un adénocarcinome infiltrant.
 
(4) Marsan C, Verdier MM. La terminologie en cytologie cervico-vaginale de Papanicolaou à Bethesda. Rev Fr Lab 224, 99-103. 1991. 

(9) Lee KR, Minter LJ, Granter SR. Papanicolaou smear sensitivity for adenocarcinoma in situ of the cervix. A study of 34 cases. Am J Clin Pathol 1997 ; 107(1):30-5.

(10) Ayer B, Pacey F, Greenberg M, Bousfield L. The cytologic diagnosis of adenocarcinoma in situ of the cervix uteri and related lesions. I. Adenocarcinoma in situ. Acta Cytol 1987 ; 31(4):397-411.
 


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