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Candidose



Candidose oropharyngée : NB on retrouve du candida dans la bouche de 25-50% de sujets en bonne santé et plus si facteurs de risque : immunosuppression, sujets hospitalisés, diabète, cancer, prothèse dentaire. Pour parler de candidose il faut des signes cliniques. Il existe de nombreux facteurs de candidose oropharyngée :


Iatrogénique : prothèse dentaire, RTE, corticoïdes locaux ou systémiques, antibiotiques à large spectre, chimiothérapie, traitement immunosuppresseur


Immunodéficiences, endocrinopathies (diabète, hypothyroïdie, insuffisance surrénalienne), cancer (25% si tumeur solide jusqu’à 60% si hémopathie ou greffe de moelle, moins depuis l’utilisation généreuse d’antifongiques dans ces patients)


Sujets aux 2 extrêmes de la vie, Malnutrition


Clinique : le plus souvent candidose pseudomembraneuseou Candidose chronique hyperplasique(5), caractérisée par des plaques blanches ou des nodules verruqueux sur une base érythémateuse = muguet, elle est préférentiellement localisée sur la face dorsale de la langue, les joues (régions rétro-commissurales), palais, voile avec brûlures, douleurs et modification du goût ou sècheresse.


Muguet : Sur une muqueuse érythémateuse apparaissent de petites plages blanches "lait caillé", plus ou moins adhérentes, qui sont constituées d'un enchevêtrement de pseudomycélium et de blastospores de Candida albicans :


- localisées initialement (face interne des joues, gencives, palais, piliers des amygdales...), elles peuvent s'étendre a toute la cavité buccale et au pharynx :


- les symptômes sont généralement absents au début, puis le patient se plaint de brûlures, de perte du goût, de pharyngite et de dysphagie.


- une perlèche et une chéilite sont parfois associées.


 Si odynophagie (douleurs à la déglutition) suspecter une oesophagite candidosique. Les autres formes sont : érythémateuse ou atrophique (érythème diffus du palais, langue), chéilite angulaire ou "perlèche" (inflammation des angles de la bouche +/- fissures (se voit aussi en cas de carence martiale ou d’infection à Staphylocoques).


Candidose érythémateuse pseudo-érosive : souvent iatrogène (après une antibiothérapie) et fréquente chez le sujet VIH+. Plages rouges sur langue lisse, dépapillée, palais et joues. Les signes fonctionnels sont présents.


Images : #1
Histologie :
une importante hyperplasie épithéliale est notée avec acanthose et papillomatose endophytique. En surface, il existe une hyperkératose ortho et parakératosique avec de nombreux micro-abcès renfermant des spores et des filaments mycéniens PAS positifs. Des PNN dans la couche cornée d’une muqueuse orale ou jonction mucocutanée évoquent une candidose, alors que des amas de PNN dans la parakératose se voient lors de : psoriasis éruptif ou dermatophytose.


La découverte de cette lésion, considérée comme précancéreuse, impose la recherche d'une dysplasie associée.


Le Traitement comme dans les autres formes recourt aux Azoles, topiques dans les formes modérées, systémique si maladie extensive ou contexte d’immunosuppression (Nystatine, Clotrimazole, Fluconazole, Itraconazole, Kétoconazole)
http://www.medix.free.fr/sim/infection-cutanee-muqueuse.php


 


Candidose chronique hyperplasique (181)
Caractérisée par des plaques blanches ou des nodules verruqueux parfois entourés d’un érythème, elle est préférentiellement localisée sur la face dorsale de la langue, les joues (régions rétro-commissurales), palais, voile avec brûlures, douleurs et modification du goût ou sècheresse. Si odynophagie (douleurs à la deglutition) suspecter une
oesophagite candidosique.. Les autres formes sont : pseudomembraneuse, érythémateuse ou atrophique (érythème diffus du palais, langue), chéilite angulaire ou "perlèche" (inflammation des angles de la bouche +/- fissures (se voit aussi en cas de carence martiale ou d’infection à Staphylocoques).


Images : #1


Histologie : une importante hyperplasie épithéliale est notée avec acanthose et papillomatose endophytique. En surface, il existe une hyperkératose ortho et parakératosique avec de nombreux micro-abcès renfermant des spores et des filaments mycéniens PAS positifs.
La découverte de cette lésion, considérée comme précancéreuse, impose la recherche d’une dysplasie associée.


 


(181) Boisnic S, Biaggi A. [Pathology of the oral cavity]. Ann Pathol 1992 ; 12(4-5):303-13.


 


dysplasie associée.


Le Traitement comme dans les autres formes recourt aux Azoles, topiques dans les formes modérées, systémique si maladie extensive ou contexte d’immunosuppression (Nystatine, Clotrimazole, Fluconazole, Itraconazole, Kétoconazole)
http://www.medix.free.fr/sim/infection-cutanee-muqueuse.php


 


 (181) Boisnic S, Biaggi A. [Pathology of the oral cavity]. Ann Pathol 1992 ; 12(4-5):303-13.


 



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