» COL UTERIN CARCINOME EPIDERMOIDE VERRUQUEUX

CARCINOME EPIDERMOIDE VERRUQUEUX


Le carcinome verruqueux (1,40) est une variante rare du carcinome épidermoïde bien différencié qui intéresse le plus souvent la vulve mais qui peut se voir aussi au niveau du col. La lésion présente une architecture papillomateuse. Le revêtement ne présente pas d’atypie cytonucléaire bien qu’une activité mitotique existe dans les couches cellulaires basales. Le néoplasme infiltre le chorion sous la forme de larges travées ayant des bords réguliers, sans « effilochage » périphérique.
Le carcinome verruqueux est associé à une infestation par l’HPV 6 dans le vagin et la vulve mai apparemment pas dans le col utérin, il a tendance à récidiver, à envahir l’utérus mais ne métastase que rarement. Il existe une forme très bien différenciée qui se différencie du carcinome verruqueux par l'absence d'HPV y compris de type 6 ou de composante papillaire de surface, sans carcinome in situ associé avec des cytologies négatives et qui est de mauvais pronostic car non dépisté (2).
Diagnostic différentiel : condylome accuminé (architecture + délicate, axes fibrovasculaires), carcinoma malpighien papillaire pushing type (atypies + marquées), carcinome condylomateux (halos périnucléaires).
Traitement : La procédure chirurgicale dépend du stade, sans curage + RTE classique si stade avancé (une RTE inadaptée peut dans certains cas aboutir à une évolution plus agressive (3).
D'autres variétés ont été décrites :
- forme condylomateuse (1 ;4) avec des aspects koïlocytaires marqués, ressemblant plus au carcinome classique qu'à la forme verruqueuse (présence d’HPV). Cytologie en couche fine : petits amas cohésifs et syncitiaux, vague architecture papillaire ; cellules tumorales polygonales ou allongées à noyaux ovales, chromatine grossière, quelques nucléoles distincts ; nombreux koïlocytes, parfois avec atypies nucléaires marquées ; cellules dyskératosiques de forme bizarre (Acta Cytol 2003 ;47:159). Images : Carcinome condylomateux du col utérin
- une forme très bien différenciée qui se différencie du carcinome verruqueux par l'absence d'HPV y compris de type 6 ou de composante papillaire de surface, sans carcinome in situ associé avec des cytologies négatives et qui est de mauvais pronostic car non dépisté (5).
 
(1) Wright TC, Ferenczy A, Kurman RJ. Carcinomas and other tumors of the cervix. In : Kurman RJ, editor. Blausteins's Pathology of the female genital tract. New-York : Springer Verlag, 2001 : 325-381.
(2) Morrison C, Catania F, Wakely P, Jr., Nuovo GJ. Highly differentiated keratinizing squamous cell cancer of the cervix : a rare, locally aggressive tumor not associated with human papillomavirus or squamous intraepithelial lesions. Am J Surg Pathol 2001 ; 25(10):1310-1315.
 (3) Holland JF, Frei EI, Bast RC, Jr., Kufe DW, Pollock RE, Weichselbaum RR et al. Cancer medicine. 5th ed. Williams and Wilkins, 2000.
 (4) Pathology and Genetics of Tumor of the Breast and Female Genital Organs. International Agency for Research on Cancer (IARC) - Lyon, 13-112. 2003. IARC Press. WHO Classification of Tumors. Tavassoli, FA and Devilee, P.
Ref Type : Serial (Book,Monograph)
(5) Morrison C, Catania F, Wakely P, Jr., Nuovo GJ. Highly differentiated keratinizing squamous cell cancer of the cervix : a rare, locally aggressive tumor not associated with human papillomavirus or squamous intraepithelial lesions. Am J Surg Pathol 2001 ; 25(10):1310-1315.
(40) Kurman RJ, Ronnett BM, Sherman ME, Wilkinson EJ. Tumors of the cervix, vagina and vulva. Fourth series ed. Washington, DC : American registry of pathology, 2010.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.