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Adénocarcinome de type intestinal


L’adénocarcinome infiltrant (16 ;62)
Deux critères formels permettent de diagnostiquer l’adénocarcinome infiltrant : la présence de cellules ou de glandes malignes dans le stroma, l’existence de glandes d’apparence néoplasique cernées par une stroma réaction fibro-inflammatoire ou desmoplasique.
Il n’existe pas de consensus pour définir l’adénocarcinome microinfiltrant. Il semble que les métastases lymphatiques soit exceptionnelles dans les adénocarcinomes infiltrant mesurant moins de 2 mm de profondeur, alors que des métastases ganglionnaires ont été observées dans le cadre d’adénocarcinome mesurant entre 2 et 5 mm de profondeur.

les adénocarcinomes mucineux (62) : forme la plus fréquente, divisée en 3 sous-groupes : endocervical (le plus fréquent), intestinal et à cellules en bague à chaton. La formeendocervicale se compose de cellules à cytoplasme abondant pâle, granulaire, agencées en structures tubulopapillaires avec des noyaux basaux ou stratifiés. Il existe des vacuoles de mucine intracytoplasmique. Le type intestinal se compose de cellules dont le cytoplasme est dilaté par d’abondantes vacuoles de mucine et il comporte des cellules en gobelet (possibilité de cellules argentaffines et de Paneth). Le type à cellules en bague à chaton peut être pur ou associé à une autre composante d’adénocarcinome mucineux.
NB le Bleu Alcian et l’ACE n’aident pas au diagnostic différentiel avec une forme endométrioïde ou des lésions glandulaires atypiques.
Immunohistochimie : RE/RP - et HPV +, vimentine -( dans la forme endométrioïde c’est l’inverse).
Facteurs pronostiques : classiques T, profondeur, N, perméations vasculaires
Diagnostic différentiel :
- hyperplasie microglandulaire (sujet plus jeune), polypoïde, superficiel, ne dépassant pas le niveau des glandes endocervicales normales, ni atypie, ni mitoses
- restes mésonéphriques : agencement lobulaire, profond, ni atypie, ni mitoses
- AIS : pas d’extension en profondeur sous le niveau des glandes normales, pas d’adossement ni stroma réaction.


Les tumeurs malignes glandulaires se différencient des lésions bénignes par un Ki-67 >40% et ACE cytoplasmique +, cette combinaison ne se voyant que dans les adénocarcinomes, de même la p53 est plus fréquemment + dans les tumeurs malignes à l’exception de l’hyperplasie microglandulaire floride (76)
La positivité des anticorps anti-oestrogènes, anti-progestérone et anti-CA 125 est secondaire à leur expression au sein des épithéliums d’origine mÃŒllerienne d’où proviennent les tissus glandulaires endocervicaux. Cette expression spécifique apparaït significativement diminuée au sein des tissus glandulaires néoplasiques.

(16) Zaino RJ. Glandular lesions of the uterine cervix. Mod Pathol 2000 ; 13(3):261-74.

(62) Wright TC, Ferenczy A, Kurman RJ. Carcinomas and other tumors of the cervix. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 325-81.

(76) Cina SJ, Richardson MS, Austin RM, Kurman RJ. Immunohistochemical staining for Ki-67 antigen, carcinoembryonic antigen, and p53 in the differential diagnosis of glandular lesions of the cervix. Mod Pathol 1997 ; 10(3):176-80.



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