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Adénocarcinome endométrioïde


Adénocarcinome endométrioïde
Cytologie ;
Adénocarcinome endométrial
Son apparence varie selon le degré de différenciation.
Les critères diagnostiques sont : des cellules typiquement isolées ou en petits amas peu cohésifs
 dans les tumeurs bien différenciées, les noyaux sont légèrement augmentés de taille et deviennent de plus en plus grands avec l’augmentation du grade de la tumeur
 l’irrégularité nucléaire et la perte de polarité sont évidentes
 dans les tumeurs de haut grade les noyaux montrent un hyperchromatisme modéré, une chromatine de distribution irrégulière et une clarification parachromatinienne
 cytoplasmes typiquement peu abondants, cyanophiles et souvent vacuolisés
 une diathèse tumorale d’aspect granuleux, « aqueux »
Images :
Immunohistochimie  : un Ac anti p16 semble prometteur car + alors que focal si dysplasie et – si atypies réactionnelles (11 ;12). NB ce marqueur peut être + dans 6 % de muqueuse exocervicale et 1/3 endocol normal ou œufs de Naboth, + dans métaplasie tubaire et est + de façon similaire dans les CIN 2 ou 3 et les carcinomes infiltrants glandulaires ou squameux (13).

http://www.pathologyoutlines.com/topic/cervixcytologyendometrialadenocarcinoma.html

L’adénocarcinome infiltrant (16 ;62)
Deux critères formels permettent de diagnostiquer l’adénocarcinome infiltrant : la présence de cellules ou de glandes malignes dans le stroma, l’existence de glandes d’apparence néoplasique cernées par une stroma réaction fibro-inflammatoire ou desmoplasique.
Il n’existe pas de consensus pour définir l’adénocarcinome microinfiltrant. Il semble que les métastases lymphatiques soit exceptionnelles dans les adénocarcinomes infiltrant mesurant moins de 2 mm de profondeur, alors que des métastases ganglionnaires ont été observées dans le cadre d’adénocarcinome mesurant entre 2 et 5 mm de profondeur.

Les adénocarcinomes endométrioïdes (1) (Cancer 2000 ;89:1291, Arch Pathol Lab Med.2014 Apr ;138(4):453-83) (2ème forme en fréquence (près de 30%, mais comme les critères varient < 7 % pour d’autres), parfois associé à une tumeur ovarienne synchrone ou métachrone.
Il est indiscernable morphologiquement de l’adénocarcinome endométrial utérin, présence fréquente de métaplasie malpighienne. Il ne comporte pas de mucine, mais peut être difficile à différencier d’un mucineux peu différencié. Images  : #0 ; #1 ; #2, Cytologie  : #0
Immunohistochimie  : HPV +, ACE + (Hum Path 1996 ;27:172), la vimentine différencie les 2 origines puisqu’elle marque 80 % des adénocarcinomes de l’endomètre contre 13 % des adénocarcinomes endométrioïdes cervicaux. La forme primitive de l’endomètre déforme l’utérus alors que celle cervicale déforme le col. Il existe une variante à déviation minime chez des femmes jeunes avec une prolifération d’aspect bénin de glandes et kystes sans stroma associé (2) Histopathology 1992 ;20:351. HPV + dans 27.3% Mod Pathol. 2014 Dec ;27(12):1559-67, avec prédominance de HPV 16 (3)
Diagnostic différentiel  : primitif endométrial (hyperplasie endométriale, pas d’in situ du col, vimentine +, RE+, RP+, ACE-, HPV-, AJSP 2003 ;27:1080), adénocarcinome endocervical avec peu de mucine

d’aspect granuleux, « aqueux »

NB : la forme à déviation minime est rare et imite une lésion bénigne, glandes et kystes de distribution irrégulière, revêtement cubique pauvre en mucine mono ou multistratifié +/- cils / apical snouts, peu / pas d’atypies ou mitoses

 

Les tumeurs malignes glandulaires se différencient des lésions bénignes par un Ki-67 >40% et ACE cytoplasmique +, cette combinaison ne se voyant que dans les adénocarcinomes, de même la p53 est plus fréquemment + dans les tumeurs malignes à l’exception de l’hyperplasie microglandulaire floride (76)

La positivité des anticorps anti-oestrogènes, anti-progestérone et anti-CA 125 est secondaire à leur expression au sein des épithéliums d’origine müllerienne d’où proviennent les tissus glandulaires endocervicaux. Cette expression spécifique apparaît significativement diminuée au sein des tissus glandulaires néoplasiques.

Reference List

 (1) Wright TC, Ferenczy A, Kurman RJ. Carcinomas and other tumors of the cervix. In : Kurman RJ, editor. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. New-York : Springer Verlag, 2001 : 325-381.

 (2) Young RH, Scully RE. Minimal-deviation endometrioid adenocarcinoma of the uterine cervix. A report of five cases of a distinctive neoplasm that may be misinterpreted as benign. Am J Surg Pathol 1993 ; 17(7):660-665.

 (3) An HJ, Kim KR, Kim IS, Kim DW, Park MH, Park IA et al. Prevalence of human papillomavirus DNA in various histological subtypes of cervical adenocarcinoma : a population-based study. Mod Pathol 2005 ; 18(4):528-534.

 

 



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