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Pathologie infectieuse


Infections bactériennes habituelles : le plus souvent secondaires à une maladie inflammatoire des voies pelviennes, elles se voient obligatoirement dans le contexte d’une salpingite, parfois sous forme d’un abcès tubo-ovarien.
Imagerie : #0, #1,
Clinique : douleurs abdominopelviennes, rarement fièvre, pertes, hémorragies et symptômes urinaires. Palpation d’une masse annexielle visible aux examens complémentaire, la présence d’un abcès ovarien sans atteinte tubaire est rare.
Il existe des formes plus modérées chroniques d’inflammation sous forme de péri-ovarites chroniques avec des adhérences pouvant aboutir parfois à une masse pseudotumorale de type xanthogranulome ou pseudotumeur inflammatoire l’ovaire étant remplacé par une masse lobulée jaune solide. Du à une gonorrhée, chlamydia, bactéries entériques ou infections puerpérales, souvent polymicrobien, débute dans l'endomètre avec atteinte tubaire, abcès ou kyste tubo-ovarien. Complications : stérilité, péritonite, bactériémie ou obstruction intestinale par adhérences. Possibilité dans 15-30% de syndrome de Fitz-Hugh-Curtis, secondaire à une inflammation de la capsule hépatique et du diaphragme (Chlamydia trachomatis 5 X + fréquent que Neisseria gonorrhoeae).
Histologie : nombreux histiocytes spumeux avec des cellules géantes multinucléées, des plasmocytes, fibroblastes, neutrophiles et des foyers de nécrose.
De façon plus rare on décrit des infections telles que l’actinomycose (associée à des DIU (Am J Clin Pathol 1977 ;68:622), le plus souvent unilatérale), destructrice avec des abcès multiples tubo-ovariens, possibilité d’observer des grains de soufre macroscopiquement, ces grains de soufre sont constitués de masses arrondies bien limitées de bactéries basophiles gram+ avec une périphérie radiaire ou palissadique. Images : #0, #1, #2,  histiocytes #1 ; #2-mucicarmin +, xanthogranulome : #0, actinomycose, #0, #1

http://emedicine.medscape.com/article/256448-overview

 
Ont été décrites de façon rare des tuberculoses ovariennes secondaires à une salpingite (Arch Gynecol Obstet 2008 ;278:359).
L’atteinte ovarienne par une malacoplasie est rare (voir vessie, rein ) (3), au niveau de l'ovaire, des trompes ont été décrits des inflammations xanthogranulomateuses ressemblant à une malacoplasie ou un Whipple (3). Rare également l’atteinte ovarienne par la lèpre ou la syphilis ainsi que les infestations parasitaires le plus souvent le cas d’une schistosomiase d’une oxyurose, ascaris ou d’une échinococcose, voire de microsporidie

Ont été décrites également des atteintes ovariennes virales en particulier secondaires au CMV avec une nécrose de coagulation associée à un nombre variable de PNN, débris nucléaires et d’hémorragie, lymphocytes plasmocytes et à une congestion vasculaire avec la présence des inclusions nucléaires typiques du CMV en œil de hibou. Existence également d’atteinte d’ovarite par les oreillons, et nettement moins fréquente l’orchite.
Les mycoses ovariennes sont exceptionnelles.
http://emedicine.medscape.com/article/404537-overview
http://en.wikipedia.org/wiki/Pelvic_inflammatory_disease
http://www.pathologyoutlines.com/topic/ovarynontumorgranulomatous.html

(1) Clement PB. Non neoplastic lesions of the ovary. In : Kurman RJ, ed. Blausteins's Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 675-727.


(3) Young RH, Clement PB. Pseudoneoplastic lesions of the lower female genital tract. Pathol Annu 1989 ; 24 Pt 2.:189-226.



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