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LESIONS PROLIFERATIVES DE L’OVAIRE


Lésions prolifératives de surface (1).
inclusions corticales épithéliales  : elles ont par définition moins de 1 cm car au dessus de cette taille on parle de cystadénome. Lésions le plus souvent multiples, isolées ou en petits amas, essentiellement superficiels parfois dans le cortex profond voire dans la médullaire ovarienne. Ces kystes et inclusions sont bordés par un revêtement monostratifié cylindrique parfois cilié pouvant imiter l’endosalpingiose. Ils peuvent parfois contenir des psammomes (situées ailleurs de telles inclusions seraient considérées comme une endosalpingiose).
Plus rarement, le revêtement de ces glandes et kystes d’inclusion consistent en une autre type cellulaire mullérien endométrioïde, mucineux ou non spécifique. Ce revêtement peut présenter une dégénérescence vacuolaire avec un aspect de cellules en bague à chaton
Rarement épidermoïde, découvert par hasard (Am J Obstet Gynecol 1976 ;124:523), parfois associé à tératome monodermique ou nids de Walthard (l'absence d'annexes ou autres tissus exclut le tératome), voire à un carcinome malpighien (Clin Exp Obstet Gynecol 2005 ;32:265).
Histologie : revêtement pavimenteux stratifié sans annexes (Int J Gynecol Pathol 1996 ;15:69) ; ou nids dans une paroi kystique avec de la mucine et des débris de kératine (Am J Clin Pathol 1980 ;73:272)
 
 
Proliférations mésothéliales (1) : peuvent s’observer à la surface de l’ovaire ou dans des adhérences fibroses péri-ovariennes, le plus souvent secondaires à une inflammation pelvienne, voire à des tumeurs ovariennes ou de l’endométriose.
Les formes florides peuvent être associées à des proliférations glandulaires complexes et papillaires avec parfois un certain degré d’atypies (voir tumeurs mésothéliales). Images histologiques
 
Proliférations stromales de surface (1) : de petites projections nodulaires ou polypoïdes sont une découverte histologique fréquente chez les femmes âgées ou post-ménopausées. Ces projections sont constituées de stroma ovarien avec degré variable de hyalinisation bordée par une monocouche d’épithélium de surface. La plupart de ces petites proliférations mesurent de 1 à 3 mm et dépassent rarement 1 cm de grand axe, si > 1 cm on parle de papillome séreux de surface. Image
 
(1) Clement PB. Non neoplastic lesions of the ovary. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 675-727.
 


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