» OVAIRE Oedème et fibromatose ovarienne

Oedème et fibromatose ovarienne


Oedème massif et fibromatose ovarienne (1 ;11) Am J Surg Pathol 1979/ ;3:11, Arch Pathol Lab Med 1979/ ;103:42/ : il s’agit d’une pathologie rare touchant les patientes jeunes (6 à 37 ans, moyenne 21 ans) avec des douleurs abdominales ou pelviennes, des irrégularités menstruelles et une distension abdominale, les douleurs peuvent être chroniques ou de survenue aiguë pouvant imiter une appendicite. Manifestations androgéniques présentes dans près de 20% des cas associées à la présence de cellules stromales lutéinisées (hirsutisme ou véritable masculinisation). L’atteinte est unilatérale dans 90% des cas, près de la moitié des cas présente une torsion complète ou partielle de l’ovaire. Les patientes avec fibromatose ovarienne sont un peu plus âgées avec une moyenne de 25 ans et présentent moins souvent des phénomènes de virilisation.
Macroscopie : dans l’œdème massif l’ovaire est volumineux de 5,5 à 35 cm avec une moyenne de 11,5 cm, l’extérieur est blanc lisse alors qu’à la coupe la surface est œdémateuse gélatineuse. Dans la fibromatose ovarienne les ovaires sont à peu près de même taille, l’atteinte est un peu plus fréquemment bilatérale dans 20% des cas, les ovaires ont une surface lisse blanche lobulée. A la coupe, aspect ferme et solide avec la présence dans 1/3 des cas de follicules kystiques.
Histologie : œdème stromal marqué qui dissocie les cellules fusiformes du stroma ovarien, dans les zones non œdémateuses un stroma normal, hyperplasique ou de type fibromatose ovarienne. Présence de foyers de cellules lutéinisées dans 40% des cas. Dans la fibromatose ovarienne, on note une prolifération de cellules fusiformes produisant du collagène, avec un aspect variant de nodules modérément cellulaires avec un agencement storiforme focal à des territoires scléreux paucicellulaires. Présence dans de rares cas de cellules lutéinisées. L’œdème massif est le plus souvent secondaire à une torsion intermittente ou permanente de l’ovaire, possibilité de prolifération stromale sous jacente telle que la fibromatose ovarienne ou l’hyperthécose stromale.
L’œdème massif, la fibromatose se distinguent d’un néoplasme par la persistance de follicules et contrairement à un néoplasme, par l’absence d’un liséré en périphérie de tissu ovarien normal.
Images : #0, #2, #3, #4, #5, #6, #7,
Diagnostic différentiel : fibrome , tumeur de Krukenberg tumor (bilatéral, cellules en bague à chaton)

http://www.pathologyoutlines.com/topic/ovarymassiveedema.html (1) Clement PB. Non neoplastic lesions of the ovary. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 675-727.

(11) Pathology and Genetics of Tumor of the Breast and Female Genital Organs. International Agency for Research on Cancer (IARC) - Lyon, 13-112. 2003. IARC Press. WHO Classification of Tumors. Tavassoli, FA and Devilee, P.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.