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Pseudotumeur


Torsion prolapsus et intussusception : (1)
La torsion est le plus souvent liée à un ovaire homolatéral kystisé de taille augmentée qui peut correspondre à un vrai kyste ou une tumeur le plus souvent bénigne, rarement maligne, parfois à des kystes para-ovariens ou secondairement à un hydro ou pyosalpinx, des antécédents de chirurgie gynécologique.
Clinique  : Survenue brutale de douleurs abdominales basses avec, à l’intervention, une annexe tordue, s’accompagnant d’une congestion vasculaire marquée, l’annexe est gonflée, oedémateuse avec infarctus hémorragique et gangrène. Les cas non diagnostiqués de l’enfant ou de l’adulte peuvent aboutir à une résorption ou à une disparition totale de l’annexe infarcie ou à une calcification. Imagerie, laparoscopie Le prolapsus tubaire dans le vagin peut se voir, de façon rare, comme complication d’une hystérectomie vaginale, se manifestant cliniquement par un écoulement vaginal. A l’examen clinique, elle présente une excroissance au niveau de la voûte vaginale, imitant un tissu de granulation ou un carcinome.

L’histologie présente des remaniements inflammatoires aigus ou chroniques et de pseudoglandes qui peuvent imiter un adénocarcinome.

Pseudo-tumeurs (1-3) On peut observer des degrés variés d’hyperplasie du revêtement tubaire sans atypie lors de tumeurs ovariennes fonctionnelles ou lors d’une hyperoestrogénie, voire lors d’une salpingite (5).

Une hyperplasie associée à des atypies du revêtement tubaire et du mésothélium peut imiter un adénocarcinome in situ voire infiltrant (formation de papilles et pseudoglandes, surtout quand l’hyperplasie pseudoglandulaire du mésothélium est incorporée dans du tissu sous séreux avec inflammation ou du tissu cicatriciel). Une telle hyperplasie peut se voir lors de phénomènes inflammatoires aigus ou chroniques (5). Elle se distingue d’un véritable cancer par l’âge jeune des sujets, association à une inflammation marquée et l’absence d’atypie évidente.

Description d’une hyperplasie papillaire tubaire avec de petits amas arrondis de cellules épithéliales tubaires et petites papilles +/- des psammomes, souvent associée à une hyperplasie épithéliale séreuse atypique ovarienne ou carcinome séreux de bas grade avec implants, avec l’hypothèse que cette hyperplasie est le précurseur des tumeurs séreuses de bas grades, implants, endosalpingiose Am J Surg Pathol. 2011 Nov ;35(11):1605-14.

Tumeur métaplasique papillaire de la trompe Archives 1989 ;113:545 : se voit sur segments de tube lors de ligatures après grossesse. Il s’agit d’une lésion de petite taille, non infiltrante, n’atteignant qu’une partie de la circonférence tubaire. Les papilles de taille variable bordées par un épithélium atypique qui ressemble à une tumeur séreuse borderline contiennent de petits kystes arrondis, bordés de grandes cellules éosinophiles à noyaux vésiculaires et peu de mitoses.


(1) Wheeler JE. Diseases of the fallopian tube. In : Kurman RJ, ed. Blausteins’s Pathology of the female genital tract. 5th ed. New-York : Springer Verlag ; 2001. p. 617-48.

(2) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996.

(3) Thor AD, Young RH, Clement PB. Pathology of the fallopian tube, broad ligament, peritoneum, and pelvic soft tissues. Hum Pathol 1991 ; 22(9):856-67.

(4) Kurman RJ.Kurman RJ, ed. Blaustein’s pathology of the female genital tract. third ed. New York : Springer verlag ; 1987.

(5) Cheung AN, Young RH, Scully RE. Pseudocarcinomatous hyperplasia of the fallopian tube associated with salpingitis. A report of 14 cases. Am J Surg Pathol 1994 ; 18(11):1125-1130.


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