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Carcinome basaloïde


Carcinome basaloïde (1 ;6) : âge moyen 52 ans, localisé au gland, taille moyenne de 3,8 cm, il représente 5 à 10% des cancers. Masse irrégulière, plane, ulcérée. Histologie classique identique à celle décrite dans le col et la vulve avec des nids de petites cellules basophiles avec une activité mitotique importante, une comédonécrose, palissades périphériques et une association significative à l'HPV 16, de comportement plus agressif que le malpighien classique, car plus infiltrant et métastatique (50% de N+, 59% de mortalité) (6 ;9).
Diagnostic différentiel : carcinome basocellulaire : moins d’atypies, peau du fût pénien, palissades nettes, remaniements myxoïdes du stroma, carcinome neuroendocrine l’immunohistochimie fait le diagnostic, carcinome malpighien peu différencié mais nids + irréguliers, cytoplasme éosinophile bien limité, différenciation squameuse, carcinome urothélial mais + pléomorphe + à uroplakine-III / thrombomoduline.
 
Carcinome basaloïde–verruqueux  Mod Pathol. 2010 Jun ;23(6):896-904 : >10% de chaque composante, 10% des carcinomes malpighiens, âge moyen de 62 ans (Int J Surg Pathol 2009 Jul 3), souvent HPV + , + agressif que le verruqueux mais moins que le basaloïde, N+ inguinal dans la moitié des cas, OS à 5 et 10 ans de 69 et 61%
Macroscopie : masse exo- à endophytique de 2 à 10 cm (moyenne de 5.5 cm), blanche-grise, envahissant souvent les tissus érectiles
Histologie : souvent prédominance de composante basaloïde en profondeur avec perméations vasculaires et périnerveuses + composante in situ, composante condylomateuse en surface, les nids infiltrants peuvent avoir un centre verruqueux et une périphérie basaloïde, dans 15% des cas, nids infiltrants non-papillomateux d’aspect mixte basaloïde et cerruqueux, rarement predominance papillomateuse. Invasion fréquente des tissues érectiles (corps spongieux / caverneux). De haut grade dans 89%, fréquentes perméations vasculaires et périnerveuses. PeIN dans 42% de type basaloïde, basaloïde-verruqueux ou verruqueux. N+ inguinaux dans 50%. Images histologiques
Carcinome basaloïde squameux : forme rare de carcinome papillaire à cellules basophiles, HPV +, p16 +. Diagnostic différentiel : carcinome basaloïde, verruqueux – basaloïde / papillaire, carcinome urothélial mais Uroplakine-III négatif. Le pronostic est bon Am J Surg Pathol. 2012 Jun ;36(6):869-75.
 


(1) Murphy WM. diseases of the penis and scrotum. In : Murphy WM, editor. Urological pathology. Philadelphia : Saunders, 1997 : 401-429.

(6) Eble JN, Sauter G, Epstein JI, Sesterhenn IA. Tumours of the urinary system and male genital organs. Lyon : IARC press, 2004.

(9) Cubilla AL, Reuter VE, Gregoire L, Ayala G, Ocampos S, Lancaster WD et al. Basaloid squamous cell carcinoma : a distinctive human papilloma virus-related penile neoplasm : a report of 20 cases. Am J Surg Pathol 1998 ; 22(6):755-761.


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