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Hyperplasie des cellules basales


Hyperplasie des cellules basales (33) , Arch Pathol Lab Med. 2010 Mar ;134(3):427-43 (HCB) : L'association avec l'atrophie est fréquente (surtout si privation androgénique ou post-RT). Elle est fréquemment associée à une hyperplasie nodulaire dans sa forme non floride. Expansion nodulaire de glandes uniformes et rondes avec stratification des noyaux. Les cellules basales hyperplasiques forment plus de deux couches d’épaisseur en périphérie des glandes et acini, cette prolifération peut être abondante, le plus souvent excentrée, pouvant +/- oblitérer la lumière glandulaire et donner un aspect cribriforme. Les cellules sont basophiles du fait d’un rapport nucléocytoplasmique élevé avec des noyaux ronds /ovales qui se chevauchent à chromatine vésiculaire, et des nucléoles non visibles. Dans la forme atypique, présence de macronucléoles voire d’hyperchromasie ou de mitoses. Elle peut former des nids compacts, sans lumière, si HCB incomplète, lumières résiduelles couvertes par des cellules sécrétantes à cytoplasme clair ou éosinophile entourées par des cellules basales
Images histologiques : Forme floride
Immunohistochimie : Les cellules basales sont 34bêtaE12+/p63 +, le marquage au PSA et PSAP est variable, CD 10 - (34), p504s - (33).
Il s’agit d’une des rares entités où on peut retrouver des psammomes ou corps amylacés (ce qui se voit exceptionnellement dans le carcinome (35). Parfois, cette hyperplasie peut prendre un aspect nodulaire (adénome basal) ou de tumeur adénoïde kystique (36), en particulier quand la lésion est bien limitée, sans desmoplasie, de nos jours, la tumeur adénoïde kystique est considérée comme une variante d’hyperplasie à cellules basales. Glandes de taille moyenne à grande, éventuellement cri­briformes, parfois avec des formations kystiques, fréquentes microcalcifications, rarement globules hyalins intracellulaires (pathognomoniques de l'HBC). Cette forme se voit surtout chez le sujet âgé (moyenne 72 ans) dans la zone transitionnelle, elle est souvent multifocale, lobulée, possibilité de métaplasie squameuse et de stroma myxoïde hypercellulaire (37). Si la lésion est mal limitée, infiltrante avec des perméations périnerveuses, elle est considérée comme une tumeur de malignité indéterminée ou tumeur adénoïde à cellules basales (38-41).
Il existe des formes inhabituelles : (36)
- avec globules hyalins intracytoplasmiques de taille variable, denses homogènes, pouvant déplacer le noyau (33)
- avec des calcifcations extracellulaires, de taille petite à intermédiaire, psammomateuses ou de corps amylacés calcifiés.
- avec métaplasie squameuse
Le diagnostic différentiel est le carcinome prostatique à cellules basales, rarissime, avec une croissance infiltrante, extension extraprostatique, invasion périnerveuse, nécrose et desmoplasie et qui est positif pour la p63 et 34BE12 négatif (l'HCB ne montre jamais d'extension extra prostatique ni d'engaînement péri­nerveux).
PIN de haut grade, surtout si présence de nucléoles, mais l'hyperplasie à cellules basales est uniforme, sans touffes ni micropapilles.
La forme tubuleuse et cribriforme d'hyperplasie de cellules basales imite un adénocarcinome (mais pas de population multistratifiée uniforme basaloïde en petits nids solides).
image1, image2, image3, image4, image5, image6, peripheral zone #1, #2, #3, Forme avec macronucléoles : image1, image2,
carcinome basaloïde sur hyperplasie des cellules basales
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http://www.pathologyoutlines.com/topic/prostatebch.html



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