» CAVITE BUCCALE Mélanome

Mélanome


Mélanomes buccaux (73)(6) AJSP 2001 ;25:782, AJSP 2002 ;26:883 : la forme de la cavité orale se voit plus fréquemment chez les personnes d’origine africaine ou japonaise avec une prédiletin pour le palais et la gencive (74), sinon au niveau de l’amygdale, du voile, de la langue. Le pic de fréquence est plus précoce que précédemment et se situe entre 40 et 50 ans. Le diagnostic différentiel clinique se fera avec un tatouage d’origine dentaire, une pigmentation "raciale", des hémorragies ou des lésions vasculaires, des naevi, des toxidermies et des pigmentations d’origine endocrine. La forme desmoplasique a été décrite (75). L’évolution est rapide avec apparition précoce de métastases. Le pronostic est mauvais (survie moyenne de 2 à 3 ans). Les facteurs pronostiques sont représentés par le stade , les invasions vasculaires, l’épaisseur (seuil à 5 mm), le niveau alors que le statut ganglionnaire est sans valeur. Ils sont subdivisés en stades cliniques 1 (local), II (avec N+) et III (métastases à distance) avec 3 niveaux : 1 (in situ et micro-invasif), 2 (invasion du chorion seul) et 3(infiltration au delà du chorion).
Les variétés pigmentées ou amélanotiques peuvent s’observer (1/3 sont achromiques). Certaines ont des aspects desmoplasiques, en particulier celles de la lèvre inférieure. Il faut donc ne pas hésiter à pratiquer une immunohistochimie à la recherche de PS100, d’HMB 45 ou de Melan A. En cas de tumeur maligne indifférenciée à cellules fusiformes de la cavité orale on est aidé par une mélanose orale avoisinante à la tumeur qui est retrouvée dans environ 30% des cas de mélanome ; souvent on retrouve un certain degré d’atypies dans cette composante intra-épithéliale de type mélanose qui est considérée par certains auteurs comme une variante muqueuse de la maladie de Dubreuilh (la composante horizontale est plus ou moins atypique parfois d’aspect anodin). Images : Les variétés pigmentées ou amélanotiques peuvent s’observer (1/3 sont achromiques). Certaines ont des aspects desmoplasiques, en particulier celles de la lèvre inférieure. Il faut donc ne pas hésiter à pratiquer une immunohistochimie à la recherche de PS100, d’HMB 45 ou de Melan A. En cas de tumeur maligne indifférenciée à cellules fusiformes de la cavité orale on est aidé par une mélanose orale avoisinante à la tumeur qui est retrouvée dans environ 30% des cas de mélanome ; souvent on retrouve un certain degré d’atypies dans cette composante intra-épithéliale de type mélanose qui est considérée par certains auteurs comme une variante muqueuse de la maladie de Dubreuilh (la composante horizontale est plus ou moins atypique parfois d’aspect anodin). Images : pan>#1, #2
#1, #2
Mélanomes acrolentigineux des muqueuses : Ils se développent plus particulièrement aux dépens de taches pigmentées des muqueuses. Ils siègent électivement sur le voile et la cloison nasale. Ils sont plus fréquents chez les japonais et les noirs.
Ils surviennent autour de l’âge de 40 ans, ont une évolution lente et sont de bien meilleur pronostic. Leur aspect histologique est, en tous points, superposable à celui de leurs homologues cutanés (composante latérale lentigineuse, cellules à dendrites, composante verticale volontiers fusocellulaire.).
Il n’existe pas de critère histopronostique fiable contrairement aux mélanomes cutanés (Clark, Breslow, mitoses non représentatifs contrairement aux perméations vasculaires, nécrose et polymorphisme cellulaire) (76)
La chirurgie pouvant être très difficile, on a parfois recours à la radiothérapie. On obtient 70% de rémission locale.

(6) Barnes L, Eveson JW, Reichart P, Sidransky D. Pathology and genetics of Head and neck tumours. IARC press, 2005.

(73) Berthelsen A, Andersen AP, Jensen TS, Hansen HS. Melanomas of the mucosa in the oral cavity and the upper respiratory passages. Cancer 1984 ; 54(5):907-912.
(74) Takagi M, Ishikawa G, Mori W. Primary malignant melanoma of the oral cavity in Japan. With special reference to mucosal melanosis. Cancer 1974 ; 34(2):358-370.
(75) Kilpatrick SE, White WL, Browne JD. Desmoplastic malignant melanoma of the oral mucosa. An underrecognized diagnostic pitfall. Cancer 1996 ; 78(3):383-389.
(76) Prasad ML, Patel S, Hoshaw-Woodard S, Escrig M, Shah JP, Huvos AG et al. Prognostic factors for malignant melanoma of the squamous mucosa of the head and neck. Am J Surg Pathol 2002 ; 26(7):883-892.


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