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Léiomyome et STUMP


- Léiomyome  : il n’existe pas d’accord dans la littérature sur l’existence ou non de cette lésion qui pour certains auteurs est considérée comme une forme d’hyperplasie bénigne du stroma (sans atypie ni mitose) (1-3). Images histologiques
 Il existe une variante rare à cellules bizarres qui survient à un âge moyen de 53 ans (49-69 ans), nodule de petite taille (1 à 2 cm) bien limité parfois infiltrant, formé de cellules musculaires lisses ou difformes avec des atypies marquées de type symplastique, absence de mitose ou de nécrose (4-7) avec cellularité normale ou peu accrue. Cette entité est considérée comme un (stromal tumor of uncertain malignant potential) (8). Image
Rares cas de Rhabdomyome

Les STUMP (stromal tumors of unknown malignant potential) (9) Arch Pathol Lab Med. 2014 Nov ;138(11):1542-5 regroupent essentiellement le léiomyome ou léiomyome atypique, des cas avec stroma très prédominant, sans atypie ni mitose, très myxoïde, parfois sans glande. Rare < 100 cas décrits, nombreux synonymes : proliférations fusiformes atypiques, hyperplasie stromale prostatique pseudoangiomateuse à noyaux bizarres/avec atypies, léiomyome bizarre, hyperplasie stromale atypique
Se voit à tout âge (27-83 ans), le plus souvent > 50 ans. Signes de dysurie, hématurie, TR anormal, PSA augmenté, rarement associé à un adénocarcinome de la prostate
Macroscopie  : masse solide +/- kystes à contenu mucineux/clair. Ces lésions infiltrent diffusément le parenchyme et peuvent s’étendre en dehors de la glande, quelques cas récidivent rapidement voire progressent vers un sarcome (10). Ils touchent la zone transitionnelle / périphérique, parfois de type phyllode.
Histologie  : prolifération stromale hypercellulaire et/ou atypies cytologiques (grands noyaux atypiques avec hyperchromasie et occasionnelle multinucléation) sans signes de transformation sarcomateuse (pas/peu de mitoses surtout atypiques). On décrit 4 aspects :
Atypies dégénératives (noyaux vacuolés, chromatine délavée) et stromale éparpillées dans un stroma hypercellulaire, + glandes bénignes, parfois entassées avec couche basale nette (moitié des cas se STUMP).
Stroma hypercellulaire benoît + glandes bénignes.
Stroma myxoïde avec excès de cellules stromales benoîtes souvent sans glandes.
Type phyllode sans stroma hypercellulaire avec épithélium prostatique bénin. (Am J Surg Pathol 1998 ;22:148, Am J Surg Pathol 2006 ;30:694). Parfois une prolifération épithéliale masque le STUMP (chevauchement épithélial glandulaire dans 50%, couche basale proéminente dans 46%, replis papillaires dans 19% (Am J Surg Pathol 2011 ;35:898) sinon possibilité de : glandes dilatées, métaplasie urothéliale / squameuse, hyperplasie cribriforme ; adénose, PIN atrophie partielle, le composant glandulaire n’est normal que dans 17% des cas. Certaines STUMP peuvent devenir malignes ou accompagner des sarcomes du stroma. Il faut donc les distinguer des hyperplasies bénignes. Les STUMP peuvent s’accompagner de proliférations épithéliales variées et il pourrait s’agir d’un tronc commun épithélio-conjonctif. Des adénocarcinomes peuvent aussi se voir dans des STUMP.
Images histologiques : stroma cellulaire, multinucléation, atypies dégénératives, #0, #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8,
Immunohistochimie  : positivité de : vimentine, RP, actine et CD34 variables, parfois RE +, négativité de : CD117, STAT6 (sauf rare marquage focal ou faible), ALDH1 Hum Pathol. 2016 Aug ;54:184-8, positivité variable de : actine, desmine
Diagnostic différentiel  : nodule stromal hyperplasique surtout sur biopsie.
Carcinosarcome : double composant malin épithélial (CK+) et stromal, carcinome sarcomatoïde différence académique avec le carcinosarcome, hyperplasie nodulaire mais pas d’atypies des cellules stromales
Pronostic  : bon, récidives assez fréquentes. Rare coexistence de STUMP et sarcomes stromaux (ou progression de STUMP vers des sarcomes)
http://emedicine.medscape.com/article/1611918-overview

http://www.pathologyoutlines.com/topic/prostatestromalprolif.html 
Reference List

 (1) Leong SS, Vogt PJ, Yu GS. Atypical stromal smooth muscle hyperplasia of prostate. Urology 1988 ; 31(2):163-167.

 (2) Rosen Y, Ambiavagar PC, Vuletin JC, Macchia RJ. Atypical leiomyoma of prostate. Urology 1980 ; 15(2):183-185.

 (3) Herawi M, Epstein JI. Specialized stromal tumors of the prostate : a clinicopathologic study of 50 cases. Am J Surg Pathol 2006 ; 30(6):694-704.

 (4) Eble JN, Tejada E. Prostatic stromal hyperplasia with bizarre nuclei. Arch Pathol Lab Med 1991 ; 115(1):87-89.

 (5) Leong SS, Vogt PJ, Yu GS. Atypical stromal smooth muscle hyperplasia of prostate. Urology 1988 ; 31(2):163-167.

 (6) Rosen Y, Ambiavagar PC, Vuletin JC, Macchia RJ. Atypical leiomyoma of prostate. Urology 1980 ; 15(2):183-185.

 (7) Denoux Y, Herlin P, Michels JJ, de Ranieri J, Gallard JC, Chasle J. [Atypical prostatic leiomyoma : a new case with cytodensitometric analysis]. Ann Urol (Paris) 2000 ; 34(4):266-270.

 (8) Herawi M, Epstein JI. Specialized stromal tumors of the prostate : a clinicopathologic study of 50 cases. Am J Surg Pathol 2006 ; 30(6):694-704.

 (9) Herawi M, Epstein JI. Specialized stromal tumors of the prostate : a clinicopathologic study of 50 cases. Am J Surg Pathol 2006 ; 30(6):694-704.

 (10) Eble JN, Sauter G, Epstein JI, Sesterhenn IA. Tumours of the urinary system and male genital organs. Lyon : IARC press, 2004.

 

 



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