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Cystite


Cystite granulomateuse : d’origine variée infectieuse (tuberculose, Bilharziose, actinomycose) ou post thérapeutique (bCG, post-biopsie / résection).

Clinique : Tuberculose : rare, près du trigone, les lésions peuvent confluer avec le temps en grands ulcères, atteindre la prostate ou le vagin, souvent secondaire à une atteinte rénale Macroscopie : parfois masse polypoïde Traitement : on peut proposer la toxine botulinique en injection pour accroître la capacité vésicale (BJU Int 2008 ;102:704) Histologie : classique pour la tuberculose avec granulome caséeux, avec le bCG : inflammation chronique, ulcération superficielle et granulome non caséeeux (Am J Clin Pathol 1993 ;99:244). Post-biopsie / résection : granulome nécrosant, palissadique imitant un nodule rhumatoïde, ou réaction à corps étrangers (Am J Clin Pathol 1986 ;86:430).

Actinomycose  : follicules lymphoïdes éparpillés, inflammation non-spécifique + colonies d’Actinomyces

 
Cystite chimique : due à de nombreux produits soit d’origine accidentel ou iatrogénique (formol, acide acétique) pesticide ou médicament, les effets pathologiques sont similaires quel que soit le produit avec une nécrose hémorragique de l’urothélium s’accompagnant d’un oedème marqué et d’un infiltrat leucocytique du chorion. Selon la concentration du produit, les effets peuvent être réversibles ou permanents (2).
Diagnostic différentiel : carcinome urothélial " nids ", dans la cystite il n’existe ni infiltration ni stroma réaction ni anaplasie.
Complications possibles mais rares par un adénocarcinome (4).
Dépôts de protéine de Tamm Horsfall : (66)
Glycoprotéine de haut PM synthétisée par l’anse ascendante de Henlé et le tube contourné distal, observée jusque dans 7% des biopsies ou cystectomies, forte prédominance masculine (8/1) (Am J Surg Pathol 1994 ;18:615) de 45 à 78 ans (moyenne 61 ans), dépôts anhistes pâles ou peu éosinophiles, Pas +, bleu pâle au trichrome de Masson, associé à des pathologies variables tels que cancer, cystite, adénome néphrogénique.
 
Cystite éosinophile Archives 1984 ;108:728, AJCP 1979 ;72:777
 : Se voit dans deux contextes cliniques différents :
- la première, chez la femme et l’enfant, associée avec une pathologie d’allergie et d’éosinophilie ;
- la deuxième, chez l’homme âgé, associée à des lésions vésicales ou prostatiques ;
très rarement, la pathologie d’infestation parasitaire. Sans relation avec une granulomatose à cellules de Langerhans.
Clinique : épisode récidivant de dysurie et hématurie, parfois d’obstruction urétérale.
L’aspect cystoscopique est celui d’une muqueuse oedémateuse et érythémateuse, avec des excroissances polypoïdes à base large.
Macroscopie : muqueuse oedémateuse, érythémateuse, polypoïde, évoquant des polypes allergiques du nez
Histologie : infiltrat inflammatoire, dense, riche en éosinophiles avec fibrose, une nécrose musculaire et parfois des cellules géantes multinucléées (absence d’association à une granulomatose à cellules Langerhans).
Images histologiques : belles images, #0, #1, #2
Traitement : résection transurétrale, stéroïdes, antihistamines
 
Cystite chronique
Macroscopie : muqueuse surélevée, rouge, friable, ulcérée
Histologie : infiltrat inflammatoire chronique ; épaississement fibreux de la musculeuse
Cytologie  : noyaux agrandis, nucléole net ; vacuoles cytoplasmiques variables
Images cytologiques : #5, #6
 
(2) Murphy WM. diseases of the urinary bladder, urethra, ureters, and renal pelves. In : Murphy WM, ed. Urological pathology. 2nd ed. Philadelphia : Saunders ; 1997. p. 34-147.
(4) Murphy WM, Beckwith JB, Farrow GM. Tumors of the urinary bladder. In : Rosai J, editor. Tumors of the kidneys, bladder and related urinary structures. Washington Dl">http://library.med.utah.eduPath/REN...
http://spiral.univ-lyon1.fr/polycops/
http://pathologyoutlines.com/bladder.html#acutecystitis
 
Pronostic
Traitement de la cystite interstitielle Conservateur par hydrodistension vésicale (pendant 5 mn), rééducation (formes non algiques), électrostimulation sus-pubienne transcutanée
- médicaments (anti-histaminiques, corticoïdes, AINS, anti-spasmodiques et anti-cholinergiques, immunosuppresseurs, antidépresseurs tricycliques, héparine, DMSO per os, ...)
- instillations intravésicales de DMSO (diméthyl sulfoxide) : action anti-inflammatoire locale, ou d’héparine (glycosaminoglycane restaurant l’épithélium vésical), ou encore de corticoïdes, de bicarbonate de sodium, ...
Chirurgical : Nécessaire dans 5% des cas : résection et coagulation des ulcères de HÃŒnner, cystectomie avec préservation du trigone s’il est intact et remplacement ou agrandissement vésical.
Au total, la cystite interstitielle est une pathologie encore mystérieuse. Elle peut être très invalidante et conduire à une cystectomie. La plupart du temps, un traitement conservateur est possible, mais la multitude des traitements possibles prouve qu’aucun d’entre-eux n’est efficace à 100%.


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