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Hyperplasie urothéliale papillaire


Hyperplasie urothéliale papillaire

Lésions planes  : La cystoscopie fluorescente en lumière bleue (Hexvix®) détecte plus de lésions planes (jusqu’à 10% des lésions biopsiées). Ces lésions planes constituent un nouveau défi, car ces lésions sont d’interprétation difficile sans consensus inter-observateurs.
Hyperplasie urothéliale papillaire (1-3) Am J Surg Pathol.1996 Dec ;20(12):1481-8. : Asymptomatique, découvert au suivi cystoscopique de lésions urothéliales (confusion possible avec un carcinome papillaire de faible grade). Lésion caractérisée par une croissance ondulante, ou pseudopapillaire +/- épaisse bordée par un urothélium dépourvu d’atypies, d’épaisseur variable, pas de véritable papille. Absence d’axe fibrovasculaire. L’hyperplasie papillaire simple est clonale et un précurseur de tumeurs urothéliales de bas grade, qui peut évoluer vers des lésions pTa. 

Images histologiques  : séries d’images

Diagnostic différentiel  : néoplasme urothélial papillaire de bas grade

Hyperplasie urothéliale papillaire avec atypies (Hum Path 2002 ;33:512) : présente en plus des atypies urothéliales, 80% masculin, age de 55 à 92 ans. Au diagnostic, 50% associé à CIS plan, 30% avec dysplasie. Association fréquente avec un CIS ou des tumeurs pTa de haut grade. Le traitement préconisé est la BCG-thérapie image1,

 

Atypies réactionnelles (4), Arch Pathol Lab Med. 2010 Mar ;134(3):427-43 : contexte d’inflammation aiguë ou chronique (infection, lithiases ou instrumentation), discrètes atypies nucléaires sur muqueuse inflammatoire, d’épaisseur sub-normale ou épaissie avec persistance de maturation (cellules en ombrelle), grandes cellules à N/C conservé, parfois gros nucléoles, absence d’hyperchromasie ou de chromatine grossière. L’activité mitotique est variable, cantonnée aux assises basales du revêtement. La présence de PNN formant des abcès intra-épithéliaux ou de lymphocytes dispersés au sein de l’urothélium et du chorion souligne le caractère réactionnel de ces anomalies (contexte inflammatoire aigu ou non). La connaissance des antécédents (instrumentation, calculs ou traitement) est d’une grande aide diagnostique.

L’hypertrophie nucléaire est uniforme avec clarification nucléaire et 1 seul nucléole proéminent central, pas de desquamation de l’épithélium. Dans le CIS l’urothélium peut rester mince avec parfois desquamation et aspect de clinging carcinoma, les noyaux sont hyperchromatiques de taille et de forme variés.

Immunohistochimie  : si urothélium réactionnel, p53 – ou + focal, CD 44 + diffus ou hétérogène dans toutes les couches, CK 20 + dans les cellules ombrelles vs in situ où CK 20+++ et p 53 +++, CD 44 – ou + faible membranaire (5).

Images histologiques

Dans le CIN : perte de polarité, gros noyaux, souvent pléomorphes et hyperchromatiques à chromatine grossière, mitoses atypiques.

 

Lésions planes avec atypies indéterminées : aspect intermédiaire entre atypies réactionnelles et dysplasie
Images histologiques  : séries d’images
Diagnostic différentiel  : dysplasie

Hyperplasie pseudo-épithéliomateuse (6), Arch Pathol Lab Med. 2010 Mar ;134(3):427-43 : surtout décrit dans un contexte de RTE/chimiothérapie, mais se voit également en dehors de ce contexte chez des sujets âgés (moyenne de 65 ans). En cystoscopie lésion polypoïde.

Histologie  : Peut imiter un carcinome infiltrant avec parfois polymorphisme nucléaire modéré, remaniements hémorragiques quasi-constants avec œdème et congestion vasculaire, inflammation fréquente, fibrose dépôts de fibrine, hémosidérine, ulcération, pas de mitose. Prolifération urothéliale pseudo-invasive avec nids de métaplasie squameuse, sans atypies
Images histologiques  : #0, #1,

http://www.pathologyoutlines.com/topic/bladderpseudocarcinoma.html

 

Reference List

 

 (1) Eble JN, Sauter G, Epstein JI, Sesterhenn IA. Tumours of the urinary system and male genital organs. Lyon : IARC press, 2004.

 (2) Murphy WM, Beckwith JB, Farrow GM. tumors of the kidney, bladder, and related urinary structures. Washington DC : Armed forces institute of pathology, 1994.

 (3) Hodges KB, Lopez-Beltran A, Davidson DD, Montironi R, Cheng L. Urothelial dysplasia and other flat lesions of the urinary bladder : clinicopathologic and molecular features. Hum Pathol 2010 ; 41(2):155-162.

 (4) Hodges KB, Lopez-Beltran A, Davidson DD, Montironi R, Cheng L. Urothelial dysplasia and other flat lesions of the urinary bladder : clinicopathologic and molecular features. Hum Pathol 2010 ; 41(2):155-162.

 (5) McKenney JK, Desai S, Cohen C, Amin MB. Discriminatory immunohistochemical staining of urothelial carcinoma in situ and non-neoplastic urothelium : an analysis of cytokeratin 20, p53, and CD44 antigens. Am J Surg Pathol 2001 ; 25(8):1074-1078.

 (6) Lane Z, Epstein JI. Pseudocarcinomatous epithelial hyperplasia in the bladder unassociated with prior irradiation or chemotherapy. Am J Surg Pathol 2008 ; 32(1):92-97.

 

 



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