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Métaplasie glandulaire et néphrogénique


- Métaplasie intestinale : souvent secondaire à une inflammation chronique, une irritation de la muqueuse, telle qu’une réimplantation urétérale, une vessie neurogène ou une exstrophie. Atteint le trigone, mais parfois la totalité de la muqueuse vésicale. Des lésions similaires peuvent être présentes dans l’uretère et le bassinet.
Histologie : présence de nids de von Brunn avec une zone centrale kystique due à l’accumulation de mucine. On parle de cystite kystique quand le revêtement garde un aspect transitionnel et de cystite glandulaire ou métaplasie intestinale quand les cellules présentent un aspect de type colique. La forme minima correspond à la cystite glandulaire qui est sans association à un risque de dégénérescence maligne, la forme extensive se voit dans l’exstrophie avec hyperplasie associée de type adénome tubuleux et possibilité de cellules de Paneth, association nette avec l’adénocarcinome (surtout sujets âgés avec irritation chronique) sinon avec le carcinome urothélial.
Images : Cystite kystique et/ou glandulaire , métaplasie intestinale : #7, #8
En immunohistochimie, mise en évidence de cellules non endocrines dans les nids de Von Brunn et la cystite kystique.
Diagnostic différentiel Arch Pathol Lab Med. 2010 Mar ;134(3):427-43 : carcinome urothélial avec différenciation glandulaire / de type microkystique, adénocarcinome (mais atypies et desmoplasie). Adénome néphrogènique
Métaplasie néphrogénique : Rare, associé à des lithiases, pathologie de l’adulte, prédominance masculine (2/1), se voit dans la vessie, urètre, uretère, plus fréquent si : transplantation, immunosuppression, contexte inflammatoire (Urology 1976 ;8:283), BCG, calculs, catheterisation chronique, exstrophie, cystite interstitielle, thiotepa intravésical, malacoplasie, chirurgie
Clinique : symptômes vésicaux irritatifs dont hématurie, aspect velouteux en cystoscopie.
Macroscopie : polypoïde, sessile ou papillaire, 20% sont multiples.
Histologie  : microkystes contenant de la mucine et structures tubulaires de taille moyenne ressemblant à des tubules rénaux avec cellules cubiques / clou de charpentier autour de sécrétion éosinophile ou basophile (Mod Pathol 1995 ;8:722) ; petits noyaux non nucléolés, cytoplasme clair ou éosinophile, fond inflammatoire et oedémateux, épargne la musculeuse ; ni atypies, ni mitoses ; parfois atteinte transmurale pseudo-infiltrant, composante papillaire avec monocouche de cellules cubiques parfois pseudostratifiées, benoîtes. Mod Path 2002 ;15:765, AJCP 1983 ;80:92
Imageshistologiques  : #5,#6, #7, #8

Cytologie bénigne, PAX2+ (Diagn Cytopathol 2008 ;36:47), petits amas et cellules éparpillées, noyaux à chromatine homogène, petits nucléoles, parfois petites pseudopapilles avec nucléoles plus nets, fond de cellules urothéliales réactionnelles et squameuses (Diagn Cytopathol 2009 ;37:468)
Diagnostic différentiel :en l’absence de papilles on peut évoquer un carcinome prostatique (mais PSA -), sinon un carcinome urothélial en nids (mais monostratifié)
Positivité de : CK7, AE1-AE3, mucine, CAM5.2, CK20, EMA, CA-125, PAX8, PAX2 (89-100%) (Am J Surg Pathol 2008 ;32:1380), PSA / PAP (faible, 33%), variable P504S (Am J Surg Pathol 2004 ;28:701)
négativité de : ACE, p53, Ki-67 (<5%) ( voir vessie), CK903, p63, CD10

(4) Murphy WM, Beckwith JB, Farrow GM ;Tumors of the urinary bladder. In : Rosai J, editor. Tumors of the kidneys, bladder and related urinary structures. Washington Dl#intestinalmetaplasia">

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