» VESSIE Carcinome plasmocytoïde

Carcinome plasmocytoïde


Il existe aussi une variante particulière, le carcinome urothélial "plasmocytoïde" (57 ;113 ;114) qui peut être facilement confondu avec, non seulement un myélome ou un lymphome à différenciation plasmocytaire, mais aussi avec la variante "monocytoïde" de l’adénocarcinome à cellules isolées. Tumeur de stade évolué, souvent N+. Les hommes sont les plus touchés entre 48 et 87 ans (âge médian : 56,7 ans). Les patients se présentent généralement avec une hématurie, une dysurie, une pollakiurie ou une nycturie.

Histologie (115) : agencement en cellules isolées, cordons, petits nids, plages solides, diffus non cohésif, la composante plasmocytoïde représentant 30% à 100% (dans 70% > 50%), peu de polymorphisme, rappelant un carcinome lobulaire du sein. Dans 76% composante associée de carcinome urothélial de haut grade, sinon du micropapillaire ou en nids, dans la moitié des cas minime composante de cellules en bague à chaton. A la différence de l’adénocarcinome "monocytoïde", le carcinome urothélial "plasmocytoïde" infiltre la paroi vésicale de manière diffuse, simulant un lymphome au faible grossissement, et les cellules tumorales ne montrent normalement pas de mucosécrétion (sauf petites vacuoles intracellulaires).
Images : #1, #2, #3, #4, IHC : #5, #6
Immunohistochimie  : positivité de CK, CK7 (94%), CK20 (31%), CD138 + (30 à 94%), EMA, CDl5, p53, p16, négativité de CD45, vimentine, MMl/IRF4 et chaînes légères kappa et lambda, E-cadhérine
Diagnostic différentiel : cystite chronique avec infiltrat plasmocytaire prédominant, lymphome, plasmocytome, mélanome, paragangliome, carcinome neuro-endocrine, rhabdomyosarcome dont le diagnostic se fait grâce à l’immunohistochimie, si cellules vacuolisées avec 1 adénocarcinome cellules en bague à chaton (cellules en bague à chaton prédominantes (rares et focales dans le carcinome urothélial plasmocytoïde)). Les métastases vésicales à partir du sein, de l'estomac et du côlon doivent toujours être envisagées. La encore, la présence d'un contingent de carcinome urothélial conventionnel est très utile. Il faut aussi discuter un carcinome avec des
aspects rhabdoïdes (inclusions intracytoplasmiques éosinophiles denses, volumineux noyaux vésiculeux, nucléoles proéminents et vimentine positive). Pronostic : très mauvais après suivi moyen court de moins d’un an, 2/3 à 90% décédés de la pathologie les autres vivants évolutifs. http://www.pathologyoutlines.com/topic/bladderplasmacytoidcarcinoma.html
(57) Sahin AA, Myhre M, Ro JY, Sneige N, Dekmezian RH, Ayala AG. Plasmacytoid transitional cell carcinoma. Report of a case with initial presentation mimicking multiple myeloma. Acta Cytol 1991 ; 35(3):277-80.
(113) Zukerberg LR, Harris NL, Young RH. Carcinomas of the urinary bladder simulating malignant lymphoma. A report of five cases. Am J Surg Pathol 1991 ; 15(6):569-576.
(114) Lopez-Beltran A, Requena MJ, Montironi R, Blanca A, Cheng L. Plasmacytoid urothelial carcinoma of the bladder. Hum Pathol 2009 ; 40(7):1023-1028.
(115) Nigwekar P, Tamboli P, Amin MB, Osunkoya AO, Ben Dor D, Amin MB. Plasmacytoid urothelial carcinoma : detailed analysis of morphology with clinicopathologic correlation in 17 cases. Am J Surg Pathol 2009 ; 33(3):417-424.
http://www.pathologyoutlines.com/topic/bladderplasmacytoidcarcinoma.html



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.