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Carcinome indifférencié


Carcinome indifférencié
Carcinome indifférencié à grandes cellules  : Se voit surtout chez l’homme de 61 à 87 ans. La symptomatologie est une hématurie avec une dysurie et une pollakiurie. Nappes de grandes cellules polygonales ou arrondies à cytoplasme modéré ou abondant à limites nettes. Cette tumeur est rare, et se voit surtout chez l’homme de 61 à 87 ans. La symptomatologie est une hématurie avec une dysurie et une pollakiurie.
Histologie  : nappes tumorales pleines, expansives ou infiltrantes, de grandes cellules polygonales / arrondies au cytoplasme éosinophile modéré ou abondant, aux limites cytoplasmiques nettes et aux noyaux vésiculeux à nucléoles proéminents, parfois multiples, nombreuses mitoses. Une (petite) composante de carcinome urothélial conventionnel se voit dans de rares cas. La tumeur exprime les CK (AEl/AE3) et la CK7, parfois la kératine CAM5.2, la CK20, la thrombomoduline et l’uroplakine 3 et le Ki-67 est élevé. Les marqueurs neuroendocrines, la bêta-HCG, l’AFP et le PSA sont négatifs.
Diagnostic différentiel : éliminer une métastase (clinique et imagerie). Les immunomarquages (CK, thrombomoduline et uroplakine III positives) peuvent être contributifs. La présence d’un contingent de carcinome urothélial typique est très utile pour le diagnostic. Un adénocarcinome prostatique de grade 5 comporte des cellules plus petites et plus monotones qui sont PSA+ (au moins focalement). Le lymphome anaplasique à grandes cellules est formé de nappes de cellules polygonales au cytoplasme modérément abondant, mais les cellules tumorales ne sont pas cohésives, sont CK négatives et expriment des marqueurs lymphoïdes. Le carcinome neuroendocrine à grandes cellules est fait de volumineuses cellules au cytoplasme éosinophile abondant mais avec une chromatine granuleuse grossière, de très rares nucléoles proéminents et une architecture typique d’une différenciation neuroendocrine. Présence de marqueurs neuro-endocrines. Le carcinome lympho-épithélial est indifférencié à infiltrat inflammatoire important masquant souvent les cellules tumorales. Le carcinome urothélial plasmocytoïde comporte des cellules non cohésives avec de petits noyaux hyperchromatiques excentrés et des traits pseudoplasmocytaires. Série de 45 cas Am J Surg Pathol. 2017 Nov ;41(11):1570-1575 : toujours RE -, mammaglobine -, positivité de GCPDFP-15, RP, CDX2, ACEp, GATA 3 et uroplakine II dans 24, 13, 18, 49, 82 et 33 %. 1 microarray avec des carcinomes lobulaires infiltrants mammaires est uroplakine II, 1 microarray avec adénok à cellules en bague à chaton gastrique est négatif pour GCDFP-15, RE, RP, GATA3, uroplakine II, mammaglobine.

Le carcinome indifférencié riche en ostéoclastes présente un aspect biphasique avec·de nombreuses cellules géantes d’allure ostéoclastique. Le carcinome indifférencié à cellules géantes pléomorphes contient de nombreuses cellules géantes tumorales très pléomorphes. La présence focale de vacuoles fera parfois discuter un adénocarcinome à cellules en bague à chaton ou une variante à cellules lipidiques de carcinome urothélial (mais ici les vacuoles contenant du mucus ou évoquant des lipoblastes seront nombreuses).
Le pronostic est très mauvais.

Carcinome indifférencié riche en ostéoclastes du tractus urinaire   : tumeur rare (< 30 cas) se voit surtout chez l’homme au cours de la 7ème décennie ou après. La tumeur est volumineuse (5 à 1l cm).
Histologie  : ressemble aux tumeurs à cellules géantes des os avec aspect biphasique : fond de nappes / nodules de cellules mononucléées et des cellules géantes d’allure ostéoclastique dispersées, régulièrement espacées. Les cellules mononucléées sont dodues ovoïdes ou allongées avec un cytoplasme abondant, des atypies variables avec pléomorphisme léger à modéré, mitoses souvent nombreuses, parfois atypiques. Les cellules géantes ostéoclastiques sont d’aspect anodin et uniformément distribuées dans la tumeur, avec marqueurs monocytaire/macrophagique (CD68, CD45, CD51 et CD 54), négatives aux marqueurs épithéliaux (CK et EMA). Le contingent mononucléé exprime de façon variable l’actine muscle lisse, la desmine, la S100, le CD45 et le CD68 comme dans les tumeurs à cellules géantes osseuses mais les cellules mononucléées peuvent également exprimer des marqueurs épithéliaux (AE1 / AE3, CAM5.2, CK7’ et EMA). 
Importante vascularisation, vastes zones hémorragiques, et dépôts d’hémosidérine. Tumeur agressive, car vastes plages de nécrose, invasion étendue des tissus voisins, thromboses de grosses veines et nombreuses mitoses. Souvent présence de carcinome urothélial papillaire de haut grade ou in situ.
Diagnostic différentiel  : carcinome urothélial à cellules géantes pléomorphes, carcinosarcome à cellules géantes fusiformes malignes, carcinome urothélial invasif à cellules syncytiotrophoblastiques, les stroma réactions à cellules géantes réactionnelles ou les tumeurs à cellules géantes ostéoclastiques de morphologie classique.
  Pronostic   : mauvais
Dans les formes indifférenciées (lymphoéepithéliome-like, à petites cellules, sarcomatoïde, à cellules géantes / rhabdoïdes) positivité de : GATA3 (28%), uroplakine III (0%), thrombomoduline (22%), CK7 (50%), CK20 (3%), p63 (50%) Hum Pathol. 2014 Jul ;45(7):1473-82.



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