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Néoplasme urothélial papillaire de faible malignité


Néoplasme urothélial papillaire de faible grade (1-6) : Adulte de 28 à 90 ans (moyenne 69 ans), prédominance masculine (3 /1). Correspond en fait à la plupart des papillomes et carcinomes urothéliaux de bas grade des classifications antérieures
Clinique : classique avec hématurie, en cystoscopie aspect d'anémone de mer
Histologie  : Papilles fines non fusionnées (si les axes sont épaissis ce n’est pas un néoplasme selon l’AFIP), avec agencement ordonné (persistance de la maturation en surface et de l’orientation perpendiculaire par rapport à la basale selon l’AFIP) et minimes atypies cytonucléaires (N/C >1/2, à contours irréguliers), l'épithélium est plus épais que celui du papillome dépassant 7 couches, les noyaux sont plus volumineux, pas de nucléole, les mitoses sont rares et se voient surtout dans les couches basales, absence d'invasion ou de métastases. Le MIB-1, p53 et mitoses sont plus bas que dans les carcinomes papillaires de faible grade, survie meilleure (76 vs. 15 mois, AJSP 2001 ;25:1528)
En cytologie : amas lâches avec N/C élevé, noyaux excentrés à bords irréguliers, mais souvent négative
Nota bene : Présence possible de foyers d'anaplasie qui ne s'observent qu'en profondeur. En cas de cellules atypiques en cytologie avec une histologie de papillome il faut rechercher un carcinome in situ associé (ceci s'observe dans moins de 5 % des cas).
On a proposé d'abandonner cette dénomination pour la regrouper avec le carcinome urothélial de bas grade, car très importante variabilité inter-observateur, le traitement et suivi étant les mêmes Hum Pathol. 2012 Dec ;43(12):2097-108.
Images histologiques : #0, #1, séries d'images, : A/B comparé à K urothélial bas grade (C/D) ; A : H&E ; B : CD44+ diffus ; C : CK20+ rares cellules superficielles, forme inversée

Diagnostic différentiel : le papillome est dépourvu d’atypies, le carcinome de bas grade présente des cellules + petites et entassées mais l’aspect est très proche d’où un important chevauchement des 2 catégories

Pronostic : Survie à dix ans de 98 %, les rares décès surviennent après plus de neuf ans d'évolution dans les anciennes séries qui comportaient aussi des carcinomes de faible grade, récidives dans 30 à 35% des cas, le plus souvent sous forme de tumeurs de même grade non infiltrante (16%), de carcinome de faible grade dans 10% et de carcinome infiltrant dans 4% (7). La majorité est diploïde avec caryotype normal, les Ag de groupe sanguins sont normaux dans 80% des cas, les noyaux sont euchromatiques avec des bords irréguliers.
(1) Eble JN, Sauter G, Epstein JI, Sesterhenn IA. Tumours of the urinary system and male genital organs. Lyon : IARC press, 2004.
(2) Epstein JI, Amin MB, Reuter VR, Mostofi FK. The World Health Organization/International Society of Urological Pathology consensus classification of urothelial (transitional cell) neoplasms of the urinary bladder. Bladder Consensus Conference Committee [see comments]. Am J Surg Pathol 1998 ; 22(12):1435-1448.
(3) Pich A, Chiusa L, Formiconi A, Galliano D, Bortolin P, Navone R. Biologic differences between noninvasive papillary urothelial neoplasms of low malignant potential and low-grade (grade 1) papillary carcinomas of the bladder. Am J Surg Pathol 2001 ; 25(12):1528-1533.
(4) Helpap B, Kollermann J. Assessment of basal cell status and proliferative patterns in flat and papillary urothelial lesions : a contribution to the new WHO classification of the urothelial tumors of the urinary bladder. Hum Pathol 2000 ; 31(6):745-750.
(5) Murphy WM. Bladder cancer redefined [editorial ; comment]. Cancer 1999 ; 86(10):1890-1892.
 (6) Murphy WM, Grignon DJ, Perlman EJ. Tumors of the kidney, bladder, and related urinary structures. Fourth series ed. Washington : American registry of pathology, 2004.
(7) Cheng L, Neumann RM, Bostwick DG. Papillary urothelial neoplasms of low malignant potential. Clinical and biologic implications [see comments]. Cancer 1999 ; 86(10):2102-2108.
 


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