» OEIL Glande lacrymale CANALICULITE/DACRYOCYSTITE

CANALICULITE/DACRYOCYSTITE


Canaliculites, Dacryoadéniteet dacryoscystites peuvent être secondaires à une inflammation de la conjonctive ou du nez
Clinique : douleur, rougeur, gonflement de la partie interne de la paupière < et épiphora, y penser surtout si fièvre et si écoulement mucopurulent..
L’obstruction du sac lacrimal (canaliculite) (orifice lacrimal, rouge gonflé et éversé, sensible au toucher) donne des symptômes moins marqués avec parfois des dacryolithes.
Elles sont soit aiguës soit chroniques, la réaction inflammatoire peut être suppurative granulomateuse ou nécrosante, possibilité de formation de fistules avec la peau près de la racine du nez. Dans les formes aiguës les canaux lacrymaux sont remplis d’un exsudat purulent alors que dans les formes chroniques ces canaux sont rétrécis par un épaississement inflammatoire de leur paroi. De façon fréquente on peut noter une hyperplasie du revêtement voire une hypersécrétion de mucus. L’hyperplasie qui peut devenir papillomateuse, œdémateuse peut poser des problèmes de diagnostic différentiel.
Traitement : enfant non fébrile, Augmentin, 20­40mg/kg/j ou céfaclor oral 20­40mgs/ kg/j + Antibiotiques en topique, compresses chaudes et acétaminophène. Chez l’adulte non fébrile : céphalexine (Keflex, Lilly) ou Augmentin 500mg + Antibiotiques en topique, compresses chaudes et aspirine/ibuprofène.
Si canaliculite : enlever le corps étranger (parfois par voie chirurgicale) et antibiothérapie.
 
Mucocèle (1) : complication d’une inflammation chronique du sac lacrymal avec sténose. Le contenu du kyste peut être clair ou laiteux, fluide ou gélatineux, fibrineux ou floculent.
Histologie : la paroi du kyste montre des degrés variés d’atrophie, de dégénérescence, d’hyperplasie, d’hypersécrétion et d’inflammation chronique.
Dacryolithiases (1) : on pense qu’elles sont souvent secondaires à un phénomène inflammatoire chronique y compris à des mycoses (dus à des bactéries Actinomyces israelii (Streptothrix), Candida, Aspergillus ou Fusarium, virus (HSV, varicelle). Certaines de ces lithiases correspondent en fait à des accumulations de matériel mycélien dans une matrice cellulaire alors que d’autres correspondent à de véritables lithiases minéralisées lamellaires.
Dacryocystocèle (#0) : pathologie très rare (< 40 cas décrits). Dilatation kystique du sac lacrimal à l'angle nasocanthal, par obstruction lacrimale secondaire à une non-perméabilité de la valve de Hasner, ou de la valve de Rosenmüller. Diagnostic prénatal à l'échographie
Diagnostic différentiel : méningocèle frontonasale, voire un hémangiome, kyste dermoïde, mucocèle de mucoviscidose.
Pronostic : Excellent.

(1) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996.
(14) Cheuk W, Yuen HK, Chan JK. Chronic sclerosing dacryoadenitis : part of the spectrum of IgG4-related Sclerosing disease ? Am J Surg Pathol 2007 ; 31(4):643-645.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.