» OEIL Glande lacrymale TUMEURS MALIGNES

TUMEURS MALIGNES


Tumeurs (1 ;7) : Les néoplasmes des voies lacrymales sont rares, la plupart surviennent dans le lobe orbital où la glande est fermement fixée au rebord orbitaire. Du fait de ce rebord orbitaire, la tumeur quand elle s’accroît, déplace de façon caractéristique l’œil vers le bas et en direction nasale. Les lésions et tumeurs des glandes lacrimales représentent 5 à 18% des masses orbitales, dont 21 à 39% de tumeurs épithéliales dont 29 à 55% sont malignes.
Les tumeurs des glandes lacrymales sont similaires à celles des glandes salivaires (1 ;6) avec des cylindromes dans 20 à 30% (comme dans les glandes salivaires la forme solide est de plus mauvais pronostic, ainsi que le grade élevé avec nécrose, mitoses, perméations vasculaires et périnerveuses, récidives fréquents (jusqu'à 75%, survie à 15ans de 46%) (16) (Images : #1 ; #2, #3, #4, invasion périnerveuse), les autres variantes des glandes salivaires ne s’observant que dans 5 à 10% des cas (les tumeurs mucoépidermoïdes ou tumeurs malignes rares tels : adénocarcinome NOS, adénocarcinome canalaire, carcinome à cellules acineuses ou sébacé).


Les tumeurs se caractérisent par un taux de récidives assez important car la plupart de ces tumeurs ne sont pas complètement réséquées. On peut retrouver également au niveau des glandes lacrymales, des lymphomes malins (voir lymphome de la conjonctive).
Les tumeurs épithéliales des voies lacrymales : sont très rares prennent naissance dans le canalicule lacrymal, le sac lacrymal et le canal lacrymonasal. Elles ressemblent à celles des fosses nasales et des sinus de la face.
Malignes : Carcinome épidermoïde (moyenne 63 ans), Carcinome à cellules transitionnelles (moyenne 47 ans), Adénocarcinome, ont été décrits des carcinomes muco-épidermoïdes, cylindromes, carcinome oncocytaire ou indifférencié (1 ;14). Présence également de papillomes avec foyers de cancérisation.
Clinique : hémorragie/ulcération + fréquente.
Si exérèse large + rhinotomie, 12,5 % de récidives versus 47% si exérèse limitée, dans les formes avancées :exentération, curage ganglionnaire et résection des sinus paranasaux. Les squameux papillaires sont de meilleur pronostic (14% de mortalité) que les infiltrants (50%) et surtout les transitionnels (près de 100 %)
Tumeurs du système mélanogène : Mélanome Malin
Tumeurs mésenchymateuses : angiosarcome.
Tumeurs lymphoïdes (8%)
Au scanner, masse extra-cônique isodense aux muscles du cône, réhaussée de façon variable par le contraste iodé, s’accompagnant d’une encoche plus ou moins bien marquée sur la paroi osseuse. En IRM, en T1 : iso ou hypersignal par rapport aux muscles ; en T2 : hypersignal parfois hétérogène. En cas de tumeur bénigne d’évolution lente, il existe une encoche bien limitée du toit de l’orbite. En cas de tumeur maligne, celle-ci est très invasive, infiltrante. Dans la plupart des cas, il n’est pas possible de poser un diagnostic de certitude entre ces deux éventualités. D’autres diagnostics différentiels doivent être évoqués en cas d’atteinte de la glande lacrymale : la maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, une dacryo-adénite dans un contexte inflammatoire ou une pseudo-tumeur inflammatoire.
Si exérèse large + rhinotomie, 12,5 % de récidives versus 47% si exérèse limitée, dans les formes avancées :exentération, curage ganglionnaire et résection des sinus paranasaux. Les squameux papillaires sont de meilleur pronostic (14% de mortalité) que les infiltrants (50%) et surtout les transitionnels (près de 100 %). 46 cas de tumeur maligne lacrymale dont 59% traités par exentération orbitaire et 41% par une chirurgie plus conservatrice avec souvent RTE adjuvante (dose médiane de 60 Gy). La RTE réduit nettement les récidives Cancer. 2011 Jun 15 ;117(12):2801-10.
Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby ; 1996.

(6) Jakobiec FA, Zimmerman LE. Symposium on ophthalmic surgical pathology, Part I. Introduction. Hum Pathol 1982 ; 13(2):98-112.
(7) Font RL, Croxatto JO, Rao NA. Tumors of the eye and ocular adnexa. washington


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