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ANOMALIES CONGENITALES


Le développement du système nerveux central présente plusieurs périodes :
organogénèse, (période embryonnaire), formation d'une ébauche cérébrale et médullaire complète.
histogénèse au cours de laquelle la multiplication cellulaire engendre d'abord les cellules neuronales, jusqu'à la 23ème semaine, puis les cellules gliales jusque bien après la naissance, tandis que les neurones multiplient les arborisations et les synapses, entraînant ainsi la croissance tangentielle du cortex..
- Après la naissance, phase de croissance rapide avec maturation (myélinisation cérébrale), durant les premières années de l'enfance. Une phase de croissance lente lui succède jusqu'à la fin de l'adolescence.
Anomalies du tube nerveux par trouble du processus de neurulation par fermeture des neuropores antérieur et postérieur surtout car ils ferment en dernier. On les classe en ouverte ou fermée
Forme ouverte : il existe une fuite de LCR
Forme fermée : surtout de la moelle épinière, recouvert de peau +/- dysplasique
Forme crânienne : Anencéphalie Encéphalocèle (méningocèle ouméningomyélocèleCranio-rachischisistotalis, sinus dermique congénital
Forme spinale : Spina bifida aperta (cystica) Myéloméningocèleméningocèle Myéloschisis sinus dermique congénital, malformations Lipomateuses (lipomyéloméningocèles), malformations de moelle fendue (Diastématomyélie, Diplomyélie, agénésie caudale.
Fréquence : aux US diminution de 50% de l’incidence entre 1970 et 1989 (de 1,3/1000 à 0,6/1000 naissances en vie).
Le risque est réduit significativement par supplémentation périconceptionnelle avec de l’acide folique, il est environ de 5% si un autre enfant a déjà été touché et de 20% si jumeaux monozygotes.
 
Céphalocèle antérieure : hernie médiane frontonasale de cerveau et/ou méninges à travers une perte de substance crânienne (souvent aux sites de fontanelles (frontale, sphénoïde) ou la plaque cribriforme de l'ethmoïde ou ligne de suture) On distingue : la méningocèleencéphaloméningocèle eten­cé­phaloméningocystocèle avec une partie des ventricules et les formes sincipitales (externes près de la racine du nez) et basale (interne dans le nez, pharynx, ou orbite. Incidence des céphalocèles de 0.5:10000 naissances. En Occident, 80% des céphalocèles sont occipitales ; 20% sont frontales/pariétalles.
Se voit dans contexte de : brides amniotiques, dysplasie frontonasale, agénésie de corps calleux, fentes, craniosténose, dysfonction hypothalamohypophysaire, méningomyélocèle et phocomélie de Robert"s-SC, aneuploïdie.
Echographie anténatale : profil fœtal anormal, non concordance entre le diamètre bipariétal et la circonférence de la tête, anomalies aux coupes sagittales et coronales du visage, hypertélorisme, anomalies oculaires et des membres.
Pronostic : selon contenu de la céphalocèle et anomalies associées. 
 
Troubles de migration neuronale : défauts congénitaux par migration anormale de neurones dans le système nerveux en développement. Aboutit à des zones manquantes ou structurellement anormales du SNC ; Cela va de la schizencéphalie, porencéphalie, lissencéphalie, agyrie, macrogyrie, pachygyrie, microgyrie micropolygyrie, hétérotopies neuronales, agénésie du corps calleux / nerfs craniens. Souvent anomalies motrices, épilepsie, retard de développement / mental / croissance, difficultés alimentaires, gonflement des membres, microcéphalie.
 
Le diagnostic repose sur l'absence +/- complète de structures commissurales. Complète, elle implique corps calleux, fornix, et commissure blanche antérieure. L'agénésie peut n'être que calloso-fornicale. Souvent, on observe un rudiment de commissure en projection de ce qui devrait être le genou du corps calleux. Enfin on peut encore parler d'agénésie partielle, aussi longtemps que le splenium du corps calleux ne se situe pas au-dessus de la plaque colliculaire. Le diagnostic direct d'agénésie du corps calleux se fait donc de façon optimale sur une coupe sagittale médiane en IRM, ou chez le nouveau-né ou le nourrisson en échographie, Il peut être conforté par la recherche d'autres anomalies :
- Divergence, en coupes frontales, des ventricules latéraux qui, au lieu d'être contigus par l'intermédiaire du septum, sont séparés par les faces internes des hémisphères (qui descendent jusqu'à la toile choroïdienne du 3ème ventricule), et par la fissure interhémisphérique souvent trop large. En coupes axiales, les ventricules latéraux sont parallèles l'un à l'autre sans jamais se joindre sur le ligne médiane.
- En général, la paroi interne de l'hémisphère est épaisse au niveau de la portion médiane du toit des ventricules. Le faisceau de Probst qui correspond au déroutement antéro-postérieur des fibres destinées à former le corps calleux, imprime de chaque côté, une forme concave en haut et en dedans aux ventricules latéraux, ce qui produit en coupe coronale l'image classique dite en "tête de taureau".
- Les cavités ventriculaires peuvent être de taille normale ou augmentées de volume, en particulier au niveau de leur partie postérieure (colpocéphalie) en raison de l'absence du forceps major. En revanche, les cornes frontales peuvent être totalement oblitérées par les faisceaux de Probst.
- Là où la commissure calleuse ne s'est pas développée, le circonvolution cingulaire qui normalement l'accompagne est absente, et des sillons radiaires s'étendent sur la face interne de l'hémisphère jusqu'à la toile choroïdienne du 3ème ventricule.
- Souvent, on observe une cavité interhémisphérique, de taille variable, parfois compressive, (expansion supérieure de la toile choroïdienne non contenue par les commissures ?). Lorsqu'il se développe jusqu'à la voûte, ce kyste est latéralisé par rapport à la faux du cerveau. Sinon, il est considéré comme représentatif d'une holoprosencéphalie.
- On observe fréquemment, en association des malformations kystiques de la fosse postérieure.
Prévalence : 70-530/10000 (2 à 3% des retards mentaux).
Anomalies associées : du SNC (85%) anomalies gyrales (pachygyrie/polymicrogyrie)/ du tractus pyramidal, hétérotopies de substance grise, hypoplasie du tractus olfactif ou cérebelleuse, lipome intracérébral médian, encéphalocèle, kyste arachnoïdien, microcéphalie, malformations de Dandy-Walker ou Arnold-Chiari, syndrome d’Andermann, holoprosencéphalie, sténose aqueducale, hydrocéphalie, lissencéphalie, schizencéphalie, encéphalocèles, dégénérescence olivopontocérebelleuse, trisomies 18 et 13. Anomalies extra-SNC : anomalies faciales, diverses de tous les organes. Plus de175 syndromes génétiques peuvent présenter une agénésie totale ou partielle du corps calleux. L'association, chez la fille, d'anomalies oculaires, d'une agénésie commissurale, d'hétérotopies de substance grise d'une encéphalopathie épileptique, d’anomalies des vertebras cervicales, se retard mental, constitue le syndrome d'Aicardi
Diagnostic différentiel : kyste arachnoïde, porencéphalie, hydrocéphalie.
Pronostic : Variable, 85% sont symptomatiques, asymptomatique (déficits neurologiques subtils de discrimination de température, forme et poids d'objets placés dans les 2 mains) au retard marqué de développement, sinon épilepsie (60%), retard intellectuel (70%), psychose. Surtout lié aux anomalies associées
Risque de récidive  : selon l'étiologie : de 1% (si sporadique ou chromosomique) à 25% (si autosomique récessif, voire 50% chez homme (si récessif lié à l'X).
 
L'anencéphalie (toujours létale, parfois mort-né ou bébé vivant quelques heures) est due à l’absence de fermeture de l’extrémité antérieure du tube neural (absence partielle ou totale de l'encéphale, du crâne, et du cuir chevelu, parfois absence de moelle épinière (amyélencéphalie)). durant la 3ème à 4ème semaine de grossesse. Les facteurs responsables sont multiples et mal connus, il est détecté à l’échographie ou suite à une augmentation maternelle d’AFP sérique.
Prévalence de 1.2/10000 naissances et environ 1/1000 grossesses (car avortement spontané). Le risque est réduit significativement par supplémentation périconceptionnelle avec de l’acide folique.
La malformation est évidente
Il existe plusieurs facteurs de risque dont : acide valproïque, diabète insulinodépendant de type 1, quelques cas sont héréditaires avec des antécédents familiaux de défaut de fermeture du tube nerveux. Images :#0#1#2, #3.
 
L'exencéphalie ou acrânie se définit comme l'absence de voûte crânienne mais avec conservation de la face et de la base du crâne, l’évolution se fait vers l’anencéphalie. La forme isolée sans anencéphalie est rare (< 20 cas décrits).
La méroacrânie est l'absence de crane sauf l'os occipital, la méro-anencéphalieest une formed'anencéphalie avec cerveau et crâne rudimentaires.
Diagnostic différentiel : Anencé­phalie (pas de tissu cérébral), céphalocèle (crâne présent, une partie du SNC est intra-crânien), hypophospha­tasie, osteogenesis imperfecta (Type II) (pas de minéralisation du crâne, SNC normal, fractures et os longs raccourcis).
Pronostic : Uniformément fatal.
 
L' hydranencéphalie résulte de l'absence de développement des hémisphères cérébraux et +/-de la faux du cerveau, remplacés par des poches de LCR. Le crâne et les méninges sont intacts (contrairement à l’anencéphalie) ainsi que le cervelet. Elle se différencie d'une hydrocéphalie majeure par l'absence totale de cortex.
Incidence entre 1/4000 et 1/10000 naissances (1% des hydrocéphalies).
Aspects échographiques : L'hydranencéphalie peut être diagnostiquée dès 12 semaines (lors de la première échographie). Le cerveau ne présente pas son aspect habituel notamment on ne discerne pas l'hyperéchogénicitè des plexus choroïdes qui occupent à cet âge la plus grande partie du cerveau.
Une large poche bilatérale liquidienne remplace l'aspect habituel. Le cervelet est présent et la ligne médiane est vue. Images : #0#1. La macrocéphalieest habituelle.
Diagnostic différentiel : Hydrocéphalie majeure, Holoprosencéphalie, Porencéphalie
Étiologies : Pathologie ischémique par arrêt bilatéral de la circulation des carotides internes supraclinoïdes, infections fœtales (Rubéole,ToxoplasmoseHerpèsCytomégalovirus par vascularite nécrosante), forme évoluée de leucomalacie, ischémie/hypoxie diffuse du cerveau –mère exposée au monoxyde de carbone, embolisation thromboplastique de jumeau décédé ou se voir dans plusieurs syndromes (Trisomie 13, Déficit en facteur XIII, Agnathie, Hypoplasie des pouces, Dysplasie rénale, Malformations cardiaques valvulaires, Syndrome létal des ptérygia multiples, Tumeur rhabdoïde cérébrale
La recherche d'infections fœtales est habituelle et une étude du caryotype est systématique pour éliminer une trisomie. A l'autopsie, les kystes sont bordés de leptoméninges dans l'hydranencéphalie alors que dans l'hydrocéphalie on retrouve de l'épendyme
Echographie anténatale : grosse masse kystique emplissant toute la cavité crânienne, absence ou discontinuité du cortex cérébral et écho médian, les thalami et tronc cerebral faisant saillie. Alors que si hydrocéphalie évoluée, holoprosencéphalie alobaire ou porencéphalie, il persiste un liséré de cortex et des plexus choroïdes. Une hémorragie récente est échogène, celle en voie d'organisation est mixte.
L’IVG est souvent demandée par les parents et est effectuée, absence totale de développement, seule persiste une activité réflexe malgré pose de shunt, alors que dans hydrocéphalie évoluée il existe une amélioration notable.
Conseil génétique : dépend de la cause si elle est retrouvée. En l'absence d'étiologie, le risque de récurrence est très faible. Une échographie très précoce est proposée lors de la prochaine grossesse
 
Microlissencéphalie (ou microcephalia vera) : cortex mince avec des sillons peu profonds et une nette diminution des fibres calleuses.
Histologie : déplétion neuronale sévère dans les couches II et III.
Cliniquement, il existe un retard mental de sévérité variable (modéré à profond), une hypotonie massive dans les formes les plus graves et une spasticité progressive.
L’épilepsie est observée dans la moitié des cas avec des crises généralisées de type myoclonique. Les signes radiologiques associent une diminution de la taille du cerveau, un aspect lissencéphalique et un cortex mince.
 
Hémimégalencéphalie : hypertrophie de la totalité d’un hémisphère cérébral avec dilatation ventriculaire homolatérale et épaississement cortical avec indifférenciation gris-blanc.
Histologie : perte de la lamination corticale avec absence de démarcation entre substance blanche et substance grise, présence de neurones géants et de cellules gliales multinucléées et parfois de cellules ballonnisées.
Malformation isolée ou associée à divers syndromes neurocutanés tels que le nævus sébacé ou épidermique, le syndrome de Klippel-Trenaunay, l’hypomélanose d’Ito et les neurofibromatoses. Le développement du cerveau est asymétrique, une macrocrânie et une hypertrophie d’un hémicorps sont possibles.
Clinique : de sévérité variable, avec retard mental, une hémiparésie et une hémianopsie controlatérales et une épilepsie qui débute le plus souvent au cours de la 1ère année de vie.
L’IRM montre l’hypertrophie hémisphérique diffuse avec déplacement de la ligne médiane, l’épaississement cortical avec sillons peu profonds, l’absence de limite nette entre la substance blanche et la substance grise et un hypersignal de la substance blanche sur les séquences pondérées en T2 et FLAIR. Les ventricules sont élargis du même côté.
Des formes incomplètes (quadramégalencéphalie) peuvent être observées.
 
Dysplasies corticales focales type Taylor (DFCT) : anomalies cyto-architecturales majeures avec perte de lamination corticale, présence de neurones géants dysmorphiques et de cellules ballonnisées présentes dans le cortex et la substance blanche adjacente. Similitudes avec la sclérose tubéreuse de Bourneville et l’hémimégalencéphalie. Elles représentent 3 à 8 % des diagnostics histologiques si chirurgie de l’épilepsie et > 25 % dans les séries pédiatriques.
Localisation surtout extratemporale, surtout au cortex frontocentral, de taille très variable pouvant englober toute l’épaisseur du manteau cortical jusqu’à la paroi ventriculaire.
Clinique : épilepsie partielle sévère dés la 1ère enfance, entre 3 et 5 ans, des spasmes infantiles précédant les crises partielles peuvent s’observer chez le nourrisson. Les états de mal sont fréquents, souvent déficit neurologique en rapport avec le siège de la lésion, progressif, pouvant s’aggraver lors des états de mal, parfois retard psychomoteur et troubles cognitifs sévères, en particulier chez les jeunes enfants.
Les DCFT sont détectées en IRM dans plus de 80 % des cas, mais les formes de petites tailles sont parfois difficiles à visualiser. Epaississement cortical localisé associé à une mauvaise différenciation entre la substance blanche et la substance grise et parfois à un hypersignal de la substance blanche sur les séquences FLAIR. Certaines DCFT non détectées en IRM ont pu être objectivées par TEP.
Traitement : chirurgical, bon résultat si exérèse complète du cortex dysplasique.
 
Microdysgénésies : on en distingue 4 groupes : ectopies neuronales isolées, dysplasies architectoniques (perte de la lamination corticale isolée), dysplasies cytoarchitectoniques (anomalies de l’organisation corticale + grands neurones ou immatures mais non dysmorphiques, dysplasie de Taylor avec neurones géants dysmorphiques et cellules ballonnisées.
En IRM, des anomalies subtiles correspondant aux microdysgénésies peuvent être visualisées.
Elles sont non spécifiques, limitées à une diminution de la démarcation entre substance blanche et substance grise, ou discrète augmentation du signal de la substance blanche.
Une légère augmentation de l’épaisseur du cortex ou une atrophie focale avec diminution du volume de la substance blanche ont également été décrites.
 
La lissencéphalie (CIM10 Q04.3) est une anomalie des circonvolutions du cerveau (simplifiées (pachygyrie) ou absentes (agyrie)) avec organisation anormale des couches du cortex (défaut spécifique de migration neuronale lors de l'embryogenèse),.
Clinique : troubles de déglutition nécessitant des interventions chirurgicales ou des prothèses pour assurer une alimentation normale, anomalies du tonus musculaire (hypotonie précoce, hypertonie des membres plus tard), crises convulsives (spasmes infantiles, épilepsie), retard psychomoteur sévère. Décès habituellement dans les 6 premières années.
L’EEG présente des anomalies diffuses avec complexes d’ondes lentes et aiguës de grande amplitude (> 100 µV) associées à des activités bêta et alpha de haute amplitude.
En IRM, le cortex est épaissi de façon diffuse et présente une absence totale de gyri dans les formes les plus sévères ; dans les formes incomplètes, les gyri sont peu nombreux, aplatis et les sillons larges et peu profonds. La vallée sylvienne est verticalisée, mauvaise différenciation entre substance grise et substance blanche, dilatation ventriculaire possible.
Étiologie : 4 phénomènes responsables : anomalie génétique, infection, surtout virale, au cours de la grossesse, diminution de la vascularisation cérébrale fœtale
Il en existe 2 groupes :
La lissencéphalie classique (type 1(ou de Bielchowski), avec agyrie +/- pachygyrie, manteau cortical élargi, hydrocéphalie minime ou absente et architecture anormale à 4 couches +/- désorganisées (couche moléculaire, cellulaire externe, paucicellulaire, profonde) au lieu des 6 couches normales (plexiforme, granuleuse externe, pyramidale, granuleuse interne, ganglionaire, multiforme). Dans les variants : anomalies extracorticales (agénésie totale ou subtotale du corps calleux et/ou hypoplasie marquée du cervelet). Quatre sous-groupes ont 1 étiologie génétique : anomalies du gène LIS1 (del 17p13)(lissencéphalie isolée et syndrome de Miller-Dieker avec agénésie du corps calleux, ventriculomégalie, calcifications médianes voire discrète dysplasie cérebelleuse corticale, fréquente microcéphalie, dysmorphie faciale (front proéminent et plissé, fosses temporales creusées, nez court, racine nasale élargie et aplatie, grosse lèvre >, micrognathie), anomalies des gènes TUBA3 et DCX en Xq22.3-q23, et lissencéphalies par mutation du gène ARX (syndrome XLAG, lié à l'X, avecagénésie du corps calleux). L'incidence globale de la lissencéphalie de type 1 est de 10-5 naissances. Sinon on reconnaît les lissencéphalies isolées sans anomalie génétique identifiée (syndrome de Norman-Roberts, autosomique récessif avec dysmorphie faciale), celles avec microcéphalie sévère (Microlissencéphalie) et celles associées à des syndromes polymalformatifs.
Les lissencéphalies pavimenteuses (type 2 ou « cobblestone ») comportent 3 entités : Syndrome de Walker-Warburg (ou syndrome HARD+/-E, acronyme de Hydrocéphalie, Agyrie, dysplasie rétinienne, encéphalocèle (autosomique récessif létal) avec autres anomalies du SNC (agénésie du corps calleux, dysplasie cérebelleuse avec malformation de Dandy-Walker, atrophie de substance blanche), Syndrome de Fukuyama et MEB (Syndrome Muscle-Eye-Brain). Désorganisation globale de l'organogenèse cérébrale sans stratification. La surface corticale est irrégulière (cobblestone : pavé). Le cortex est désorganisé sans couche identifiable avec hydrocéphalie et autres anomalies du SNC.
Le syndrome de Neu-Laxova : hérédité autosomique récessive avec retard de croissance, microcéphalie, lissencéphalie, agénésie du corps calleux, calcifications intracrâniennes, hypoplasie cérebelleuse, dysmorphie faciale, microphthalmie, exophtalmie, cataractes, absence de paupières, hydrops, ichthyose, contractures des membres et syndactylie
Le diagnostic anténatal est possible et dépend du type de lissencéphalie, polyhydramnios + retard de croissance intra-utérin. Le diagnostic précis de lissencéphalie est indispensable afin de conseiller les parents. L’IRM établit un diagnostic précis, en cas d’IVG, un examen anatomo-pathologique du cerveau est indispensable pour établir un diagnostic précis. Certains types particuliérement sévères de lissencéphalie entrainent le décès de l’enfant en quelques mois.
Anomalies associées : atrésie duodénale, omphalocèle, dysplasie rénale, anomalies génitales/des oreilles, cardiopathie congénitale, hernie inguinale, cryptorchidie, clinodactylie, polydactylie.
Images : #0#1#3 : Macroscopie
La prise en charge des patients lissencéphaliques est symptomatique (adaptation de l'alimentation aux troubles de déglutition, prévention des fausses routes, kinésithérapie articulaire et respiratoire, prévention des troubles orthopédiques secondaires à l'hypotonie, traitement du reflux gastro-oesophagien). L'épilepsie est souvent résistante aux traitements. L'encéphalopathie associée aux lissencéphalies est souvent très sévère, et les enfants sont dans une dépendance totale.
Le syndrome de Walker-Warburg  : associe à une anomalie du SNC (lissencéphalie de type II, hydrocéphalie, céphalocèle, malformations cérebelleuses, de Dandy-Walker, microcéphalie et agénésie ou lipome du corps calleux), de l'œil (décollement de rétine, cataracte, microphthalmie, buphthalmie, glaucome congénital, hypoplasie du nerf optique), dystrophie musculaire. Locus en 9q31. Diagnostic différentiel : syndromes avec lissencéphalie tels : Miller-Dieker et Neu-Laxova. Exclure syndrome de Meckel, de Fryns, les trisomies 18 et 13, dystrophie musculaire congénitale de Fukuyama et virose maternelle.
Pronostic : le plus souvent décès la 1ère année, sinon retard mental et de développement sévère.
les pachygyries sont des formes mineures, plus ou moins marquées, de lissencéphalies de type I. On retrouve, en plus discrets, les mêmes caractères histologiques de cortex en quatre couches. Extérieurement les sillons primaires et les sillons secondaires sont présents, tandis que les sillons tertiaires sont peu développés. La distribution des anomalies est globalement symétrique , affectant en général plutôt la partie supérieure et postérieure de l'hémisphère. En raison de la pauvreté en fibres, la substance blanche est de petit volume.
 
L’holoprosencéphalie  (ICD10 = Q04.2, OMIM = 236100) consiste en l'absence de séparation +/- complète du cerveau primitif en 2 hémisphères et 2 ventricules. Cette malformation entraîne des anomalies associées du visage. Le retard intellectuel est très souvent présent. Les enfants atteints par les formes les plus sévères ne vivent que quelques mois. L'incidence est de 1/10000 à 20000 naissances.
On distingue  : la forme alobaire, la plus sévère (absence totale de clivage cérébral, ventricule cérébral unique, thalami fusionnés, absence de (neurohypophyse, corps calleux, faux du cerveau, tractus optiques, bulbes olfactifs) et tête de petite taille).
Forme semi-lobaire : les zones frontales et pariétales du cerveau sont fusionnées. La scissure interhémisphérique est présente uniquement dans la partie postérieure (fusion variable des thalami, pas de bulbes olfactifs ni corps calleux).
Forme lobaire : le cerveau est séparé dans la plus grande partie ; seule la partie frontale du cerveau est fusionnée (scissure cyngulaire, ventricules latéraux, absence de septum pellucidum).
Une forme particulière ne siège qu'au milieu de la ligne interhémisphérique (syntélé-encéphalie).
La dysplasie septo-optique de de Morsier, (atrophie optique, insuffisance antéhypophysaire, et absence de septum) est une forme mineure d'holoprosencéphalie.
Le fœtus présente des anomalies de la face : Diminution de la distance inter-orbitaire pouvant aller jusqu'à un cyclopisme (synophthalmie ou anophthalmie avec proboscis), fente labio-palatine le plus souvent médiane, cébocéphalie : hypotélorisme nez fermé avec une seule narine, ethmocéphalie : hypotélorisme + proboscis.
Anomalies associées : polydactylie post-axiale, cardiopathie congénitale (dans trisomie 13), dysplasies rénales, encéphalocèle (syndrome de Meckel avec micro et macrocéphalie, exomphalos et polyhydramnios), omphalocèle, pied bot, myéloméningocèle, anomalies intestinales.
Mais parfois l'apparence physique n'est aucun indicateur
Le diagnostic anténatal est facile en cas d'holoproencéphalie alobaire ou semi lobaire est fait lors des échographies anténatales. Le diagnostic est plus difficile en cas d'holoproencéphalie lobaire. Une IRM permet le diagnostic en cas de doute. Images : #0#1#2alobaire : #0lobaire,semilobaire : #0#1
Une IVG est acceptée dans la plupart des holoprosencéphalies.
Causes :
Maladie maternelle : Le diabète maternel augmente par 200 le risque.
Toxiques : hypolipémiants (statines) ont été impliqués.
Maladies chromosomiques : 25 à 50 % des cas :Trisomie 13 surtout,Trisomie 18 , ou anomalies par Délétion, Duplication (del (13q), del (18p), dup. (3p), del (7q36)) , triploïdie
Maladies génétiques : Responsables de 25 % des cas. Plus de 25 maladies génétiques comportent une holoproencéphalie comme caractéristique , dont le syndrome de Morse qui associe microcéphalie et holoprosencéphalie, multiples contractures congénitales, hypokinésie, retard de croissance intra-utérin, micrognathie, crêtes gingivales hyperplasiques, atrophie des membres, caryotype normal, sinon dysplasie campomélique de Kallmann, syndromes de Hall-Pallister et de Vasadi.
Plusieurs mutations génétiques peuvent être à l'origine d'holoproencéphalie. Ces mutations sont de transmission autosomique dominante
Gène SHH localisé sur le chromosome 7,Gène ZIC2 localisé sur le chromosome 13, Gène SIX3 localisé sur le chromosome 2, Gène TGIF localisé sur le chromosome 18, Gène PTCH localisé sur le chromosome 9
Risque de récidive : 6% (en l'absence d'anomalies chromosomiques car inclut des formes héréditaires (risque de 25-50%) ; si caryotype anormal risque de 1%.
 
La porencéphalie est caractérisée par une fente ou cavité intracérébrale circonscrite, de taille variable, qui peut être bordée d'une matière grise polymicrogyrique anormale. Dans les cas les plus sévères, cette cavité peut aboutir à une communication entre la surface piale et le ventricule. La prévalence est inconnue. Macroscopie
Clinique : dans la petite enfance, selon la localisation et taille de la lésion. Surtout une hémiplégie, déficit intellectuel et épilepsie fréquents. La porencéphalie (comme la schizencéphalie et la polymicrogyrie) pourrait correspondre à des séquelles d'ischémie foetale. La plupart des cas sont sporadiques, rares cas familiaux, suggérant des facteurs génétiques. La porencéphalie familiale est une maladie rare de transmission autosomique dominante avec une pénétrance incomplète. Il n'existe pas de traitement spécifique pour les porencéphalies. Le traitement symptomatique comporte de la rééducation, des antiépileptiques en cas d'épilepsie, et la pose d'un shunt en cas d'hydrocéphalie.
 
La  schizencéphalie (ICD10 = Q04.6) est une malformation cérébrale avec fente cérébrospinale (porus) emplie de fluide bordée de matière grise souvent micropolygyrique, qui peut s'étendre à travers tous les hémisphères à partir de l'épendyme des ventricules latéraux (unilatérale ou bilatérale), recouverte de pie mère, s'ouvrant en profondeur dans la lumière ventriculaire de telle sorte que la pie mère et le cortex rejoignent le revêtement épendymaire. Les lésions sont souvent bilatérales, +/- symétriques. La cavité transcérébrale du porus peut être large, kystique (schizencéphalie kystique) ou au contraire réduite à un pertuis, ou même à une chaîne d'hétéropies nodulaires (schizencéphalie fermée). Le septum est volontiers absent, probablement détruit avec le parenchyme cérébral. La forme incomplète, se termine à distance du ventricule ou se limite à un élargissement et augmentation de la profondeur des scissures ou des sillons dans les formes mineures.
Echographie anténatale : dilatation ventriculaire focale.
L’IRM montre une fente emplie de LCR allant de la pie-mère au ventricule dans les formes complètes, ou une fente fermée bordée de cortex polymicrogyrique. Dans les formes mineures, elle montre un élargissement et une augmentation de la profondeur des scissures ou des sillons. Une hétérotopie nodulaire sous-épendymaire au contact de la fente peut également être observée.
Clinique : troubles moteurs avec hypotonie, épilepsie sévère partielle pharmacorésistante de début relativement tardif (deuxième décennie de vie), hydrocéphalie et retard psychomoteur à des degrés divers selon l'étendue de la fente. Si bilatéral, retard psychomoteur, du langage et troubles moteurs (hémiparésie voire quadriparésie). Dans les formes limitées, peu de signes, +/- surdité, cécité.
Diagnostic différentiel  : kyste arachnoïdien (ne communique pas avec les ventricules), porencéphalie (similaire à schizencéphalie si bilatéral près de scissure de Sylvius, dans la schizencéphalie, le kyste ou fente est bordé de substance grise hétérotopique, alors que le kyste porencéphalique est bordé de substance blanche)., holoprosencéphalie (cavité monoventriculaire, fusion des thalami, absence de faux, anomalies faciales médianes), hydranencéphalie (quasi absence de cervelet, méninges et crâne intacts, hétérotopie de substance grise, hamartome, microcéphalie, absence de septum pellucidum
Anomalies associées : hétérotopie de substance grise fréquente, polymicrogyrie, kyste arachnoïdien, microcéphalie, hydrocéphalie, agénésie de corps calleux, hypoplasie du nerf optique
Images : #0#1#2#3#4#5#6  : Macroscopie
Histologie  : les parois du porus sont constituées de substance blanche, sans revêtement cortical. L'épendyme qui borde le ventricule peut être préservé ; à la surface, le kyste est fermé par de la pie-mère.
Pronostic : mauvais, selon l'importance des signes cliniques
 
Iniencéphalie ICD10 = Q00.2 : trouble neural rare (0.1-10/10000, prédominance féminine (9/1)) qui combine une extrême rétroflexion de la tête (absence totale d'os occipital) avec des anomalies marquées de la colonne (rachischisis cervicothoracique), enfant de petite taille, avec grosse tête.
La peau du visage est liée directement au thorax et celle du scalp au dos (absence de cou). Anomalies associées telles anencéphalie, encéphalocèle, hydrocéphalie, cyclopie, absence de mandibule, bec de lièvre, malformation cardiovasculaire et gastro-intestinale, hernie diaphragmatique.
Anomalies associées : Anencéphalie, céphalocèle, holoprosencéphalie, agnathie-microstomie-synotie, antéversion palatale, spina bifida, omphalocèle, gastroschisis, hernie/ agénésie diaphragmatique, hypoplasie ou hyperplasie pulmonaire, malformations cardiaques, anomalies rénales, genu recurvatum, arthrogrypose, pied bot, atrésie gastro-intestinale.
Critères diagnostiques : déficit des os occipitaux avec grand foramen magnum, absence +/- complète des vertèbres cervicales et thoraciques +/- fusionnées (lordose et hyperextension), incomplètement fermées. Souvent alpha-foetoprotéine élevée et/ou polyhydramnios. Rétroflexion marquée de la tête.
Diagnostic différentiel  : syndrome deKlippel-Feil (cou court avec fusion des vertèbres cervicales), myéloméningocèle cervicale (considéré par certains comme une forme mineure d'iniencéphalie., anencéphalie avec rétroflexion spinale
 
La Microcéphalie ICD 10 : Q02., OMIM 251200 : : diminution nette de la circonférence de la tête vu l’âge, congénital ou acquisavec anomalies neurologiques et retard mental (si périmètre< 3 déviations standards, touche 0.1% de la population). Les causes sont multiples (alcoolisme fœtal, diabète, rubéole ou maladies chromosomiques). Nombreux syndromes (trisomies 21, 13, 18, 22, syndromes 4p-, 18p-, 18q-, syndromes de : Bloom, Borjeson-Forssman-Lehmann syndrome (XLR), Cockayne, Dubowitz, pancytopénie de Fanconi, lissencéphalie, Meckel-Gruber, Menkes, Roberts, Smith-Lemli-Opitz, Coffin-Sins, Cornelia De Lange, Rubinstein-Taybi, Williams. La forme isolée peut se voir dans : syndrome de Paine, Alpers, troubles du métabolisme (acidémie méthylmalonique, phénylcétonurie. Dans un contexte d'infection in utero (rubéole, CMV, toxoplasmose, Herpes).
Une délétion bi-allélique du gène microcéphale provoque une microcéphalie primitive.
Dans la forme congénitale, à la naissance la tête peut être de taille normale ou réduite, mais elle subit ensuite un retard de croissance alors que le visage se développe normalement et donc un front fuyant et un petit scalp plissé. Hyperactivité et retard mental fréquents, de degré variable, possibilité de convulsions, de troubles moteurs allant de la maladresse à laquadriplégie spastique.
 
La maladie d’Alpers est rare, héréditaire avec dégénérescence progressive de la matière grise cérébrale. Début précoce sous forme de convulsions, puis retard mental / de développement, hypotonie, spasticité, démence, hépatopathie (ictère + cirrhose). Possibilité d’atrophie optique avec cécité. Possibilité de mutations du gène "polymérase-gama" avec déplétion d’ADN mitochondrial.
 
Maladie de Pelizaeus-Merzbacher : pathologie neurodégénérative rare qui se voit de la naissance à l’âge adulte, sous forme de plages de démyélinisation
Type I – forme classique de survenue infantile le 1er mois de vie, prédominance masculine, décès dans seconde ou 3ème décennies, nystagmus pendulaire mouvements errants de l’œil, tremblement, puis retard psychomoteur, troubles du mouvement, ataxie, chorée, choréoathétose, spasticité, tremblement d’intention, dysarthrie, discrète démence, atrophique optique, épilepsie
Type II – survenue néonatale, mêmes signes que la forme classique, décès vers 5 à 7 ans
Type III – survenue peu après la période néonatale, décès vers 5 à 10 ans
 
L’hémiplégie alternée : pathologie rare de l’enfant (avant 18 mois). Poussée itératives de paralysie d’un ou 2 cotés du corps, 1/plusieurs membres, peut toucher des zones différentes à différents moments, bref ou durant plusieurs jours, pouvant régresser après sommeil Présence de mouvements anormaux avec raideur, voire d’épilepsie, le développement peut rester normal.
 
Leucomalacie périventriculaire : touche les fœtus et nouveau-nés, surtout prématurés, voire chorioamniotite, secondaire à une anoxie. Risque de troubles moteurs, retard de développement mental, troubles de la coordination, de la vue / audition, possibilité de paralysie cérébrale. Nécrose localisée de la substance périventriculaire (angles supéro-externes des ventricules latéraux) +/- kystique. Echographie : semaine 1 : foyers échogènes périventriculaires par nécrose locale avec congestion et/ou hémorragie. Semaine 1-3 : kystes hypo-échogènes, au mois 2-3 : ventriculomégalie après disparition des kystes. IRM : réduction du volume cérébral (substance grise et blanche), avec augmentation des ventricules latéraux. Diagnostic différentiel : Infarctus veineux périventriculaire. Macroscopie : rarement visible : petits points blancs de 2-6 mm aux angles supéro-externes des ventricule latéraux près des foramina de Monroe, les régions latérales du trigone et les cornes frontales ou occipitales, plus tard des kystes Histologie : nécrose de coagulation avec des zones hyperéosinophiles en périventriculaire +/- sphéroïdes axonaux, en 3 à 5 J, infiltration par des macrophages et à 1 semaine astrogliose, en quelques semaines, cavitation + kystes, cicatrice gliale + minéralisation des axones puis macrophages spumeux http://emedicine.medscape.com/article/1961885-overview#showall http://emedicine.medscape.com/article/975728-overview

De Morsier's Syndrome = dysplasie septo-optique, par développement anormal du disque optique, insuffisance hypophysaire +/- agénésie du septum pellucidum. Cécité mono- ou binoculaire, mydriase, nystagmus, strabisme, hypotonie +/- épilepsie, QI +/- touché

 
Syndrome de Coffin Lowry : pathologie génétique rare avec anomalies craniofaciales (hypoplasie maxillaire , nez large, narines saillantes, gros sourcils, hypertélorisme, grandes oreilles basses) et squelettiques (cyphoscoliose, pectus carinatum), retard mental, petite taille, hypotonie. Anomalies dentaires, petits doigts hyperextensibles, troubles alimentaires / respiratoires, retard de développement, surdité, démarche bizarre. Gène défectif RSK2 en Xp22.2-p22.1).

Dystrophie infantile neuro-axonale : (INAD), pathologie rare, héréditaire (autosomique récessive) = forme de thésaurismose. Début dans les 2 premières années de vie par perte du contrôle positionnel de la tête, puis de la déambulation, puis détérioration visuelle et de la parole +/- épilepsie. Déformation faciale avec front proéminent, strabisme, micrognathie, petit nez, grandes oreilles basses

Joubert Syndrome : Absence / sous-développement du vermis cérebelleux (équilibre et coordination). Se traduit par une tachypnée, hypotonie, apraxie oculomotrice (mouvements saccadés des yeux), retard mental, ataxie (incoordination motrice). Possibilité de polydactylie, fente palatine, bec de lièvre, anomalies de la langue ou hépatospléniques +/- épilepsie. Spuvent sporadique, sinon hérédité autosomique récessive par mutation des gènes NPHP1, AHI1, and CEP290.

Colpocéphalie : allongement disproportionné des cornes occipitales des ventricules latéraux avec agénésie partielle ou complète du corps calleux.
Anomalies associées : hypoplasie du nerf optique, colobome choriorétinien, microcéphalie, micrognathie, fente palatine, ongles hypoplasiques, atrophie cérebelleuse, microgyrie, macrogyrie, pachygyrie, lissencéphalie, méningomyélocèle, syndrome de Pierre-Robin, neurofibromatose, schizencéphalie. 
Contexte : mosaïcisme de trisomie 8 ou 9, Toxoplasmose, alcoolisme foetal, contraceptifs oraux, médicaments hydrochloride diéthylpropionique (Tenuate®).

Diagnostic différentiel  : Porencéphalie, sténose du foramen interventriculaire, kyste arachnoïdien supratentoriel. 
Pronostic : retard mental variable, mauvaise vue, épilepsie, retard de développement.

La Polymicrogyrie est une gyration excessive du cerveau. Les sillons sont nombreux mais peu profonds. Anomalie de l'organisation corticale des neurones probablement par un trouble de la migration des neurones à l'origine des dernières couches cellulaires du cortex cérébral : le cortex cérébral est plus épais avec de multiples circonvolutions.

Radiologiquement, elle peut être confondue avec une lissencéphalie car la couche moléculaire du cortex (la plus superficielle), peut la recouvrir uniformément. A la coupe, multiples circonvolutions petites, serrées, festonnées. Le cortex est d'épaisseur à peu près normale ; en profondeur la ligne de jonction cortico-sous-corticale est irrégulière, avec des interdigitations. Ces lésions se situent en général dans la région insulaire et périsylvienne, avec une extension plus marquée vers la partie supérieure et antérieure des hémisphères. La substance blanche est de volume normal, avec zones de gliose, d'une part à la jonction cortico-sous-corticale, d'autre part dans les régions périventriculaires en correspondance avec les lésions corticales. En cas de micropolygyrie unilatérale, une gliose parenchymateuse peut se voir en regard, de façon symétrique, sur l'autre hémisphère.
Elle peut être localisée ou généralisée à l'ensemble du cortex.
Histologie : nécrose laminaire dans la couche V dans la forme classique, mais d’autres variantes ont été décrites.
Les manifestations cliniques dépendent de l'étendue de cette anomalie : troubles neurologiques stables, parfois minimes ou importants avec attente visuelle, auditive, motrice ou cognitive, retard mental profond et épilepsie réfractaire.
Le diagnostic repose sur l’IRM. Isolée ou associée à d'autres anomalies :agénésie du corps calleux, schizencéphalie. Les diagnostics différentiels principaux sont la pachygyrie et la lissencéphalie.
La prévalence de cette maladie est inconnue mais certainement rare.
Toute infection in utero peut être responsable de polymicrogyrie :toxoplasmosecytomégalovirusvaricellesyphilis. On en rapprochera le syndrome transfuseur-transfusé.
La pachygyrie est une anomalie de la gyration du cerveau. Les sillons sont rares mais épais. Images : cas clinique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Polymicrogyrie
 
La mégalencéphalie unilatérale : entité nosologique impécise avec présence d'un hémisphère cérébral normal et d'un hémisphère volumineux. Les descriptions dans la littérature sont confuses ; on y a décrit une micropolygyrie, des hétérotopies de substance grise, et surtout la présence d'une pachygyrie au niveau de l'hémisphère hypertrophique. Cette mégalencéphalie unilatérale n'entre pas dans le cadre du syndrome de Klippel-Trenaunay.
 
Dysraphisme crânio-spinal dû à un défaut de fermeture médian du tube neural embryonnaire ou des ses couvertures d'origine mésodermique. La gamme des lésions observées est très large, allant de discrètes anomalies squelettiques qui peuvent rester indétectées jusqu'à des anomalies létales pouvant aboutir à un décès intra-utéro. La grande majorité des malformations dystrophiques surviennent le long de l'axe spinal essentiellement au niveau de la région lombo-sacrée. La forme mineure correspond à une agénésie de l'arc postérieur des vertèbres appelée spina bifida occulta détecté cliniquement par un trajet fistuleux ou une simple petite fossette cutanée, une tache hyperpigmentée, une touffe chevelue, un angiome ou un lipome. Le spina bifida cystica ou aperta correspond à la forme où l'on note une protrusion de tissu méningé ou neural à travers la discontinuité osseuse. Ceci aboutit à une lésion qui fait saillie à partir de la lésion postérieure sous forme sacculaire et qui est classée selon la nature des éléments herniés. On peut distinguer ainsi le méningocèle et leméningomyélocèle (#0, cas clinique), ce dernier comportant en plus des méninges, des éléments de la corde spinale et lipoménigomyélocèle : #0#1+ restes néphrogéniques.
Parfois la lésion peut aussi se présenter sous forme d'une lésion en situation antérieure dans le cadre de défauts sacrés, le plus souvent avec des hémivertèbres ou latérale paravertébrale. NB. La plupart des méningocèles latéraux ne sont pas de véritables lésions dystrophiques mais correspondent à des diverticules arachnoïdes sortant du canal spinal par les foramen neuraux élargis qui sont fréquents au niveau thoracique surtout dans le cadre d'une neurofibromatose type 1. La méningocèle forme une masse discoïde bordée à l'extérieur par la peau qui peut être atrophiée, la méningocèle pouvant être reliée par un pédicule étroit. Le sac herniaire lui-même est constitué de tissu conjonctif contenant des cellules méningothéliales disposées le long de fentes irrégulières, d'espaces alvéolaires ou en cordons allongés. Dans certains cas on retrouve une accumulation tumorale de tissu adipeux (lipoméningocèle). Le lipoméningocèle ou lipome spinal, occulte ou sous forme d'une masse sous-cutanée de la partie haute du pli inter-fessier avec angiome plan cutané. Radiologiquement, la masse lipomateuse est toujours en arrière de la moelle, au niveau du renflement lombaire. Le cordon médullaire est fixé par le lipome en position basse. Ce lipome est intimement mêlé au tissu nerveux, de telle sorte que tout clivage chirurgical est illusoire. Il peut être strictement intradural mais aussi transdural (de telle sorte que la dure mère aussi se perd de façon indéfinie dans la masse du lipome) ; ou s'étendre en arrière et former une masse sous cutanée cliniquement décelable, en empêchant la fermeture des arcs vertébraux postérieurs. En IRM, le lipome est hétérogène car il peut contenir, à côté des cellules adipeuses, des fibres musculaires lisses ou striées, des éléments vasculaires. Il s'agit en fait d'une lésion tératomateuse par différenciation anormale des cellules de la masse cellulaire caudale, Ce n'est pas une tumeur, il n'y a pas de compression progressive, ni de reconstitution après ablation même partielle. Le canal vertébral est souvent large, et les arcs postérieurs sacrés ou lombosacrés sont souvent ouverts. L'indication d'un geste chirurgical est fondée sur le préjudice esthétique, sur le risque de traumatisme médullaire transmis par l'intermédiaire du lipome, sur la présence éventuelle d'une cavité hydromyélique assez fréquemment associée, et sur le risque de développement d'une myélopathie lente par fixation médullaire, avec apparition de troubles sphinctériens. Plutôt qu'à l'exérèse de la masse, ce geste chirurgical vise à la réduction de son volume et à la restauration de la mobilité médullaire.
On note aussi une prolifération désorganisée de rameaux nerveux, de bouquets de muscle lisse et de vaisseaux. La présence de tissu neuroglial quelle que soit sa présentation, fait porter le diagnostic deméningomyélocèle, la quantité étant très variable allant de nids microscopiques de glie inclus dans la paroi des cystocèles, jusqu'à la moelle épinière déformée. L'évolution des enfants affligés d'un spina bifida dépend de la taille et de la complexité de la malformation et surtout de l'extension avec laquelle les éléments de la moelle épinière participent à la genèse ainsi que la présence d'anomalies associées du système nerveux central. Les méningocèles simples ne sont pas associées avec une débilité neurologique, elles peuvent se compliquer d'une forme minime de paraparésie et peuvent être fermées sans problème.
Par contre, la méningomyélocèle qui est beaucoup plus fréquente (seconde anomalie congénitale après les malformations cardiaques (4.5 10-4), se complique habituellement par des atteintes significatives et fréquemment irréversibles des membres inférieurs et de la fonction vésicale, colique et sexuelle. De plus, la plupart des enfants souffrent d'une malformationd’Arnold-Chiari 2 (#0#1#2macroscopie) avec hydrocéphalie, anomalies multiples sous forme d'un déplacement caudal de la médullaire et du vermis cérébelleux, déformation de la jonction cervico-médullaire, élargissement et creusement de la fosse postérieure et sténose aqueducale (risque de stridor, apnée, pneumonie d'aspiration, anomalies du cri, de la déglutition, vomissements, reflux gastro-oesophagien). D'autres éléments dysplasiques s'observent au niveau du SNC : grosse commissure grise, circonvolutions redondantes du cortex hémisphérique, malformation du corps calleux, dilatation de la partie postérieure des ventricules latéraux, hydromyélie. Cliniquement la malformation de Chiari 2 avec myéloméningocèle s'accompagne de paralysie basse +/- étendue vers le haut selon le niveau et l'extension de la myéloméningocèle. Le traitement consiste à séparer la plaque neurale du revêtement cutané, à former un tube neural et à l'enfouir dans un canal ostéodural reconstitué. La fermeture du tube neural est habituellement suivie du développement d'une hydrocéphalie qu'il faut drainer. L'état neurologique de l'enfant est dès lors stabilisé. Si une détérioration secondaire apparaît, des mois ou des années après le traitement initial, elle est habituellement causée par une hydromyélie, elle-même consécutive à la reconstitution de l'hydrocéphalie par malfonction du système de drainage ventriculaire.
Le Chiari type 3 est un défaut de fermeture du tube neural au niveau du rhombencéphale ; avec encéphaloméningocèle occipito-cervicale. Elle est très rare, et très grave. Son diagnostic différentiel est la méningocèle simple de même topographie, en principe de bon pronostic.
Le Chiari type 1 est une malposition des amygdales cérébelleuses dans le canal cervical, au travers du trou occipital, alors que le IVème ventricule et le vermis cérébelleux sont en place ; il n'y a pas de distorsion du tronc cérébral. Elle s'accompagne volontiers d'une hydrocéphalie et/ou d'une hydromyélie d'expression plus ou moins tardive. Sa pathogénie est incertaine et pourrait résulter mécaniquement d'un déséquilibre de pression entre la cavité encéphalique et l'espace méningé spinal.
Association fréquente à des anomalies cérébrales (hétérotopie,Polymicrogyrie, fusion des thalamus, anomalies du corps calleux). Complications musculo-squelettiques par déformations progressives osseuses et articulaires, fractures pathologiques. Autres complications neurologiques liées à des pathologies cérébrales et intraspinales (troubles cognitifs par hydrocéphalie). Dans près de 10 % des cas, anomalie chromosomique (trisomies 13, 18, triploïdie, mutations de gènes). Sans traitement peu de patients survivent à l'enfance malgré un traitement chirurgical agressif, la mortalité varie de 30 à 60% (surtout dans la première année). Une des causes principales de décès étant la méningite, pyélonéphrite (complication de vessie neurologique), pneumonie et hydrocéphalie progressive. Le traitement associe des antibiotiques, neurochirurgie et shunt ventriculopéritonéal
Dosage de l'AFP maternel (augmenté dans 70-75 % dès le 2ème trimestre de grossesse), diagnostic confirmé par amniocentèse et dosage amniotique d'AFP, et de l' acétylcholinestérase (sensibilité de 99%),. Les formes mineures peuvent se traduire cliniquement par une asymétrie des jambes ou pieds avec pieds creux, orteils en griffe ou en marteau, scoliose, douleurs dorsales. Peut se révéler chez l'adulte après un traumatisme
Imagerie : L'échographie fœtale montre des anomalies du tube neural (sensibilité de 90%)
Après la naissance RMN de la colonne vertébrale, cystogramme pour évaluer la fonction vésicale et un éventuel reflux vésico-urétéral.
Traitement : orthopédique des troubles des membres < avec différentes orthèses, rééducation, méthodes de draînage vésical, rééducation sphinctérienne (canal anal)
Neurochirurgie avec fermeture du sac de myéloméningocèle le plus vite possible si fuite de LCR, sinon dans les premiers jours, 80-90% des enfants nécessitent un shunting de préférence ventriculopéritonéal. Si manifestations de Chiari II neurochirurgie avec laminectomie cérébrale pour décomprimer la moelle cervicale
Traitement : orthopédique des anomalies de la colonne vertébrale et autres anomalies ostéo-articulaires.
http://www.emedicine.com/pmr/topic83.htm
http://www.emedicine.com/neuro/topic244.htm
 
En plus des formes externes cliniquement évidentes, il existe aussi des anomalies juxtaspinales ou intraspinales appelées dysraphisme fermé ou occulte qui surviennent aussi dans le cas d’un spina bifida et de ses stigmates cutanés, là aussi on retrouve une prédilection marquée pour la région lombo-sacrée où on les met en évidence lors de l’évaluation radiologique d’une myélopathie. C’est la fixation du filum terminal ou des racines spinales à ces anomalies structurales avec traction sur la moelle qui est responsable des principales manifestations neurologiques telles qu’une démarche anormale, spasticité vésicale ou hypotonie et des douleurs anococcygiales ou périnéales. Parmi les lésions responsables on décrit des lipomes intraspinaux, des kystes dermo-épidermoïdes, des diverticules méningés intrasacrés, masses kystiques intramurales constituées de tissu neuroglial, on peut retrouver aussi, un septum collagène ou chondro-osseux qui divise la moelle.
Une bonne partie de ces malformations associées peuvent être corrigées en grande partie par la chirurgie.
De façon plus rare on retrouve des cystocèles dysraphiques au niveau du crâne, elles se situent aussi au niveau de la ligne médiane et peuvent comporter en plus des dérivés méningés, du tissu neural, dans ce cas on parle d’encéphalocèle (Images : #0#1encéphalocèle #1histologie : #1,IHC) ICD10 = Q01. ou méningoencéphalocèle. Environ 80% des encéphalocèles sortent de la cavité crânienne au niveau de l’occiput du fait de défauts de développement dans la paroi postérieure de l’os occipital (fermeture incomplète du tube neural chez le fœtus (déficit en acide folique ?), sinon dans la cavité nasale, le seul Traitement est la chirurgie réparatrice. Radiologie.
http://www.pedbase.org/e/encephalocele/
 
Ces dysraphismes sont en général couverts par un scalp intact en dessous duquel on reconnaît des membranes leptoméningées ou durales avec des plexus choroïdes, des éléments cérébelleux et du tronc cérébral, voire du tissu cérébral. Le cerveau extrudé qui entoure un cavité remplie de liquide céphalorachidien peut communiquer librement avec le système ventriculaire, peut apparaître bien formé, mais présente en histologie, des anomalies d’architecture corticale, de plus, les leptoméninges associées contiennent fréquemment des îlots de tissu neuroglial hétérotopique. Ces encéphalocèles peuvent subir des remaniements secondaires tels qu’hémorragies ou infarctus. L'excision ou la fermeture peuvent souvent être effectués sans complication, malheureusement un pourcentage important s’accompagne de malformations du cerveau avec microcéphalie ou retard mental. Des encéphalocèles extra-occipitaux peuvent faire protrusion à partir de déficits dans d’autres portions de la voûte crânienne ou faire saillie au niveau des fontanelles antérieures ou postérieures. Certaines formes se présentent sous forme de gonflement visible de la face dans la région du front, de l’ensellure nasale ou de l’orbite alors que les variantes basales sont situées au niveau de la cavité nasale, du sinus sphénoïde et du nasopharynx ou la fosse ptérygopalatine.
Ces pathologies doivent être reconnues avant l’intervention du fait de la nécessité d’une répararation intracrânienne avec fermeture de la dure mère pour éviter une fuite de LCR ou une éventuelle méningite puisque les encéphalocèles présentent le plus souvent une connexion avec la cavité crânienne.
http://www.emedicine.com/radio/topic246.htm
 
On peut observer également des hétérotopies neurogliales dans les mêmes régions qui se différencient par l’absence de connexion avec le compartiment intracrânien. Le diagnostic est réalisé essentiellement grâce à l’imagerie. En effet en histologie à la fois l’hétérotopie ou l’encéphalocèle ne sont souvent constituées que d’astroglie inclus dans un tissu fibreux. La présence d’éléments méningothéliaux ou épendymaires permet d’exclure à priori une hétérotopie. Possibilité de neurones dans les 2 pathologies. A signaler que certains cas ne sont pas d’origine congénitale mais secondaires à un traumatisme ou à une intervention neurochirurgicale.
 
Les hétérotopies de substance grise : Les hétérotopies laminaires : La substance grise forme une lame sous-corticale, focale ou diffuse (aspect de double cortex, qui présente des analogies avec la lissencéphalie, mais en surface, le cortex paraît de dessin +/- normal). Arrêt prématuré de la migration neuronale, prédominance féminine, transmission liée au chromosome X, le gène identifié (double cortin : DCX) est responsable de lissencéphalie chez les garçons (XLIS). Rares cas masculins témoignant d’une mosaïque génétique.
En IRM : ruban de substance grise doublant le cortex de façon bilatérale, symétrique ou asymétrique, localisé dans la substance blanche entre les ventricules et la surface corticale.
Une augmentation modérée de l’épaisseur corticale est habituelle et une dilatation ventriculaire est fréquente.
Les hétérotopies nodulaires : substance grise en amas au sein de la substance blanche ; ces amas peuvent être microscopiques ou massifs, désorganisant la structure d'un hémisphère, nodulaires périventriculaires (ou sous-épendymaires) et sous-corticaux nodulaires, de façon bilatérale et sensiblement symétrique ou plus rarement unilatérale. Ce sont les plus fréquentes des formes adultes. Nette prédominance féminine et fréquente incidence de formes familiales si formes bilatérales. Transmission dominante liée au chromosome X (Xq28), létal in utero chez le garçon. L’épilepsie est observée dans 80 % des cas, débutant dans la deuxième décennie de vie ou plus tardivement, de type épilepsie partielle pharmacorésistante. QI et examen neurologique normal. Une forme sévère avec retard mental, déficit neurologique et dysmorphie a été décrite chez les garçons.
 Les hétérotopies nodulaires périventriculaires unilatérales sont aussi fréquentes dans les 2 sexes. En imagerie : nodules en isosignal cortical sur toutes les séquences, disposés le long de la paroi ventriculaire en nombre et taille variables.
Les hérérotopies nodulaires sous-corticales sont des masses de substance grise en pleine substance blanche, de taille variable, jusqu’à 8 cm. Diminution de la taille de l’hémisphère qui contient l’hétérotopie proportionnelle à la taille de l’hétérotopie nodulaire sous-corticale, en raison de la diminution du volume de la substance blanche. Le cortex en regard est mince et peu plissé ; une anomalie du corps calleux et des noyaux gris est fréquente.
Macroscopie : formes purement nodulaires, formes curvilinéaires et mixtes. Les formes curvilinéaires sont des nodules de substance grise en contiguïté avec une zone de cortex enfoui.
L’épilepsie est partielle, et débute la 1ère décennie de vie ; des troubles neurologiques et cognitifs sont fréquents, selon la taille de l’hétérotopie et l’existence de lésions associées.
IRM : masse de substance grise en isosignal cortical sur toutes les séquences, siégeant en pleine substance blanche ou au contact d’une zone de cortex enfoui.
 
S'ils s'expriment par une encéphalopathie sévère avec épilepsie, il existe des cas d'hétérotopie nodulaire chez des patients intellectuellement normaux, avec épilepsie partielle de révélation tardive. Dans ce cas, le diagnostic différentiel est celui d'une tumeur ; par son signal, identique en tout point à celui de la substance grise des noyaux de la base, ou du cortex, l'hétérotopie se reconnaît en séquences pondérées T1, T2 et en densité protonique . Elle ne présente pas de réhaussement, et n'exerce pas d'effet de masse (au contraire la cavité ventriculaire peut être élargie en regard).
On peut observer des hétérotopies nodulaires sous épendymaires, développées et organisées in situ dans la zone germinale. Imagerie  : #0,#1cas cliniquehistologie autres malformations
 
Malformation d’Arnold-Chiari (#0#1#2macroscopie) ICD10 Q07.0
Alors que le type II se voit chez quasiment tous les enfants avec spina bifida et hydrocéphalie, et peut être associé à une sténose de l’aqueduc de Sylvius avec hydrocéphalie obstructive, et atrophie cérébrale, le type I se voit chez des enfants et adultes sans spina bifida. Grade 1 à 4.
Type I : hernie complète ou partielle du cervelet/amygdales sous le foramen magnum.
Type II : Hernie du vermis et pont dans le canal cervical. Petit IV dilaté.
Type III : hernie cervicale ou occipito-cervical haute.
Type IV : Hypoplasie cérebelleuse avec parfois encéphalocèle.
Cause : les amygdales cérebelleuses sont allongées et refoulées le long duforamen magnum, bloquant le flux de LCR (d’où possibilité de syringomyélie), le tronc cérébral, nerfs crâniens et partie < du cervelet sont étirés et comprimés.
Clinique : chez les petits enfants : stridor et troubles de déglutition, avec la marche : faiblesse des membres et troubles respiratoires. Certains sont asymptomatiques jusqu’au début de l’âge adulte où ils présentent des céphalées et douleurs de la nuque, fatigue, vertiges, douleurs neuropathiques, troubles visuels, troubles de déglutition, apnée du sommeil, maladresse, myasthénie, palpitations. Ces signes protéiformes font que le diagnostic n’est pas fait
Traitement : chirurgie de décompression
Images : TYPE 1 : + syringomyélie : #0#1#2type II : #0#1#2, (Macroscopie : #0#1#2)
http://www.whonamedit.com/synd.cfm/1154.html
 
la maladie des inclusions neuronales intranucléaires est une neurodégénérescence lentement évolutive et fatale avec présence d’inclusions intranucléaires éosinophiles neuronales du SNC, SNP et système nerveux autonome. Se voit à tout âge, le plus souvent sporadique, mais quelques cas familiaux. Le plus souvent débute dans la 2ème décennie avec évolution mortelle en 10 à 20 ans.
Clinique : variable avec ataxie, signes extra-pyramidaux (trémor, crises oculogyres, atteinte motoneurone < avec abolition des réflexes tendineux, faiblesse, amyotrophie, déformation du pied, troubles cognitifs et du comportement). Souvent décès par surinfection pulmonaire
Imagerie : atrophie cérébrale et/ou cérebelleuse.
Macroscopie : discrète atrophie plus marquée dans le cervelet. Non pigmentation de la substance noire.
Histologie : inclusions intranucléaires éosinophiles neuronales étendues, rondes de 2 à 6 µ. Perte neuronale parfois majeurs dans la substance noire, la couche de Purkinje cérebelleuse, noyaux dentés, rouge et cornes antérieures +/- gliose minime à modérée. Les inclusions sont + à l’ubiquitine et Thioflavine S avec +/- d’autofluorescence. Négativité de : tau, neurofilament, amyloid precursor protein, GFAP, ou α- ou β-tubuline..
http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?artid=1402362
 
Hétérotopies neurogliale et méningée (1).
On les retrouve aux mêmes endroits que les dysraphismes en particulier au niveau des étages antérieurs du crâne, du front, des fosses nasales. La forme la plus fréquente est l’ainsi nommé gliome nasal. On peut en retrouver également au niveau de l’os du crâne, du scalp, de l’orbite et de la région sous-mandibulaire.
Ceux du scalp se voient à la naissance, de 2-4 cm isolés, circulaires, sous forme de plaque alopécique ou kyste, de couleur chair, érythémateux ou bleuâtre en situation médiane, entouré d’un collier de longs cheveux épais, grossiers. Se méfier d’une infection rétrograde lors de la biopsie ou de l’ablation d’une croûte qui peut couvrir le sinus sagittal et provoquer une hémorragie fatale.
Traitement : chirurgical
Hétérotopie cérébrale kystique : rare (< 20 cas décrits), dans le pharynx, orbite, cavité nasale et région maxillofaciale (la partie kystique est due à la production de LCR par des structures pseudo plexus choroïdes.
Diagnostic différentiel : hygrome kystique, encéphalocèle, méningocèle, tératome, kyste branchial.
Pronostic  : bon si intervention anténatale et chirurgie postnatale.
Traitement : exérèse complète, drainage insuffisant.
http://www.emedicine.com/derm/topic693.htm
 
Leur structure est variable, la plupart sont constituées essentiellement de nids gliaux solides inclus dans du tissu fibreux. Environ 10% contiennent des neurones, le plus souvent en faible nombre. Les astrocytes sont le plus souvent prédominants. Les lésions pharyngées sont plus complexes avec des fentes bordées par de l'épendyme et des formations de type plexus choroïde. Possibilité de structures neuroépithéliales pigmentées évocatrices d’une différenciation rétinienne bien que le tissu neuroglial soit habituellement facilement reconnu, on peut avoir recours à une immunohistochimie à la recherche de la positivité de la GFAP. Parfois les hétérotopies neurogliales montrent des atypies cytologiques inquiétantes ou une hypercellularité mais sont en généralement guéries par une simple excision. Contrairement aux encéphalocèles de la base du crâne, les hétérotopies ne contiennent pas de méninge. Présence d’hétérotopies méningées extracrâniennes que l’on retrouve souvent à la naissance mais qui souvent ne se révèlent qu’à l’âge adulte, situées le plus souvent dans le derme ou la région sous-cutanée au niveau de la région occipitale médiane ou le vertex. On peut retrouver une alopécie régionale associée. La lésion consiste en tissu collagène contenant des espaces irréguliers en fentes, bordées par des cellules méningothéliales aplaties pouvant parfois former des cordons ou nids, absence de cellules d'origine neuro-épithéliale centrale. Le diagnostic peut être confirmé par une immunohistochimie positive à l’EMA. Bien qu’il n’ait pas été décrit de dégénérescence néoplasique, les hétérotopies méningées pourraient théoriquement être à la base de certains méningiomes ectopiques.
 
Choristomes (1).
Ce sont des lésions rares qui comprennent l’ecchordose en situation intracrânienne montrant les aspects histologiques de la notochorde et des chordomes qui sont typiquement situés au niveau de la partie ventrale du pont avec des connexions avec des restes notochordaux du clivus adjacent par de petites tiges transdurales, se présente sous forme de petits nodules gélatineux bosselés adhérant à l’artère basilaire.
 
La rhabomyomatose leptoméningée correspond à des petits amas microscopiques de muscle strié mature dans la région prépontine ou l'angle cérébellopontin qui peuvent être associés à des adipocytes, du tissu neuroglial déplacé et des nerfs périphériques aberrants. Ils sont souvent observés dans un contexte de malformation majeure du système nerveux central. On les retrouve très rarement au niveau des nerfs crâniens.
 
On été également décrits des choristomes mullériens au niveau de la région lombosacrée associés à des spina bifida.
 
La Craniosysnostose (soudure prématurée d'une ou plusieurs sutures crâniennes qui débute au cours de la vie fœtale), elle ne fait pas partie des malformations congénitales du système nerveux central, mais retentissement important sur le développement du SNC.
Images : #0
Incidence 1/2000 naissances.
La forme primaire, très majoritaire, défaut d’ossification sans autre anomalie, la croissance du crâne entraîne une déformation parallèle à la suture impliquée.
La forme secondaire : par arrêt de croissance du cerveau (microcéphalie et retard mental) ou lors de maladies métaboliques sévères.
La forme syndromique (15% des cas) : associée à d’autres anomalies du corps ( >150 syndromes avec cranyosynostose).
Craniosynostoses par mutation des gènes FGFR, souvent associées à des anomalies des pieds et des mains (acrocéphalosyndactylie). Toutes sont à transmission autosomique dominante.
Syndrome de Pfeiffer : Mutation du gène FGFR1 et FGFR2, Syndrome de Jackson-Weiss Mutation du gène FGFR2, Syndrome d'Apert Mutation du gène FGFR2 (acrocéphalosyndactylie, craniosynostose touchant les sutures coronales avec brachycéphalie, anomalies faciales avec maxillaire hypoplasique et syndactylie symétrique des mains et pieds Images : #0),Syndrome de Beare-Stevenson Mutation du gène FGFR2, Syndrome deCrouzon Mutation du gène FGFR2 (cas clinique : #0#1), Syndrome de Crouzon avec acanthosis nigricans Mutation du gène FGFR3, Syndrome de Muenke Mutation du gène FGFR3
Cranyosynostoses par mutation d’autres gènes
Par mutation du gène MSX2 : Cranyosynostose type Boston
Par mutation du gène TWIST : Syndrome de Saethre-Chotzensyndrome de Chotzen qui est une acrocéphalosyndactylie avec craniosynostose, syndactylie des maine et pieds avec dysmorphie faciale.
 
Autres cranyosynostoses syndromiques
Prise en charge : dans des centres spécialisées dans leur traitement.
Les cicatrices visibles sont évitées au maximum. L'abord principal du squelette craniofacial s'effectue au travers des cheveux, non rasés. Une longue incision est faite d'une oreille à l'autre, assez loin en arrière, en zigzag sur les tempes. On obtient ainsi un bon accès aux zones à corriger et la cicatrice finale est pratiquement invisible.
Une ouverture supplémentaire est effectuée assez souvent au niveau des paupières, sans aucune cicatrice si l'incision est faite à l'intérieur ou avec une cicatrice presque invisible sous les cils. Parfois une ouverture est faite également à l'intérieur de la bouche, au travers de la muqueuse de la lèvre supérieure. Le crâne déformé est corrigé en déposant les parties anormales et en les remettant en place après correction, fixées précisément en bonne position.
Une technique différente est utilisée pour chaque type de craniosténoses
http://www.pedbase.org/c/craniosynostosis/
 
Syndromes d'Aicardi (MIM 304050) : trouble neurodégénératif (100 cas décrits), pathologie du nouveau-né feminin, sporadique qui associe atrophie cérébrale, calcification des noyaux de la base, lymphocytose chronique du LCR, sans contexte infectieux prénatal. Associé à retard de développement/ agenèse du corps calleux, lacunes choriorétiniennes, spasmes infantiles puis épilepsie avant l’âge de 1 an, et autres handicaps physiques. Hérédité autosomique récessive, voire lié à l'X dominant. Locus en 3p21 (AGS1) et 13q14-21(AGS2). Présence d’hétérotopies, polymicrogyrie / pachygyrie, kystes, microphthalmie, anomalies osseuses vertébrales spinales (en ailes de papillon, hémivertèbres) ou des côtes
Echographie anténatale : Microphtalmie, kystes/papillomes des plexus choroïdes, malformation de Dandy Walker et dysgenèse du corps calleux (agenèse dans 72% partielle dans 28%), parfois fente palatine/ bec de lièvre
Diagnostic différentiel : dysgenèse du corps calleux
Pronostic : mauvais, décès dans les premières années, sinon retard mental profond. http://www.pedbase.org/a/aicardi-syndrome/
 
Syndrome de MIDAS (MIM 309801) avec microphthalmie, hypoplasie ou aplasie du derme, surtout de tête et cou, sclérocornée, également lié à l’X. Syndrome de chevauchement avec Aicardi et FDH.
 
Le syndrome d’Aicardi-Goutieres (AGS) est une encéphalopathie héréditaire autosomique récessive avec handicap physique et mental sévère, surtout si survenue précoce. La forme précoce (20% des cas) touche des bébés avec anomalies neurologiques à la naissance + viscéromégalie (hépatosplénomégalie). Dans la forme tardive après un développement normal de quelques mois, diminution de la croissance céphalique, faiblesse ou raideur musculaire, retard mental et de développement avec irritabilité, pleurs, fièvre intermittente, épilepsie, sursautements aux bruits. A la PL : lymphocytose
Mutations de 4 gènes : Aicardi-Goutieres syndrome-1 (AGS1) et AGS5 (gène TREX1), AGS2 et gène RNASEH2B, AGS3 et gène RNASEH2C, AGS4 et gène RNASEH2A
 
- les crâniosténoses : soudure prématurée d’une suture chez l’enfant
Modifications morphologiques : Chez l’enfant, le développement de la boîte crânienne est conditionné par celui de l’encéphale. Un défaut de croissance du cerveau (en rapport avec une souffrance néonatale sévère par exemple) entraîne une microcéphalie. Une hydrocéphalie chronique entraîne une macrocéphalie. Lorsque les sutures sont encore perméables, une hyperpression intracrânienne aiguë ou subaiguë entraîne une disjonction suturaire. 
Les modifications de forme du crâne sont en rapport avec la soudure prématurée d’une ou plusieurs sutures de la voûte. Ces crâniosténoses sont responsables de déformations qui dépendent de la ou des sutures concernées, d’une fusion, d’un rétrécissement et/ou d’une condensation des sutures là où elles sont soudées prématurément, bien souvent il existe en outre sur la voûte une crête visible et palpable en regard de ces soudures, et des modifications associées de la base du crâne et de la face. La scaphocéphalie est un allongement antéro-postérieur associé à une diminution du diamètre transversal de la voûte liés à la soudure prématurée de la suture sagittale. La trigonocéphalie est la déformation en pointe de la région frontale médiane avec hypotélorisme. Elle est liée à la soudure prématurée de la suture métopique. La brachycéphalie est un raccourcissement antéro-postérieur du crâne avec bombement de la région frontale. Elle est liée à la soudure prématurée des deux sutures coronales. L’oxycéphalie associe raccourcissement antéro-postérieur du crâne, front fuyant, augmentation de hauteur (en tour, en pain de sucre). Laplagiocéphalie correspond à l’aplatissement asymétrique de la voûte. Elle est liée soit à une crâniosténose (soudure prématurée d’une suture lambdoïde ou coronale, avec déviation de l’axe du rocher homolatéral) ou simplement et plus souvent d’origine posturale (l’enfant dormant toujours du même côté). Une soufflure régionale de la voûte peut être en rapport avec une lésion intracrânienne bénigne (kystes arachnoïdiens).
La platybasie est une ouverture de l’angle basal formé par le planum et le plan du clivus. Cet angle est normalement de 130 à 140° chez le nouveau-né, 125° vers 5 à 6 ans, 115° chez l’adolescent et l’adulte. La platybasie (base aplatie) est observée dans la maladie de Paget évoluée et dans certaines maladies osseuses constitutionnelles
L’impression basilaire est une ascension du sommet de l’odontoïde au-dessus de la ligne joignant le bord postérieur du palais osseux au point le plus déclive de l’occipital (ligne de Chamberlain) sur un cliché de profil ; de face, ascension du sommet de l’odontoïde au-dessus de la ligne bimastoïdienne passant par la partie inférieure des mastoïdes. Elle peut être liée à une malformation de la charnière cervico-occipitale ; elle peut compliquer la polyarthrite rhumatoïde et de la maladie de Paget.

(1) Rosai J. Ackerman’s surgical pathology. 8th ed. St Louis : Mosby, 1996.
 http://library.med.utah.eduPath/CNSHTML/CNSIDX.html


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