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Carcinome adénoïde kystique (cylindrome)


Carcinome adénoïde kystique (cylindrome). (3 ;5 ;46)
Rares tumeurs de l’oesophage, intra murales, avec aspect morphologique des cylindrome des glandes salivaires (voir glandes salivaires). Prédominance chez l’homme (3/1), surtout dans la sixième décennie.
Clinique  : dysphagie, découvert le plus souvent à un stade évolué.
Pronostic : mauvais < 2 ans car métastases disséminées.
Macroscopie  : masse végétante de grande taille prédominant dans le tiers moyen et inférieur qui s’ulcère.
Histologie : : mélange en proportion variable d’architecture cribriforme, tubulaire, solide. La composante solide est la moins fréquente et même quand elle prédomine, on trouve toujours focalement du carcinome cribriforme ou tubuleux.
- cribriforme : nombreuses lumières rondes à l’emporte pièce qui ne correspondent pas à de vraies lumières, mais à des invaginations du stroma qui est soit basophile, soit éosinophile hyalinisé (respectivement glycosaminoglycanes et membrane basale) au sein d’une prolifération de cellules myoépithéliales à cytoplasme amphophile ou clair mal limité. Noyaux monomorphes homogènes basophiles, ronds ovales, parfois noyaux anguleux ou triangulaires (ce qui est typique du cylindrome).
Rares foyers de cellules canalaires autour de minuscules lumières, à cytoplasme éosinophile, à noyaux uniformes, avec possibilité de petits nucléoles.
- Tubulaire : même composition cellulaire, en petit nids isolés, entourant des pseudo kystes dont la continuité avec le stroma est plus évidente. Les cellules glandulaires sont nettement plus nombreuses. Le stroma hyalinisé peut être si marqué que des cellules tumorales s’agencent en forme de travées.
- Solide : amas de taille variable, arrondis ou lobulaires, avec peu ou pas d’espaces pseudo kystiques. Les cellules sont un peu plus grandes, moins angulaires, à noyaux plus grands. Présence de quelques foyers de différenciation canalaire. Cette forme se caractérise par une activité mitotique plus marquée et un polymorphisme plus important. Possibilité de nécrose cellulaire isolée ou sous forme de comédonécrose (ce qui ne se voit pas dans les autres formes) . L’invasion nerveuse fréquente est caractéristique de ces tumeur ce qui amène à des faux diagnostics de carcinome adénoïde kystique du fait de perméations périnerveuses (se voit fréquemment dans les P.L.G.A.). Image
Immunohistochimie : composante canalaire ACE +, EMA +, actine -, vimentine -, la composante cellulaire est S100 +/-, GFAP +/-, CK +, vimentine +, actine lisse +, myosine +.
Diagnostic différentiel : carcinome basaloïde squameux Histopathology. 1991 Jul ;19(1):35-46 .

(3) Takubo K.Takubo K, ed. Pathology of the esophagus. Tokyo ; : Educa ; 2002.

(5) Lewin KJ, Appelman HD.Rosai J, Sobin LH, eds. Tumors of the esophagus and stomach. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology ; 1996.

(46) Abe K, Sasano H, Itakura Y, Nishihira T, Mori S, Nagura H. Basaloid-squamous carcinoma of the esophagus. A clinicopathologic, DNA ploidy, and immunohistochemical study of seven cases. Am J Surg Pathol 1996 ; 20(4):453-61.
P.-S.


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