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Kyste thyroïdien


Kyste thyroïdien (17 ;18) : Représente le plus souvent des remaniements dégénératifs et hémorragiques anciens dans des nodules ou adénomes. Plus rarement kystes bordés par un revêtement épithélial, à distinguer de carcinomes, en particulier papillaires qui peuvent être kystisés.
Cytologie (20) : les kystes anciens sont dépourvus de cellules glandulaires avec un nombre variable d’histiocytes +/- sidérophages (cytoplasme abondant granulaire ou spumeux, noyau rond, excentré, chromatine claire, cellules géantes multinucléées et/ou cristaux de cholestérol.
Les cellules glandulaires des kystes récents peuvent présenter d’importantes atypies réactionnelles, imitant un carcinome avec des noyaux de volume augmenté et un nucléole net, le diagnostic différentiel est d’autant plus ardu que les tumeurs malignes peuvent présenter des remaniements secondaires kystiques.
Imagerie de kyste lymphoépithélial  :Archives 2003 ;127:e205, Archives 2003 ;127:251, Hum Path 1994 ;25:1238 : Rare, bénin, <30 cas décrits jusqu’en 2006, prédominance féminine (2/1), ressemble à des kystes branchiaux, associé à thyroïdite chronique lymphocytaire. lymphocytaire. Il, serait lié aux nids solides = restes du corps ultimobranchial par métaplasie squameuse et dégénérescence kystique (Pathol Res Pract 1997 ;193:777), la théorie d’une origine à partir de restes branchiaux est liée à la présence de tissu thymique ou parathyroïdien (Arch Pathol Lab Med 2003 ;127:e205), associé à une thyroïdite auto-immune (Hum Pathol 1994 ;25:1238)
Macroscopie : kystes jaunes à contenu huileux sale
image1, encapsulé kystique
Histologie : épithélium stratifié squameux ou respiratoire, tissu lymphoïde abondant avec follicules dans les paroisprésence fréquente de nids solides et squameux et d’hyperplasie des cellules C (Am J Surg Pathol 1989 ;13:1072, Am J Surg Pathol 1990 ;14:1165), les lumières peuvent contenir de la kératine et mucine ainsi que des débris et cristaux de cholestérol, absence de parenchyme thyroïdien dans le kyste, sauf dans sa paroi, association fréquente à un Hashimoto (Am J Surg Pathol 1989 ;13:45) Images : #1, #2, #3, #4, Cytologieimage virtuelle

http://pathologyoutlines.com/topic/thyroidlymphoepithelialcyst.html

Kyste du tractus thyréoglosse (1) :
70-90% des kystes congénitaux du cou se présentant comme une lésion infectée chez les enfants (Int J Pediatr Otorhinolaryngol 2007 ;71:1731), sous forme d’un sinus connecté au foramen cÊcum ou à la peau au niveau du manubrium sternal ou sous forme d’une petite structure tubulaire aveugle qui se kystise. Localisé habituellement dans la partie médiane du cou, près de l’os hyoïde, les localisations à la base de langue ou à la partie moyenne/basse du cou sont plus rares. L’absence d’involution complète de ce tractus peut se traduire par la persistance de structures canalaires (parfois associées à des glandes séro­muqueuses ou à du tissus thyroïdien) dont la dilatation aboutira à la formation de kystes localisés sur le trajet normal du tractus. Possibilité de fistule secondaire à une infection, parfois familial,OMIM. Cancérisation possible (Hum Path 1975 ;6:717). Après RTE pour une autre raison peut se kystiser (AJNR Am J Neuroradiol 2009 Jan 8)
Le diagnostic clinique est facile devant un kyste médian ou paramédian du cou qui se mobilise vers le haut à la protraction de la langue et à la déglutition. Les examens préopératoires se limitent le plus souvent à une échographie pour vérifier l’existence de lobes thyroïdiens en place et/ou à une étude de la fonction thyroïdienne. Les thyroïdes ectopiques associées aux kystes du tractus thyréoglosse sont habituellement hypofonctionnelles. La cytoponction est rarement nécessaire. Elle peut montrer quelques cellules malpighiennes et/ou respiratoires associées à des macrophages et quelques lym­phocytes
Schéma : #2
Imagerie  :
Macroscopie : sinus ou kyste de 1-4 cm. Image : #0
Histologie : kyste de taille centimétrique, bordé par un revêtement cubocylindrique pseudo-stratifié cilié, avec territoires +/- étendus de métaplasie malpighienne. Présence fréquente dans le stroma adjacent de glandes muqueuses ou de vésicules thyroïdiennes, ce tissu thyroïdien est soit normal, soit hyperplasique. Remaniements inflammatoires secondaires fréquents pouvant s’accompagner d’une desquamation du revêtement épithélial avec infiltrat inflammatoire du stroma sous jacent, tissu de granulation et fibrose. La plupart des cas se déclarent durant l’enfance, parfois plus tardivement. Il est à noter que le tissu thyroïdien présent peut subir des transformations malignes presque toujours sous forme d’un carcinome papillaire.
Image : #0, #2, #3, #4, ; #1 ; épithélium respiratoire #1 ; #2 ; #3, pseudopapilles ; carcinome papillaire ; carcinome squameux, K papillaire en cytologie, image1, lame virtuelle
Le traitement est chirurgical et doit emporter la totalité des reliquats du tractus et la portion médiane de l’os hyoïde

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(1) Lloyd RV, Douglas BR, Young WF. Endocrine diseases. first series ed. American registry of pathology and Armed forces institute of pathology, 2002.
(17) Rosai J. Thyroid gland. In : Rosai J, editor. Ackerman’s surgical pathology. St Louis : Mosby, 1995 : 493-567.

(18) Rosai J, Carcangiu ML, DeLellis RA. Tumors of the thyroid gland. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1992.

(20) Kini SR. Thyroid. 2nd ed. New York : Igaku-Shoin, 1996.



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