» SURRENALE Kyste

Kyste


Kyste (3-5 ;49 ;50) : rares, incidence autopsique de 0,06% et environ 600 cas décrits, se voient à tout âge avec 2 pics de fréquence < 1 mois et entre 50 et 60 ans, prédominance féminine (2 à 4/1)., atteinte bilatérale dans 5 à 8% des cas, fréquemment asymptomatique, sinon symptômes non spécifiques (douleurs abdominales, dorsales ou lombaires, masse abdominale et hypertension artérielle). Rarement fièvre, leucocytose, parfois anémie par hémorragie chronique dans le kyste.
Une HTA peut être associée parfois corrigée par l’exérèse du kyste.
Imagerie  : A l’échographie, le kyste est anéchogène. En TDM : masse arrondie bien limitée à bords fins, de densité hydrique. En cas de lésion atypique (parois épaisses, irrégulières, densité élevée, calcifications pariétales) une ponction, voire un contrôle chirurgical s’impose. L’IRM n’est d’aucune indication pour les lésions de petite taille. Lorsqu’elle est pratiquée, elle confirme la nature kystique de la lésion.

Macroscopie  : taille, variable, peut atteindre jusqu’à 30 cm (moyenne de 9,5 cm). Les pseudo kystes ont un contenu brun foncé, une paroi fibreuse épaisse, revêtement irrégulier, foyers de calcifications, souvent tissu jaune adrénocortical résiduel dans la paroi. Images macroscopiques : #0, #1 :
Diagnostic différentiel  : néoplasme ou métastase kystisée.
Traitement pronostic  : exérèse chirurgicale, pronostic excellent
Des examens biologiques, sanguins et urinaires, à la recherche d’une sécrétion tumorale sont indispensables ainsi qu’une sérologie hydatique et un bilan radiologique (scanner, IRM) qui aident à différencier les lésion tumorales sécrétantes et non sécrétantes.
La classification des KS, habituellement employée aujourd’hui, est celle établie par Foster en 1966. Elle distingue 4 sous-types (Pathol Oncol Res 2005 ;11:242) ::
-  parasitaire  : 2 à 7% le plus souvent dû à un échinocoque, (hydaditose disséminée, exceptionnellement primitif de la surrénale), pathologie asymptomatique Hum Path 2000 ;31:75, World J Surg 2004 ;28:97.
Souvent échinococcose, 80% sont des pseudokystes, 17.5% des kystes endothéliaux, 2.5% des kystes épithéliaux
Cas décrit de leishmaniose viscérale (Archives 2000 ;124:1553)
Histologie  : la paroi contient des PNE et des restes de parasites.
Images radiologiques->https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3284872/figure/F2/]  : #0, #1, #2, #3
Images histologiques , #0, #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7
http://www.pathologyoutlines.com/topic/adrenalcystsparasitic.html
-  épithélial 6 à 9%, secondaires à l’organisation d’un hématome ou encore à des remaniements hémorragiques et nécrotiques d’une tumeur primitive ou secondaire. Certains pseudokystes seraient manifestement d’origine vasculaire ; kyste bronchogénique
- endothélial24 à 45 % lymphangiomateux, 8% bilatéraux, 2/3 féminin
Macroscopie  : jusqu’à 50 cm, multiloculé à contenu séreux
Images : kyste de 36 cm #1 ; #3, Images macroscopiques
Histologie : : revêtement endothélial, parfois tissu adrénocortical résiduel pariétal
Images histologiques  : paroi hyalinisée #1 ; #2 ; fibres élastiques dans la paroi ; revêtement endothélial aplati ; caillot organisé ; tissu adrénocortical piégé ; vaisseaux dans la paroi, #3, #4, #5, #7, #8,
-  pseudokystes 39 à 56%, de densité aqueuse à l’imagerie avec des calcifications d’assez grande taille de deux à 10 cm (moyenne de 6 cm). En macroscopie : lésion uniloculaire avec une paroi de un à 5 mm d’épaisseur a contenu liquide jaune brun, un revêtement lisse ou irrégulier avec parfois des nodules ou plaques. Le plus souvent absence de revêtement en histologie, parfois cependant le revêtement est endothéliforme. Ils seraient secondaires à l’organisation d’un hématome ou encore à des remaniements hémorragiques et nécrotiques d’une tumeur primitive ou secondaire. Certains pseudokystes seraient manifestement d’origine vasculaire. Le diagnostic est confirmé par l’immunomarquage des cellules bordant la paroi interne du kyste (positivité de CD 34, CD 31, ERG). . L’histogénèse reste encore mal connue. Elle ferait appel à l’inclusion de mésothélium au cours de l’embryogenèse. Ce mécanisme parait acceptable du fait de la proximité embryologique entre l’ébauche surrénalienne et l’épithélium coelomique. C’est d’ailleurs de cette même façon qu’est expliquée la localisation surrénalienne des tumeurs adénomatoïdes.
Forme hémorragique : imagesmacroscopiques  : #0, images histologiques : #0, #1, #2, #3, #4,

Les 12 % restant correspondent à des lésions kystiques bénignes sans autre précision anatomopathologiques. La conduite à tenir devant un KS reste discutée. L’attitude la plus courante, encore débattue mais recommandée par certains auteurs, est certainement la résection chirurgicale de façon à lever le doute sur une lésion maligne. Il faut, après avoir éliminé l’hypothèse d’une tumeur surrénalienne kystisée sécrétante et/ou maligne (clinique, biologie, radiologie), réaliser une ponction-aspiration du kyste avec étude cytologique du liquide recueilli. Le rendement de la cytologie semblerait bon. De plus, il s’agirait d’un geste peu dangereux et donc renouvelable en cas de reconstitution du kyste.
Images histologiques : #0
http://www.pathologyoutlines.com/topic/adrenalcysts.html

(3) Lack EE. Tumors of the adrenal gland and extraadrenal paraganglia. third ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1997.

(4) Lloyd RV, Douglas BR, Young WF. Endocrine diseases. first series ed. American registry of pathology and Armed forces institute of pathology, 2002.

(5) DeLellis RA, Feran-Doza M. diseases of the adrenal glands. In : Murphy WM, editor. Urological pathology. Philadelphia : Saunders, 1997 : 539-584.

(49) Colombat M, Leclercq F, Petit J, Chatelain D, Thelu F, Cordonnier C et al. [Mesothelial cyst of the adrenal gland]. Ann Pathol 2000 ; 20(3):235-237.

(50) Gaffey MJ, Mills SE, Fechner RE, Bertholf MF, Allen MS, Jr. Vascular adrenal cysts. A clinicopathologic and immunohistochemical study of endothelial and hemorrhagic (pseudocystic) variants. Am J Surg Pathol 1989 ; 13(9):740-747.

http://www.med.univ-rennes1.fr/cerf/edicerf/UG/UG19.html



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.