» SURRENALE METASTASE

METASTASE


Métastases surrénaliennes (3 ;5 ;16) :
Rapportée à son poids, la surrénale est l'organe le plus fréquemment métastasé, il s'agit de la 4ème localisation en fréquence après le poumon, foie, os. Les tumeurs primitives les plus fréquentes sont le sein, mélanome, poumon, rein, estomac, pancréas, ovaire et le côlon. Dans la moitié des cas les métastases sont bilatérales
Une explication pourrait être la riche vascularisation de cet organe. De rares cas ont été décrits de métastases dans des tumeurs surrénaliennes (phéochromocytome ou adénome corticosurrénalien).
 
Utilité du scanner ou de l'IRM pour le diagnostic précoce, la cytoponction sous scanner peut faire le diagnostic différentiel entre une tumeur primitive et des métastases. De rares cas peuvent se présenter comme un primitif surrénalien avec des métastases, y compris avec extension rétrograde dans la veine cave < ou extension au rein.
S'il existe une destruction de plus de 80 à 90 % de la surrénale, maladie d'Addison, l'incidence de cette pathologie est difficile à évaluer, car les symptômes peu spécifiques de faiblesse et de troubles électrolytiques et (en dehors de la teinte bronzée grisâtre), se distinguent peu de la cachexie et troubles électrolytiques qui accompagnent les cancers en phase évoluée, la plupart des patients n'ont pas de bilan endocrinologique. Selon des études récentes, l'incidence serait de 20 à 30 % si l'atteinte est bilatérale. La grande majorité des cas est asymptomatique.
En imagerie : tumeur ronde ou ovale lobulée avec la densité des tissus mous. Au scanner : masses focales qui déforment la glande, celles de grande taille sont remaniées par de la nécrose et hémorragie, absence de wash-out. Une lésion hypodense avec une couronne épaisse plus dense et fortement rehaussée par le produit de contraste est évocatrice du diagnostic. Cependant, les petites métastases peuvent être homogènes, simulant un adénome.
En RMN : hypo-intense en T1, relativement hyper-intense en T2 (sauf mélanome), pas de wash-out
Echographie : masses rondes ou ovoïdes à contours polylobés ou réguliers. Des calcifications sont possibles. Leur échostructure est très variable, le plus souvent hétérogène souvent hypo-échogènes. Image
Macroscopie : lésion gris blanc plus ou moins nécrosée, hémorragique, isolée ou multiple (et non jaune orangée comme dans les tumeurs primitives)
Images : métastases
Histologie : le diagnostic différentiel est parfois difficile en particulier si le carcinome était indifférencié ou s'il s'agit d'un hépatocarcinome, d'un carcinome à cellules claires du rein ou d'un carcinome endocrine du pancréas.
L'immunohistochimie permet le diagnostic différentiel, le plus souvent les carcinomes corticosurrénaliens sont vimentine positif, l'EMA et la CK étant le plus souvent négatives. Image
 
 
(3) Lack EE. Tumors of the adrenal gland and extraadrenal paraganglia. third ed. Washington : Armed forces institute of pathology, 1997.

(4) Lloyd RV, Douglas BR, Young WF. Endocrine diseases. first series ed. American registry of pathology and Armed forces institute of pathology, 2002.

(5) DeLellis RA, Feran-Doza M. diseases of the adrenal glands. In : Murphy WM, editor. Urological pathology. Philadelphia : Saunders, 1997 : 539-584.
(16) DeLellis RA, Lloyd RV, Heitz PU, Eng C. Pathology and genetics of Tumours of endocrine organs. Lyon : IARC Press, 2004.

http://library.med.utah.eduPath/ENDOHTML/ENDO111.html


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.