» HYPOPHYSE Kystes

Kystes



Kystes hypophysaires (1) : ils peuvent être de situation intra ou supra-sellaire, les kystes, pour la plupart, sont asymptomiques et découverts de façon accidentelle pour d’autres raisons, seule, une minorité devient suffisamment volumineuse pour être responsable de symptômes, de rares cas sont associés à un hypopituitarisme et à une hyperprolactinémie du fait d’une compression de la tige hypophysaire. cas clinique Macroscopie
Clinique : les kystes, pour la plupart, sont asymptomatiques, à partir d’une certaine taille aux environs de 1 cm, la pathologie se traduit par des signes cliniques en particulier des troubles visuels ou des modifications de la fonction hypophysaire ou hypothalamique (diabète insipide, hypopituitarisme et hydrocéphalie), l’aspect radiologique est variable. De rares cas sont associés à une méningite septique.
Sont décrits des kystes dermoïdes ou épidermoïdes sous forme de lésions de croissance lente, uniloculaires avec possibilité de remaniements secondaires (cholestéatome) (4)
Kystes épidermoïdes : ce sont de petites lésions de croissance lente bordées par un revêtement malpighien aplati, certaines, pour la plupart, se voient en intra-crânien au niveau de l’angle cérebellopontin. Certaines peuvent cependant survenir au niveau de l’hypophyse. IRM : masse lobulée, irrégulière, de signal proche de celui du LCR, souvent un peu plus en hypersignal T1 et T2. Un hypersignal en densité de protons permet de le différencier d’un kyste arachnoïdien


Kystes dermoïdes : il s’agit d’une forme de tératome kystique bénin avec un revêtement malpighien comportant des annexes cutanées. Les kystes dermoïdes peuvent se rompre dans les espaces sous-arachnoïdiens et entraîner une méningite chimique.


Composante graisseuse évidente en T1 avec hypersignal élevé, associé souvent, à haut champ, à un artefact de déplacement chimique. Les calcifications sont fréquentes, mieux identifiées en IRM qu’au scanner.


Diagnostic différentiel : posthypophyse ectopique mais le contexte clinique est différent.


Kystes arachnoïdiens : Environ 10 % des kystes arachnoïdiens siègent dans la citerne optochiasmatique.


Masses kystiques de signal identique à celui du LCR sur toutes les séquences avec effet de masse sur le IIIème ventricule. Les séquences de flux montrent la stagnation du liquide à l’intérieur du kyste. La plupart des kystes arachnoïdiens symptomatiques sont découverts chez l’enfant à l’occasion d’une hydrocéphalie. Plus tardivement, sans hydrocéphalie, les symptômes révélateurs peuvent être des crises d’épilepsie, un hypopituitarisme ou des signes liés à la compression de structures nerveuses adjacentes.

(1) Lloyd RV, Douglas BR, Young WF. Endocrine diseases. first series ed. American registry of pathology and Armed forces institute of pathology, 2002.


(4) Kovacs K, Horvath E. Tumors of the pituitary gland. second series ed. Washington : Amed forces institute of pathology, 1986.


 



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.