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TRAUMATISME SCROTAL


Traumatisme scrotal (170) : Après la phase aigüe du traumatisme scrotal, les patients peuvent consulter en raison d’une augmentation rapide de volume de la zone traumatisée. Il importe alors de faire le diagnostic différentiel entre un simple hématome scrotal et une rare fracture testiculaire. La fracture testiculaire correspond à une rupture de l’albuginée enveloppant le testicule. Or, l’albuginée est un rempart solide et efficace qui permet le tamponnement des hématomes testiculaires. Lorsqu’elle est rompue, le sang peut s’écouler librement hors du testicule. Il faut alors intervenir en semi-urgence et envisager l’orchidectomie si la rupture de l’albuginée est trop importante.
A l’interrogatoire, le traumatisme causal a le plus souvent été très violent.
Imagerie, radio : http://www.gfmer.ch/selected_images_v2/detail_list.php?cat1=19&cat2=110&cat3=903&cat4=1&stype=n, http://www.gfmer.ch/selected_images_v2/detail_list.php?cat1=15&cat2=123&cat3=281&cat4=1&stype=n
Clinique : la douleur est en général présente, violente, parfois accompagnée de vomissements, mais c’est surtout l’augmentation de volume du scrotum qui motive la consultation. Ce dernier est tendu dans son ensemble, oedémateux et violacé. Il est rare que le patient consulte suffisamment rapidement pour que le testicule soit palpable.
A la phase aigüe, l’échographie scrotale peut faire le diagnostic de fracture testiculaire. Les brèches de l’albuginée ne sont cependant pas toujours aisées à diagnostiquer.
C’est l’évolution de l’hématome scrotal qui dicte la conduite à tenir. Le patient est hospitalisé, mis au repos au lit strict. De la glace et un suspensoir ou un pansement suspenseur sont mis localement, des antalgiques, anti-inflammatoires, ainsi qu’antibiotiques sont nécessaires. Une augmentation significative du volume scrotal dans les heures qui suivront le traumatisme fera alors indiquer une intervention à visée exploratrice avec tentative de conservation testiculaire, surtout chez le patient jeune. Le patient sera prévenu du risque d’orchidectomie.
(170) Mure PY, Ruffion A, Mouriquand P. Genitoscrotal pathology among the child and man. Rev Prat 2004 ; 54(11):1249-1257.


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