» ESTOMAC POLYPE ET POLYPOSE DE PEUTZ-JEGHERS

POLYPE ET POLYPOSE DE PEUTZ-JEGHERS


Polypes hamartomateux (46) :
Polypes gastriques syndromiques Am J Surg Pathol. 2010 Nov ;34(11):1656-62. Etude de 26 cas de polypose juvénile et 17 avec Peutz-Jeghers comparés à des polypes hyperplasiques de patients non syndromiques
L’identification des polypes gastriques lors de polypose juvénile ou Peutz-Jeghers est difficile sans le contexte syndromique.

- ceux de Peutz-Jeghers sont les moins rares, ils peuvent être isolés et sont souvent volumineux, parfois révélés par un syndrome obstructif secondaire à l’enclavement du polype. En pratique, ils sont plus souvent associés à une polypose de Peutz-Jeghers syndromique. Celle-ci est secondaire à une mutation inactivatrice du gène LKB-1 (code pour une thréonine kinase) et associe une polypose gastro-intestinale (colon, grêle, estomac), dont les manifestations cliniques sont essentiellement, entériques avec obstruction), à des tâches pigmentées cutanéo-muqueuses. La polypose de Peutz-Jeghers est associée à un risque accru de survenue d’un cancer, digestif ou extra-digestif ( voir Peutz-jeghers dans corps). Elle est associée à des altérations moléculaires dans les gènes codant pour la beta-caténine et/ou p53.
C’est un polype hamartomateux avec élongation et kystisation du revêtement fovéolaire. Réduction du chorion, atrophie du composant glandulaire profond, et musculaire muqueuse qui envoie des projections arborisées. Ces polypes sont en nombre très variable, sessiles. Multiples replis arborisés du revêtement fovéolaire, la composante musculaire muqueuse est très peu marquée contrairement aux formes du grêle et du colon. Endoscopie

(19) Lewin KJ, Appelman HD.Rosai J, Sobin LH, eds. Tumors of the esophagus and stomach. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology ; 1996.
(46) Scoazec JY. Gastric polyps : pathology and genetics. Ann Pathol 26[3], 173-199. 2006.
Généralités
Pour l’endoscopiste (46), un polype gastrique est une lésion muqueuse, en saillie par rapport à la paroi environnante. Les polypes glandulo-kystiques sont petits, < 5 mm, les autres sont plus volumineux (moyenne de 10 mm). La plupart des polypes gastriques sont localisés dans l’antre (60 %) et le corps de l’estomac (30 %) ; rares dans le cardia et grosse tubérosité. Ils sont uniques ou multiples (polypes glandulo-kystiques), parfois dans le cadre d’une polypose.
Diagnostic différentiel : tumeurs mésenchymateuses sous-muqueuses et ectopies pancréatiques. Une écho-endoscopie permet de situer la lésion dans les couches de la paroi gastrique et de préciser ses rapports avec la muqueuse. Dans une gastrite atrophique, des lésions polypoïdes correspondent à des ïlots résiduels de muqueuse gastrique normale ou non atrophique.
La classification OMS de 1990, distingue les formes pseudo-tumorales (60 à 80 % des cas) (formes hyperplasiques (30 à 35 %) et glandulo-kystiques (2/3 des cas), plus rarement les formes hamartomateuses (Peutz-Jeghers, juvéniles, syndrome de Cowden et de Cronkhite-Canada) et lésions inflammatoires (polypes fibroïdes)) et les néoplasiques (20 % des cas) (adénomes, tubuleux ou villeux).
Pathologie rare avec une incidence entre 1°/oo et 1 % des gastroscopies.
Clinique : la plupart sont asymptomatiques.
Le risque de transformation carcinomateuse est quasinul pour les polypes glandulo-kystiques, de 2-3 % pour les polypes hyperplasiques, 5 % pour les adénomes tubuleux et jusqu’à 40 % pour les adénomes villeux.


Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.