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Polypose et polype juvénile


- Polypes juvéniles (46) : se voient surtout dans le colon, le plus souvent sous forme isolée, rarement sous forme de polypose juvénile.
Dans l’estomac, ce sont des polypes ronds, souvent volumineux, pédiculés ou à base large, avec ulcération superficielle extensive. Ceux gastriques sont rarement isolés, le plus souvent dans le cadre de polypose juvénile, qui peut toucher l’estomac seul ou, plus souvent, l’estomac et le côlon, parfois sur maladie de Rendu-Osler.
Histologie:inflammation marquée du chorion fibreux et vasculaire, glandes déformées, arborisées, kystiques, bordées par un revêtement normal ou hyperplasique (antrales ou fundiques). J Clin Pathol. 1997 Sep ;50(9):771-4.
Dans les polyposes juvéniles syndromiques anomalies génétiques de SMAD4 et BRMP1A (voie de signalisation TGF-bêta).
Les polypes juvéniles isolés n’ont pas de potentiel malin. Lors de polypose juvénile, présence de foyers de dysplasie ou d’adénocarcinome dans 30 % des lésions gastriques, risque majeur de survenue d’adénocarcinome colique.
(19) Lewin KJ, Appelman HD.Rosai J, Sobin LH, eds. Tumors of the esophagus and stomach. Third series ed. Washington : Armed forces institute of pathology ; 1996.
(46) Scoazec JY. Gastric polyps : pathology and genetics. Ann Pathol 26[3], 173-199. 2006.
Généralités
Pour l’endoscopiste (46), un polype gastrique est une lésion muqueuse, en saillie par rapport à la paroi environnante. Les polypes glandulo-kystiques sont petits, < 5 mm, les autres sont plus volumineux (moyenne de 10 mm). La plupart des polypes gastriques sont localisés dans l’antre (60 %) et le corps de l’estomac (30 %) ; rares dans le cardia et grosse tubérosité. Ils sont uniques ou multiples (polypes glandulo-kystiques), parfois dans le cadre d’une polypose.
Diagnostic différentiel : tumeurs mésenchymateuses sous-muqueuses et ectopies pancréatiques. Une écho-endoscopie permet de situer la lésion dans les couches de la paroi gastrique et de préciser ses rapports avec la muqueuse. Dans une gastrite atrophique, des lésions polypoïdes correspondent à des ïlots résiduels de muqueuse gastrique normale ou non atrophique.
La classification OMS de 1990, distingue les formes pseudo-tumorales (60 à 80 % des cas) (formes hyperplasiques (30 à 35 %) et glandulo-kystiques (2/3 des cas), plus rarement les formes hamartomateuses (Peutz-Jeghers, juvéniles, syndrome de Cowden et de Cronkhite-Canada) et lésions inflammatoires (polypes fibroïdes)) et les néoplasiques (20 % des cas) (adénomes, tubuleux ou villeux).
Pathologie rare avec une incidence entre 1°/oo et 1 % des gastroscopies.
Clinique : la plupart sont asymptomatiques.
Le risque de transformation carcinomateuse est quasinul pour les polypes glandulo-kystiques, de 2-3 % pour les polypes hyperplasiques, 5 % pour les adénomes tubuleux et jusqu’à 40 % pour les adénomes villeux.


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